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AtoZ – Quelques choix simples

23/02/2010

Je précise tout de suite mon intention : nous venons de mettre en place un AtoZ d’Ebsco (outil de signalement des revues en ligne), et avons effectué les paramétrages de base pour l’adapter à nos besoins et à notre charte graphique.

Nulle intention de ma part de placer cet exemple comme un modèle : je me contente d’expliquer quelles sont les questions auxquelles nous avons pensé, et comment nous y avons répondu. Vous êtes libre de mentionner en commentaire des aspects auxquels nous n’avons pas pensé, ou de critiquer ces choix.

Voir l’interface


Ordre des onglets

Le paramétrage par défaut d’Ebsco propose la liste des bouquets (onglet « Index ») comme premier onglet dans l’interface.

Comme il semble évident que ce qui tient le plus à cœur aux chercheurs, c’est le feuilletage dans les revues, la possibilité de cliquer successivement sur les lettres de l’alphabet pour accéder à leur revue, c’est donc l’onglet Titres qui a été mis le plus à gauche (comme page d’entrée sur le site)

Intitulé de l’onglet « Bouquets« 

Ah ! les plaisirs du décorticage terminologique ! Par défaut, Ebsco propose d’intituler cet onglet « Index ». Sans doute est-ce très bien. Peut-être même est-ce mieux.

De toute façon je doute qu’on trouve jamais la terminologie satisfaisante permettant au chercheur de comprendre que ce qu’il trouvera là, c’est la liste des produits que nous achetons. Il ne le comprendra jamais parce que c’est une donnée qui pour lui n’est absolument pas visible.

Ce qu’il connaît, c’est :

  1. la revue (son titre)
  2. éventuellement le nom de la plate-forme qui l’héberge (ScienceDirect, etc.)

Les deux (URL de la revue, URL de la plate-forme) pourraient être qualifiés de « sites ». Mais de toute façon le fait que ScienceDirect ou IOP apparaisse plusieurs fois dans cette liste ne peut pas être compréhensible.

Donc nous avons arrêté de chercher. De toute façon, on peut imaginer que cet onglet servira dans deux situations :

  • quand l’internaute veut savoir si nous avons, par exemple, les IEEE.
  • pour montrer aux collègues bibliothécaires ce que nous avons comme ressources électroniques :-)

Aide en ligne

L’AtoZ est censé être d’utilisation simple (il y a toujours ceux qui croiront pouvoir chercher du plein texte, mais je n’y peux pas grand chose). L’aide est donc limitée à un objectif : résoudre brièvement les quelques impasses dans lesquelles l’internaute peut s’aventurer.

Ebsco fournit un onglet d’aide. Mais :

  1. Cela ne permet pas de voir l’interface en même temps que l’on consulte l’aide qui l’explique.
  2. Ce n’est pas vraiment dans les usages de fournir sur un site une aide qui est placée sur le même plan que les autres rubriques.

Nous avons donc mis entre le bandeau et les onglets un lien qui ouvre une pop-up.

(et nous avons un problème d’affichage à cause du message encadré : le lien est hors de l’écran pour ceux ayant une trop petite résolution…)

Bandeau

Notre informaticien a magistralement résolu le problème de l’interface d’Ebsco qui ne permet pas d’avoir un bandeau cliquable. En outre, nous voulions plusieurs liens :

  • Deux logos cliquables vers l’université et le SCD
  • Un logo remettant sur la page d’accueil de l’AtoZ. D’abord parce que c’est l’usage, ensuite parce que ça permet de disposer aisément de la « vraie »URL du site, sans identifiant de session.

Dans l’interface d’administration d’Ebsco, deux champs permettent de gérer le bandeau :

  1. le logo de l’institution
  2. le message d’en-tête.

Pour le logo, l’image mise a été celle-ci :

Et dans le message d’en-tête, on appelle une autre image, qui se place donc immédiatement à droite de la précédente mais à laquelle on impose de faire toute la largeur de l’écran (width=100%) :

Le message d’en-tête contient surtout une <div>, dont la position est absolue et collée au coin supérieur gauche de l’écran : cette <div> contient toutes les images cliquables qui se superposent donc à l’image unie bleue prenant toute la largeur.

Icônes

Les icônes ne sont jamais assez explicites. Nous en avons gardé trois, correspondant aux informations les plus fréquentes (car visuellement une image répétée parasite moins l’écran, donc l’information, qu’un texte répété).

