Vous n’avez pas de résolveur OpenURL ? Pourquoi ne pas piquer celui d’un autre…

Cela faisait longtemps que je ne vous avais parlé d’OpenURL (cf. la série de billets y afférant sur cette page).

Préambule à destination de ceux qui auraient besoin d’un petit rappel (si vous avez besoin d’un rafraîchissement, la buvette est par là)

Je vais prendre deux exemples simples :

  • vous trouvez des métadonnées bibliographiques sur une page, auxquelles sont associées des COinS (càd ces mêmes métadonnées, mises sous forme de lien OpenURL auquel il ne manque que l’URL racine du résolveur qui va être capable de transformer ce lien “métadonnique” en lien vers l’article).
  • vous utilisez Zotero, et celui-ci permet de transformer les métadonnées d’une notice biblio en lien OpenURL, pour peu que l’on indique l’URL racine d’un résolveur (dans les Préférences) : quand cela est fait, le bouton “Localiser” est actif et cliquable.

Seulement voilà : vous/votre bibliothèque ne possédez pas de résolveur OpenURL. Si bien que

  • les pages avec COinS n’affichent nulle icône cliquable vous conduisant à la ressource en ligne,
  • et le bouton “Localiser” de Zotero est d’un gris morne et triste.

Donc la page web (dans le premier cas) et Zotero (dans le second) pourraient produire un lien vers une base de connaissance, en indiquant à celle-ci la référence

Munro JH. “Deflation and the petty coinage problem in the late-medieval economy: The case of Flanders, 1334-1484″, Explorations in Economic History. 1988; 25(4): 387-423.
sous la forme :
genre=article
&atitle=
Deflation%20and%20the%20petty%20coinage%20problem%20in%20the%20late-medieval%20economy%3A%20The%20case%20of%20Flanders%2C%201334-1484
&jtitle=
Explorations%20in%20Economic%20History
&volume=
25
&issue=
4
&au=
John%20H.%20Munro
&date=
1988-10
&pages=
387-423
&issn=
0014-4983

Mais vous savez déjà tout cela.

Donc la base de connaissance cible a trois qualités essentielles :

  1. elle connaît les collections physiques et numériques de la bibliothèques
  2. elle comprend cette syntaxe “genre=”, “atitle=”, etc.
  3. à chaque ISSN ou revue + année, elle sait associer une URL.

Pour le résolveur d’une bibliothèque, qui aurait pour URL : http://jubil.upmc.fr/openurl?, par exemple, on envoie à ce résolveur les informations bibliographiques ci-dessus sous la forme : http://jubil.upmc.fr/openurl?genre=article&atitle=Deflation…. etc.

Le résolveur vérifie d’abord si la bibliothèque a la revue (papier ou en ligne). Et s’il la trouve comme revue en ligne (dont il connaît l’URL), il propose à l’usager le lien vers celle-ci.

Fin du préambule. Début des festivités

Vous n’avez pas de résolveur : Crossref, oui

Si vous envoyez une URL de ce type à Crossref, il possède la base de connaissance permettant de rediriger la requête vers la revue en ligne.

Donc vous pouvez créer un compte (gratuit) chez Crossref, et utiliser son résolveur.

Il y a deux limites :

  1. Crossref ignore quels abonnements vous avez. Donc il vous proposera une redirection vers la revue, même si ensuite l’accès au texte intégral s’avère impossible. Et si plusieurs fournisseurs diffusent la même revue, il n’est pas garanti que Crossref renvoie vers celui chez lequel vous avez pris un abonnement.
  2. Crossref ne connaît pas vos ressources papier. Donc il ne proposera jamais de lien vers la notice de la revue imprimée, si elle existe.

