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RSS : suite et…

13/10/2011

Après quelques retours de lectures trop rapides sur le précédent article, il me semble urgent d’apporter des précisions (qui pourtant sont déjà dans ledit billet, mais bon…).

Je n’ai jamais dit que le RSS allait disparaître

Je n’ai d’ailleurs jamais dit non plus qu’il n’allait pas disparaître… En tout cas, je pense et veux penser qu’il va continuer d’exister un bout de temps encore.

En revanche, plusieurs signes manifestes (ce qui est l’intérêt des signes : ils sont manifestes, généralement) montrent que le RSS continue d’exister tout en se faisant moins visible. Il a été très présent sur de nombreux sites pendant ces dernières années, et sont plus discrets. Il semble que les acteurs qui manipulent du RSS renoncent à l’idée de le faire adopter par le plus grand nombre. Il va disparaître en visibilité mais devrait persister en tant qu’être ;-).

Ce qui, pour un professionnel de l’information, peut être vécu très négativement : le RSS est un outil formidable, et il va être encore plus difficile de le "vendre" à nos collègues et publics (à moins de renoncer complètement à le faire).

Pour ne pas être tout à fait pessimiste, j’ai voulu suggérer un point potentiellement positif : le repositionnement du RSS vers des publics bien formés peut aussi être innovant. Après tout, en matière d’affichage de lux RSS, on n’a pas tellement inventé entre Netvibes et Google Reader :  des listes et des carrés… (alors que du côté des favoris en ligne, Pearltrees a proposé une navigation intéressante, même si pas adaptée à tout le monde et à tous les contextes).

Il paraît qu’un ingénieur Google a précisé que la disparition de Google Reader de la navbar serait définitive… On peut sourire de la notion de choix définitif dans le monde du web — et on aura raison. Donc tout peut s’inverser aussi, et mon billet était plein d’hypothèses et de déductions, et non de prophéties.

Une dernière précision : concernant l’alimentation des pages Facebook avec RSS, c’était une application native de Facebook qui fonctionnait extrêmement mal, permettant (théoriquement) d’alimenter une page Facebook (je ne parle pas du mur d’un profil) avec un un flux RSS. Ceux qui ont voulu l’utiliser se sont rapidement rabattus sur Graffiti. Toujours est-il que Facebook a l’intention de lâcher sa propre application (une appli, c’est de la maintenance, du suivi, tout ça).

Ca ne change rien d’un point de vue technique tant que Graffiti existe, et compte tenu du fait que personne ne pouvait se satisfaire de l’appli Facebook. Mais elle entrait dans une démarche commune d’un ensemble d’acteurs du web (rien moins que Google, Twitter, Mozilla, la presse en ligne – et, donc, Facebook), et c’est en cela que je l’ai intégrée à ma réflexion. Mais en soi elle ne va pas changer grand chose aux usages.

Je ne sais pas si par le présent billet j’ai rassuré qui que ce soit, mais j’espère avoir évacué les problèmes de compréhension partielle.

4 Commentaires
  1. Rss&freedom permalink
    25/10/2011 13:23

    Bonjour,
    Le recul du flux rss est pour moi une triste logique de l’évolution d’internet vers toujours plus d’information, de flux associées à des profils / identité…
    De plus les flux rss limite la vente d’espace publicitaires…
    Bref un outil fort utile pour l’utilisateur mais peu intéressant pour une entreprise telle que tweeter, google ou facebook qui basent leur business sur la création et le développement de flux entre individu identifiés pour mieux valoriser la création de profil pour les publicitaires.
    Le flux rss permet d’être indépendant, de travailler "dans son coin", ce qui n’est pas valorisable, avec facebook, tweeter et autres nous sommes contraint à partager et donc dire beaucoup de choses sur nous même.

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