Une info-bulle les explicite (seulement sous IE, hélas ! DFirefox ne tient pas compte de l’attribut utilisé par Ebsco pour décrire l’image), ainsi qu’une ligne en haut de chaque onglet (Titres et Bouquets) où elles apparaissent :

Liens non soulignés

C’est vraiment un point de détail, mais de nombreux AtoZ que j’ai pu voir ont gardé la configuration par défaut, qui souligne tous les liens (liste aphabétiques, liens vers les revues, mots sujets) et les mets dans une police Times New Roman. Donc je signale que nous avons modifié ces paramètres

Les liens sont en gras, non souligné. Et tout est dans une police Arial.

Précision : il n’est pas possible, dans les réglages CSS, de demander que tout soit dans telle ou telle police, si bien que ce qu’on peut paramétrer passe dans cette police, mais pas forcément le reste : le lien « Retour à la liste complète des titres », par exemple, n’est pas paramétrable via l’interface de réglages CSS prévue par Ebsco.

En revanche dans le message d’en-tête, il est possible d’ajouter du code CSS. Nous avons donc précisé à cet endroit (balise <style type= »text/css »>) que par défaut, tous les éléments devaient être en Arial, et tous les liens en gras, non souligné, de couleur bleu foncé.

Quelques autres choix liés à notre contexte spécifique

1. Pas de CustomLinks

Ebsco permet de fournir des rebonds pour chaque ressource : généralement c’est utiliser pour renvoyer au catalogue, mais ce peut être autre chose, comme des liens vers les tables des matières de chaque revue.

Comme nous souhaitons conserver l’AtoZ comme simple outil de feuilletage (notez l’absence d’onglet de recherche avancée) pour valoriser, à terme, notre nouveau catalogue (prévu pour juin prochain) fondé sur Primo, et qui intègrera les revues en ligne (un peu sur ce modèle), nous ne voulions pas proposer des rebonds externes (comme TicTocs) : ce sera plutôt pris en charge par le catalogue.

Et nous avons constaté que seul 10% des ISSN de l’AtoZ trouvaient une notice de revue imprimée dans l’opac (j’ai fait des comparaisons de listes avec la fonction NB.SI) : ce qui aurait signifié pour l’internaute neuf liens inutiles sur 10.

Enfin, un rebond vers le Sudoc ne nous a semblé apporter aucun service (mais c’est typiquement le genre de choses dont on peut discuter.

Ce qui nous laisse donc une interface très dépouillée. Ce n’est pas plus mal.

2. Suppression de toute référence à Ebsco et à l’outil AtoZ

Ce site n’a pas de nom. C’est l’outil de recherche permettant de retrouver des revues en ligne. Nos lecteurs n’ont pas besoin de connaître le nom d’Esbco, ni celui de son logiciel.

Donc nous avons enlevé autant que possible toute référence à « AtoZ », y compris dans l’aide en ligne (ne reste donc plus que l’URL…).

3. Intitulé « Revues et périodiques en ligne »

Le seul « nom » pourrait être celui qui apparaît dans le bandeau

Trop long pour être perçu par l’usager comme un nom.

Le bandeau aurait pu contenir les seuls mots « Revues en ligne ». Mais existe par ailleurs, et depuis plusieurs années, une plate-forme sur laquelle l’Université (à travers le SCD) diffuse des revues scientifiques en open access : Revel, étroitement lié à Revues.org.

Dans notre manière de désigner l’outil (par exemple en indiquant son existence à des enseignants et chercheurs de l’Université), la confusion possible entre « Revues en ligne » et « Revel » a incité à rallonger la désignation des premières.

Dernière précision : je ne suis pas l’administrateur du site, je ne l’ai pas mis en place. Mais comme c’est moi qui blogue, et que je trouvais cela intéressant, c’est moi qui en parle…

Je m’arrête là : ce billet est déjà trop long et fait mentir son titre ;-)

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18 commentaires
  1. marlène permalink
    23/02/2010 11:55

    A propos des icônes : ça marche sur Firefox 3.6, on voit bien l’affichage alternatif pour les revues du CHU et celles sans accès distant, par contre rien pour les revues gratuites – a priori il manque un attribut « title » dans ta balise dans ton source.

    Sinon, je me demande quel est l’intérêt pour l’utilisateur d’afficher les ISSN, et de les afficher en + grand que les périodes de couverture (qui, elles, servent à quelquechose).

    Mes 2 cents.

  2. 23/02/2010 12:04

    @Marlène : la taille de police des états de collections n’est pas paramétrable (aucun style spécifique).
    Pour les ISSN, c’est gênant ? Je ne suis pas sûr qu’on puisse les masquer, ni les rendre plus petits.