En revanche il y a un avantage et une nuance :

  1. La nuance d’abord, concernant le premier inconvénient : le chercheur se rend de toute manière bien compte qu’il n’a pas accès au texte. Il comprendra mieux ce qui se passe en atterrissant sur le site de l’éditeur lui fournissant le résumé et lui proposant de payer, qu’en arrivant sur une page SFX ou autre (interface qu’il n’a jamais vue, ou si peu)
  2. L’avantage, c’est que le chercheur clique sur le lien Accès et tombe directement sur la revue (qu’il ait ou non accès à l’article), sans même voir passer le résolveur (je rappelle que SFX permet d’ailleurs une telle redirection automatique, si la ressource est repérée par le résolveur dans les fonds de la bibliothèque. Mais ce n’est pas le cas de tous les résolveurs).

S’inscrire sur Crossref pour profiter de son résolveur

Deux inscriptions sont possibles :

  • A titre individuel : on indique un email
  • A titre institutionnel

Tout est expliqué ici

La création d’un compte se fait sur cette page.

Si vous avez indiqué un mail (inscription à titre personnel), vous pouvez indiquer à Zotero comme à LibX (onglet OpenURL) l’URL racine :

http://www.crossref.org/openurl?pid=adressemail@mail.com&

Si vous vous êtes inscrit comme bibliothèque membre de Crossref, l’URL racine sera

http://www.crossref.org/openurl?pid=login:mot_de_passe&

(Remarque : la notion de “mot de passe” est un peu particulière, c’est une double valeur envoyée à Crossref qui permet de savoir qui lui envoie la requête. Evitez de choisir un “vrai” mot de passe, car la valeur apparaît en clair dans les URL)

Dans les préférences Zotero

Dans l’onglet OpenURL de LibX

Quelle utilisation par la bibliothèque ?

Honnêtement, je ne sais pas trop…

Je veux dire qu’en soi, le service rendu est déjà très appréciable : on a des métadonnées d’un article, on les transmet à Crossref qui redirige ainsi vers le diffuseur de la revue.

En plus, il est gratuit.

Mais chaque fois que LibX va trouver un COinS pour un ouvrage imprimé (par exemple sur cette page où je cite deux livres), il va également proposer un lien (par exemple ce lien-ci pour le premier ouvrage) et Crossref va répondre qu’il ne retrouve pas l’ouvrage dans sa base de connaissance (pas de DOI…). Le message peut être incompréhensible pour l’utilisateur, d’autant que la bibliothèque n’a pas la main sur cette page pour en expliciter le sens.

De même dans Zotero : si vous référencez une monographie, le lien Localiser va lui aussi être actif, et fournir le même genre de résultat sur Crossref.

Donc à titre personnel, ne bénéficiant d’aucun résolveur, je m’en sers, je vous le signale — et je vous laisse y réfléchir !

Dernière remarque (de prudence)

Vu les rubriques de l’aide de Crossref, je me demande si leur résolveur ne permet pas d’aller plus loin que ça, en terme de personnalisation pour une bibliothèque (déclarer ses collections ? Limiter les rebonds aux seules ressources en ligne et éviter les monographies imprimées, etc.).

Mais à ce stade je n’ai pas le courage de me lancer là-dedans. Si quelqu’un veut prendre la suite… ;-)

Google Wave ne vous satisfait pas ? Cela tombe bien

On n’a plus l’habitude des versions beta, sauf quand ce sont des betas de bibliothèques numériques institutionnelles.

En tout cas les grandes sociétés du web nous avaient habitués à des produits quasi finis, où la motion “beta” était comme une précaution superfétatoire, comme une coquetterie de midinette (“Oh ! Je suis laide à faire peur !”).

Bref, Google Wave, c’est du vrai beta.

Il ne vous satisfait pas ? Vous voudriez pouvoir envoyer des mails avec ? Vous voudriez pouvoir accéder à des gadgets ou des bots sans avoir à les chercher sur le web, mais directement dans GWave ? Vous voudriez gérer votre profil (disponibilité) et ne pas laisser les messages s’afficher avant que vous n’ayez corrigé toutes les fautes de frappe ?

Ca tombe bien : Google Wave ne satisfait pas Google non plus. En tout cas pas en l’état. Si vous en étiez content, tel quel, vous ne seriez jamais embauché par Google (en même temps, ce n’est peut-être pas votre projet de vie).

Donc plutôt que de vous épuiser à lister vous-même tout ce qui ne va pas dans Google Wave, allez vous inspirer de la liste des idées sur le forum mis en place par Google, et votez pour celles qui vous semblent les plus importantes.

Dans les suggestions les plus plébiscitées :

  • Pouvoir faire une wave en bloquant tout ajout de nouvel intervenant (éviter l’arrivée intempestive du supérieur hiérarchique à cause d’une manipulation malencontreuse ou malveillante)
  • Enlever des intervenants d’une wave
  • Intégrer Gmail et GDocs
  • Intégrer les flux RSS
  • Transférer des images d’une wave à l’autre par Drag’n'Drop

Et je vous laisse lire le reste (il y a aussi les “hot ideas“, mais j’ignore comment elles sont distinguées des autres)

Invitations Google Wave

J’ai l’impression que, il y a trois semaines, le monde était divisé en :

  • ceux qui avaient un compte GWave
  • ceux qui ne savaient à quelle porte sonner pour obtenir une invitation.

Et désormais on trouve une autre configuration :

  • Ceux qui ont un compte GWave
  • Ceux qui n’en ont jamais entendu parler…

Bon, si Google Wave vous intéresse (c’est un sujet qu’il me plairait encore d’aborder, mais les statistiques de la DLL m’ont un peu absorbé ces derniers temps), et si vous n’avez pas encore reçu d’invitation, j’en ai 10 à fournir.

Vous pouvez m’indiquer par mail où vous envoyer une invitation.

Remarque post-liminaire

Et je renouvelle mon conseil (cf. billet précédent) : il ne s’agit pas de tester un nouveau service, il s’agit de s’en servir. Donc essayez d’utiliser GWave pour échanger avec d’autres personnes disposant également d’un compte GWave — pour faire plus vrai, essayez même de parler d’autre chose que de GWave dans vos échanges ;-) . Demandez-leur s’ils vont bien, où en est la rédaction du rapport d’activité 2008, s’ils connaissent un bar sympa dans le 5e, s’ils ont aimé Into The Wild et Trois Femmes puissantes, etc.

Les conversations se font assez facilement avec GWave, et la difficulté d’adoption ne sera pas technique : elle sera (éventuellement) intellectuelle. Reconnaîtrez-vous votre parole dans un flux de blips évoquant le mythe babélien du texte pré-existant à sa formulation par un auteur.

Les “plus” de Google Wave, vous les découvrirez au fur et à mesure. Pour l’instant vous n’en aurez pas l’usage puisque vous ne vous en servez actuellement pas dans votre messagerie (insérer du code, mettre une carte heuristique, etc.). Ca viendra peu à peu.

Je vous recommande de vous abonner au flux de Wave France, blog non-officiel mais plein de petits conseils (sur le mode des How To).

Libx : problème de conversion des ISBN 13 en ISBN 10

J’ai très peu de temps à moi en ce moment, et beaucoup de choses à raconter. Donc si je réussi à publier, ce seront nécessairement de petits billets.

Parmi les trucs qui traînent : dans plusieurs billets antérieurs j’ai expliqué comment rendre cliquable tout ISBN en générant un lien vers son catalogue en ligne.

Or, vous l’avez peut-être remarqué, lorsque LibX rencontre un ISBN 13, il le rend cliquable mais le lien généré lance une requête sur l’ISBN 10 équivalent. Ce qui peut être un problème dans de nombreux cas.

Ce comportement n’était pas paramétrable jusqu’à il y a peu, du moins pour les “catalogs” générés avec des “Bookmarklet (URL Template)”.

Or cette conversion est désormais désactivable, pour les catalogues pré-définis dans LibX (Aleph, Sirsi, Evergreen, etc.) mais aussi pour les Bookmarklets.

Il faut, pour le catalogue choisi, cocher “Optional Settings”, et décocher la case Downconvert 13-digits to 10-digits ISBN”.

Ainsi les ISBN 13 resteront tels quels.