    [à la réflexion, on doit pouvoir intégrer du CSS dans le message d’en-tête, pour indiquer que le texte sans style dépendant d’une notice (d’une balise <td>, par exemple), soit plus gros.
    Puis indiquer les exceptions (l’ISSN est dans un style AdditionalText).
    Mais il faut vérifier les effets de bord : car le même style sert toujours pour plusieurs informations…

  3. 23/02/2010 12:21

    Tu peux désactiver l’affichage de certains champs (ISSN par ex.) dans l’admin Site customization > Display options > Fields to display

  4. 23/02/2010 12:24

    @Symac : C’est juste.
    (soit dit en passant, moi j’utilise l’interface française de l’AtoZ ;-) )
    Je ne sais pas ce que ça apporterait de ne pas l’afficher (d’autant que, avec LibX, ils sont cliquables). Mais ça vaut de toute façon la peine de se demander ce que ça apporte (aux lecteurs normaux, je veux dire).
    Faut voir…

  5. Isabelle permalink
    23/02/2010 13:51

    @Marlène : Parfois il est plus rapide de chercher une revue par son ISSN en raison de titres homonymes ou en caractères non latins sans règle internationale de translittération….
    Plusieurs fois j’ai pu retrouver une revue grace à l’issn et non grace au titre.

  6. marlène permalink
    23/02/2010 14:04

    @Isabelle : évidemment que ça a un intérêt pour le bibliothécaire, mais là il était question de l’intérêt pour le lecteur…

  7. 23/02/2010 14:06

    @Isabelle : en fait c’est aussi plus ou moins ce que j’ai répondu à Marlène par tweet : les bibliothécaires se servent eux aussi (et légitimement !) de l’interface de recherche.
    Ils dont droit aux ISSN.
    Il est vrai que l’ISSN resterait interrogeable même si on ne l’affichait pas. Mais c’est quand même une information de contrôle utile.

  8. 23/02/2010 14:54

    par contre les sujets (pour peu pertinents (et tellement dépendants de la base de connaissance ATOZ) qu’ils sont) je ne suis pas convaincu qu’ils servent bien. A Metz je crois qu’on les avait enlevés.
    Sinon très bien votre Atoz. Faut dire, la concurrence en la matière (optimisation d’interface Atoz) n’est pas très violente en France… :)

  9. Gracile permalink
    23/02/2010 16:32

    Je ne sais pas si faire disparaitre la mention « AtoZ » est une si bonne idée (tant qu’il n’y pas un catalogue général unique)… Je parle comme simple usager de bibliothèques et j’ai remarqué qu’à force le terme AtoZ commence à avoir un sens (pour d’autres usagers, j’entends). Mais c’est vrai que ça fait un peu barbare au premier abord => à cause de l’anglicisme! (De là à proposer « AàZ », il y a un pas que je ne ferai pas).
    Bref tout ça pour dire qu’un AtoZ c’est un catalogue… ça devrait donc être dans « le » catalogue. Non?

    Plus important, et plus énervant, est le système de lien. Quand on a trouvé la revue recherché (via recherche ou feuilletage), pourquoi ne peut-on jamais cliquer simplement sur le titre de la revue? Pourquoi devoir cliquer sur le nom du bouquet (je viens de me rendre compte que c’est de cela dont il s’agit)? C’est bête… mais terriblement troublant: je me fous (pardonnez-moi) de ProQuest, Business Source complete, Dalloz Collections etc (pour retrouver ces noms, j’ai d’ailleurs dû changer d’onglets), ce que je veux, c’est ma revue (que le site de l’éditeur soit mal fait et impose une nouvelle recherche/sélection de la revue en cause me semble être un autre problème).

    //Troll: Les sujets, contrairement aux tags, sont utiles.//

    [À force de lire ce blog, je ne suis peut-être plus un "simple usager"...... mais existe-t-il?]

  10. 23/02/2010 16:50

    @Gracile : le problème est que régulièrement pour un titre on a plusieurs accès (les archives chez un fournisseur, l’année en cours sur le site de l’éditeur …). EBSCO n’a donc pas vraiment d’autres options pour ce lien externe il me semble.

  11. 24/02/2010 09:51

    tu as gardé l’onglet « sujet », quel est le % de titres réellement indexés dans ton A-to-Z ?

  12. 24/02/2010 10:06

    Autre question : une fois que les revues électroniques seront disponibles dans le catalogue, laisserez-vous l’A-to-Z en accès public, et si oui, pourquoi ?