Et merci à Chapi et/ou Chapo de m’avoir signalé cette mise à jour sur l’interface LibX

Electre – Modèles de paniers

Là, vraiment, pour trouver un titre absurde, je cale…

Bref, ceci devrait être le dernier billet sur Electre (je sais déjà qui a dit “ouf !”), avec les modèles de paniers.

Les modèles permettent de définir des champs supplémentaires dans les notices des ouvrages que l’on place dans un panier.

Cela peut être intéressant

  • à titre informatif (pour mémoire ou pour d’autres collègues)
  • pour charger ces informations directement dans le SIGB : le code sujet, le nom du lecteur qui a suggéré l’acquisition, etc.
  • et aussi pour indiquer le montant de la remise effectuée par le fournisseur (au hasard : 9 % ?) : ainsi le montant du panier calculé par Electre (dans la marge de droite quand on affiche le panier) tient compte de la remise et vous permet de voir ce qui va réellement être dépensé par votre commande.

Ca se gère à cet endroit-là

On arrive sur la liste des modèles existants (liste généralement vide), et dans les “actions” on créer un nouveau modèle.

Vous mettez les noms que vous voulez, et vous les rangez dans les champs Unimarc que vous voulez : voyez avec votre fournisseur de SIGB comment est paramétré son chargeur de notices pour envoyer les bons champs dans les bons endroits.

A noter : si vous êtes administrateur d’Electre, vous devriez voir au bas de cette liste deux lignes cochables :

  • Choisir ce panier comme panier par défaut (ce sera ce modèle qui sera utilisé à chaque nouvelle création de panier)
  • Imposer ce panier comme modèle

(autre précision : l’administrateur Electre a le droit de gérer les droits des utilisateurs. Mais lui-même peut ne pas avoir les droits nécessaires pour gérer les paniers. S’il ne voit aucune des ces deux cases, il doit aller dans Mon Electre > Utilisateurs, et modifier son propre profil pour se donner le droit d’administrer les paniers)

Au niveau du panier

Le modèle se modifie dans la barre supérieure. Si on a rajouté des champs, ils apparaissent dans les listes. Vides.

Il est heureusement possible de sélectionner un ensemble de notices pour modifier ces valeurs en bloc

Euh… Et voilà !

<update>En bonus, mon prezi sur Electre. Je ne m’en suis finalement jamais servi… Il y manque surtout la veille avec les recherches par cote Dewey et par thème Electre.</update>

Sidewiki : garder la fonction sans la barre d’outils Google

Bon, le script GreaseMonkey indiqué dans le précédent billet a un fonctionnement aléatoire :-( (il faudra que je creuse mais je ne vois pas par où commencer : comprendre un script qu’on n’a pas rédigé soi-même, surtout quand le JavaScript vous est très moyennement connu, c’est un exercice périlleux et chronophage).

Heureusement la barre d’outil Google permet, une fois installée, d’utiliser Sidewiki sans afficher la barre elle-même.

Paramètres à régler

Dans l’onglet Disposition, il faut cocher : Conserver les fonctionnalités actives lorsque la barre d’outils est invisible

Profitez-en pour paramétrer tout le reste, notamment dans l’onglet Recherche, décochez :

  1. Envoyer les données à Google sur l’utilisation
  2. Afficher la page “Nouvel onglet” de Google

Et dans l’onglet Outils, en bas de liste (Sidewiki), cliquez sur “Modifier” et décochez : “Afficher uniquement les entrées de Sidewiki rédigées dans la langue de mon navigateur”

Ecrire

Quand vous avez coché cette case, vous verrez en permanence, en bas à gauche des pages web, l’icône suivante permettant d’écrire un nouveau commentaire :

Lire

Et s’il existe déjà des commentaires, vous verrez une barre à gauche (sur toute la hauteur) :

Sidewiki – barre d’outils, script et perspectives

J’aime pas les barres d’outils !

Ca me bouffe mon écran, et ça se croit seul au monde.

Là, par exemple, je suis censé en avoir 3 : LibX (“BU Nice enrichi”), Google, Web Developer. Et encore, j’ai désinstallé la barre Facebook. J’aurais pu aussi mettre la barre Yahoo ! Pourquoi pas ?

Mais les barres d’outils m’énervent et comme vous pouvez le voir, je ne les affiche pas (elles sont toutes décochées). J’ai besoin de place sur mon écran, qui n’est jamais assez grand.

Donc déjà, le dernier outil de Google (oui, Sidewiki a été annoncé après Google Wave) commence mal puisqu’il nécessite une installation de la barre d’outils de Google.

Mais bon, je me suis résigné tout de même à télécharger la barre en question, tout ça pour avoir seulement la petite icône .

Pour ceux qui ont raté l’info

Sidewiki permet à n’importe quel internaute ayant installé Google Toolbar de mettre des commentaires sur n’importe quelle page, que celle-ci ait un outil de gestion des commentaires ou non (oui, y compris les éditos d’AMM).

Comment ça marche ?

Très simplement : quand vous avez installé la barre d’outils et créé un profil Google, Google vous crée sur ses serveurs votre base de commentaires.

Grosso modo, à chaque commentaire que vous ajoutez il associe l’URL de la page. Et il l’affiche pour vous et pour tous les internautes ayant installé la barre d’outils.

Se passer de la barre d’outils ?

Sans la barre d’outils Google, vous ne pourrez pas écrire de commentaires. En revanche vous pourrez toujours les visualiser en installant GreaseMonkey et ce script, qui va chercher les contenus associés à l’URL de la page en cours.

S’il y a des commentaires Sidewiki sur une page, ce script vous affiche en haut à gauche de la page une info-bulle pendant 30 secondes. En passant la souris sur l’info-bulle, vous affichez les commentaires en surimpression.

Cela me permet de naviguer sur Internet sans la barre d’outils Google, tout en ne ratant pas les commentaires éventuels.

<update>Bon, pour le script il a manifestement des dysfonctionnements que je suis pour l’instant incapable d’expliquer : l’affichage de l’info-bulle n’est pas systématique. Je vais creuser ça, promis</update>

Les risques

Les problèmes que cela pose, vous les voyez très bien tout seuls : un éditeur n’est plus maître du contenu publié sur son site (injures, insanités, etc.). Mais au moins il est difficile de lui reprocher de maîtriser ce genre de commentaires en cas de diffamation… Le commentateur est responsable de sa prose (ainsi que de ses vers, du reste).

Perpectives essentielles

Au-delà de la possibilité pour les forcenés de se défouler enfin sur les sites de leurs ennemis, il y a pour certains webmasters des perspectives très intéressantes à creuser.

En effet il est techniquement possible pour un webmaster de faire apparaître sur chaque page de son site, dans un encart réservé à cela, les commentaires Sidewiki associés.

Je pense en particulier aux bibliothèques et aux services d’archives qui rêveraient de voir leurs richesses locales numérisées commentées par les érudits tout aussi locaux : bibliographies, apparats critiques, transcriptions d’actes, etc.

En l’état, l’interface de saisie de Sidewiki ne va pas très loin pour ce faire. Mais l’idée de favoriser l’usage de cet outil auprès de ses usagers, pour ensuite en récolter le fruit sous une forme ou sous une autre, est à mon avis une piste à creuser.

Il me semble que, par exemple, les services d’archives qui proposent à leurs lecteurs de transcrire en ligne les actes numérisés, imposent tous l’installation d’un logiciel — nécessairement plus lourd et plus coûteux que la barre d’outils Google, dont bon nombre de navigateurs sont déjà dotés.

Suggérer à ses lecteurs l’utilisation de Sidewiki éviterait surtout, pour ceux qui n’auraient pas encore développé un tel outil (les plus nombreux), de le payer fort cher.

Débuts d’explications techniques

Google permet de visualiser très simplement les commentaires liés à une URL sous forme de flux RSS. Pour une URL comme http://www.facebook.com/home.php, il suffit de construire l’URL du fil RSS :

http://www.google.com/sidewiki/feeds/entries/webpage/http%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fhome.php/full

(quand une URL est incluse dans une autre URL, certains caractères, comme les “:”, “/”, “?” sont transformés en codages spécifiques pour ne pas être confondus avec l’URL elle-même.