  13. 24/02/2010 10:40

    @Stéphanie :
    1. Pour l’onglet Sujet :
    Tous les titres sont indexés par Ebsco, avec la classification de la LoC. Satisfaisant ou non, je m’en fous un peu : je doute que ça serve souvent !
    Mais je compte bien regarder un jour les stats de consultation sur les modes de recherche !
    C’est utile, là encore, pour les bibliothécaires quand on veut les former en leur montrant notre offre en ligne, par discipline.
    Ce peut être utile aussi pour indiquer aux chercheurs : voyez, nous avons XXX revues en sciences de la vie (nous avons envoyé des mails par UFR, fournissant des liens vers ce genre de recherches sujets).

    2. Quand j’étais à Jussieu, nous avions ouvert le portail documentaire Jubil alors qu’il n’était pas tout à fait terminé : la recherche « unifiée » dans toutes nos collections existaient, mais pas l’interrogation alphabétique des revues en ligne.
    J’ai dû recevoir une trentaine de plaintes en deux jours (sans compter, donc, tous les râleurs qui ne m’ont pas écrit) : les/certains chercheurs ont l’habitude d’accéder à leurs revues en ligne par une liste alphabétique (cf. ce billet).
    Je trouve que c’est assez absurde, mais c’est ainsi. Pour une fois que nos lecteurs manifestent positivement une envie d’outil, nous n’allons pas le leur refuser par principe intellectuel…

  14. 24/02/2010 11:37

    Je suis étonnée que tous les titres soient indexés. Dans mon ancien A-to-Z, ceux-ci étaient minoritaires (mais peut-être était-ce une autre classification, avec une couverture moindre ?).

  15. 25/02/2010 12:38

    @Lully « Y en a-t-il parmi vous qui ont osé supprimer cette liste ? Ou qui ont essayé ? Ou qui me lisent avec effroi, horreur et stupéfaction ? »

    Personnellement je pensais depuis un certain temps déjà que les listes alpha était une stupidité.

    Quand je suis arrivé à Saint Etienne et ai mis en place une base de revues, il était (pour mes chefs !) impensable de ne pas proposer une liste alphabétique (idem quand j’étais à nice :-).
    Quelques années plus tard, et avec un peu de persuasion répétitive, à l’occasion d’un renouvellement de l’interface d’interrogation de cette base de revues, j’ai purement et simplement supprimé l’accès alphabétique !
    Auparavant, malgrés beaucoup de tentative (perfide !) pour inciter l’utilisateur a privilégier la recherche plutot que le feuilletage, les modes de recherche se répartissaient un peu prés 50-50 (avec plutot un peu plus pour le feuilletage).

    Bilan du changement : personne n’a émis le moindre commentaire !
    En tout cas aucun n’est arrivé jusqu’à moi.
    Mais je suis certain que si il y avait eu des critiques négatives, on me les aurait fait suivre !

  16. voleurderhubarbe permalink
    25/02/2010 22:16

    2 ou 3 petites choses en vrac :

    – Les chercheurs peuvent abandonner la recherche par feuilletage pour peu que l’on prenne la peine de leur montrer les avantages d’une recherche par mot du titre (notamment en gain de temps)…
    -…et on arrive (déjà) à une défaillance de l’outil d’EBSCo : AtoZ n’accepte pas les titres sous forme abrégée !! ( soudain, l’argument « gain de temps » prend du plomb dans l’aile) . Etonnant, non ? Même un amateur* tel Dominique avait prévu cette option sur la BIPe ( base d’interrogation des périodiques)à Nice.
    L’AtoZ d’Ebsco nous a été présenté comme un produit censé simplifier la recherche (type Google), or essayez la requête j o : le premier item proposé par Google est Legifrance, le second est Le journal Officiel( non, je ne cherchais pas les jeux olympiques -3eme item-), quant à Ebsco…muet
    ..Bon, modérons notre propos : la recherche par abréviation devient tout de même possible en utilisant la troncacture *
    – Comme le dit Gracile, le chercheur se fiche eperdument de savoir s’il doit cliquer sur Proquest ou Science Direct ! le pire, c’est qu’il ne prend pas forcément conscience de l’indication de date des collections pour l’un et l’autre : si le premier (car, bien sûr, il a cliqué sur le premier proposé) ne lui apporte pas la réponse, le verdict tombe : la bibliothèque est nulle, et il ne sait pas qu’il aurait obtenu son article en cliquant sur le second…
    -Je suis prêt a parier que l’onglet Sujet sera fort utilisé (si visible), même si l’on peut toujours discuter de la pertinence de tel ou tel autre terme…
    * Amateur n’a rien de péjoratif, bien au contraire ! La BIPe a été constitué par des passionnés qui n’avaient pas les moyens d’une « machine » comme Ebsco (et pourtant, la recherche abrégée fonctionnait merveilleusement bien !!!)

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