Donc par exemple avec ce pipe, vous pouvez indiquer l’URL d’une page, obtenir un fil RSS et un “badge” Yahoo Pipes (càd un code Javascript vous permettant d’insérer le fil RSS dans une page web)

LibX et Zotero pour les acquéreurs – une certaine utilisation de ces outils (2/2)

Si un acquéreur trouve sur une page web une référence d’ouvrage, et si cette référence fournit l’ISBN, il peut désormais (avec LibX) basculer en un clic sur un site Zotero-compatible fournissant ladite référence).

Mais très souvent il ne trouvera que le titre et l’auteur (peut-être aussi l’éditeur et l’année, mais la combinaison Titre+Auteur devrait suffire).

LibX permet aussi, de la même manière que pour l’ISBN, en utilisant le menu contextuel, de basculer sur le site en interrogeant Titre+Auteur.

Pour cela, il faut que chacun des “catalogues” paramétrés pour l’ISBN le soit aussi pour “Keyword” (correspondant à une recherche Titre-Auteur-Sujet dans une base).

Voir un exemple de paramétrage pour WorldCat : vidéo – 5 min (avec son)

Pour paramétrer une nouvelle base (par exemple WorldCat), il faut donc :

  1. aller sur la base et lancer une requête contenant un titre, un auteur et un ISBN (oui, je sais, c’est une requête absurde).
  2. récupérer l’URL de la requête
  3. dans cette URL, remplacer le titre et l’auteur par : %Y, et l’IBSN par : %i
  4. aller sur l’interface de LibX

Dans l’interface LibX, pour une édition existante,

  1. créer un nouveau catalogue (onglet Catalogs & Databases) par “Bookmarklet” (ou mettre à jour un catalogue existant).
  2. Cocher Required Settings pour afficher les champs obligatoires, et dans “Bookmarklet Search Options”, cliquer sur Change pour cocher “Keywords” (et en face : cocher CtxtMenu)
  3. Retourner dans l’onglet My Editions et cliquer sur “Build Edition” pour reconstruire une extension Firefox/IE, puis aller sur la page de test réinstaller cette extension.

Vidéo – quelques remarques d’utilisation pour conclure (2′25 – avec son)

Quelles URLs ?

  • Pour Amazon : http://www.amazon.fr/s/ref=nb_ss?__mk_fr_FR=%C5M%C5Z%D5%D1&url=search-alias%3Daps&field-keywords=%i%Y
  • Pour WorldCat : http://www.worldcat.org/search?q=kw:%Y+bn:%i&qt=advanced
  • Pour le Sudoc : Vous allez rire, je n’ai pas réussi à faire entrer dans LibX une URL contenant à la fois la recherche “Keyword” (%Y) et la recherche ISBN (%i). Je veux dire qu’une telle URL peut être obtenue dans le Sudoc, mais elle faisait bugger l’installation de l’extension. J’ai donc dû créer, à côté d’un catalogue “Sudoc ISBN”, un autre catalogue “Sudoc – Titre-Auteur”… En voici l’URL :
    http://www.sudoc.abes.fr/DB=2.1/CHARSET=UTF-8/SRCH?IKT=1016&TRM=%Y

Voir le résultat pour mon extension, qui comprend donc :

  • lien ISBN vers mon opac
  • menu contextuel ISBN vers Amazon, WorldCat, Sudoc
  • menu contextuel Titre-Auteur vers Amazon, WorldCat, Sudoc

Conclusion

Après tous ces paramétrages un peu complexes (mais depuis le début je trouve la configuration de LibX complexe), on peut enfin proposer aux acquéreurs une extension LibX qui :

  • permet de cliquer sur un ISBN pour savoir si nous avons déjà l’ouvrage
  • permet de sélectionner un ISBN puis par un clic droit basculer sur une base d’ouvrages proposant forcément l’ouvrage sous une forme Zotero-compatible
  • permet de sélectionner une combinaison Auteur-Titre pour basculer avec la même facilité.
  • A noter : un acquéreur ayant installé LibX peut estimer inutile d’avoir WorldCat, Amazon, le Sudoc et Google Books, par exemple. Il peut lui-même, dans les préférences LibX, n’enrichir son menu contextuel que de certains de ces rebonds.

Et donc ainsi exploiter pleinement Zotero comme gestionnaire de paniers pour acquéreurs, en combinaison avec Moccam-en-ligne.

Si vous ne vous en sortez pas mais que l’objectif vous semble désirable, vous pouvez travailler à plusieurs sur une même extension LibX.

Partagez-la vôtre avec moi ! (44” – avec son)

Les 5 étapes listées lors du 1er billet sur LibX et Zotero pour acquéreurs sont donc “assumées”. Mais j’ai manqué d’honnêteté en les listant : il reste encore ce qui est en amont de la 1ère étape, la manière dont sont trouvées les références.

Là-dessus, il n’y aura jamais de solution “ultimate” (pour reprendre une expression de Shaun le mouton). Mais j’espère faire bientôt des propositions sur cette question aussi.

LibX – Première approche

Honnêtement, j’ai eu du mal avec l’interface de paramétrages de LibX. Et comme je n’ai pas réussi à trouver de tutoriel simple en français, il me semble utile d’en faire un petit ici.

Pour l’instant, mon objectif avec LibX sera “simple” (au regard de toutes les possibilités que l’outil offre) : obtenir des ISBN cliquables dans les pages web que je vais rencontrer.

LibX permet aussi, par exemple, une articulation avec un résolveur de lien et un proxy (pour les ressources en ligne payantes). Mais on n’en est pas là.

Vidéo 1 (4 min) : interface LibX (présentation d’ensemble)

Vidéo 2  (5 min) : onglet Catalogs & Databases

Cet onglet est le point central de l’outil : il faut que vous sachiez comment interroger votre opac sur le critère ISBN.

Dans le meilleur des mondes :

  1. il devrait vous suffire pour cela d’aller sur votre opac, de mettre un ISBN dans le champ de recherche, et de récupérer l’URL.
  2. Ensuite, dans cette URL, vous regardez où apparaît l’ISBN, et vous remplacer la séquence de chiffres par : %i
  3. Vous retournez dans LibX, onglet Catalogs & Databases, et vous créez un nouveau Catalog
  4. Puis vous indiquez l’URL “modèle” (template)

Vidéo 3 (3′ 38) : utilisation du plugin

Vérifiez que dans le Menu contextuel, pour l’onglet ISBN, la case soit cochée.

Conclusion

Ma présentation est très confuse et j’en suis désolé.

Mais je pense que ça vaut le coup de se pencher un peu sur cet outil, car il peut rendre vraiment de grands services.

Ceux qui ont des difficultés à paramétrer le leur peuvent lever le doigt, je vais passer dans les rangs ;-)

Dernière remarque : pour l’instant, on est vraiment dans un outil pour les professionnels. Je ne vois pas comment convaincre une population de lecteurs de l’utiliser. Mais ce point-là doit tout de même être inclus dans la réflexion !

Bouillon collaboratif : dédoublonnage

Voir les billets précédents sur le Bouillon des bibliobsédés 2.0 :

S’abonner au Bouillon (RSS)

Dans les 15-20 sources, il y a forcément des informations qui seront signalées plusieurs fois par les veilleurs.

Les objectifs étaient

  1. de les dédoublonner
  2. de faire valoir le nombre de fois où la même info était partagée (le taux de recommandation rend à peu près compte de l’importance, intelligence, pertinence de l’info)
  3. d’indiquer, dans l’item dédoublonné, par qui il avait été partagé.
  4. de conserver éventuellement les commentaires rédigés par les différents veilleurs.

Pour ce billet, on verra juste les deux premiers points

Module Unique (dédoublonnage)

Yahoo Pipes propose un module de dédoublonnage, sur un seul critère

Rappelons qu’à la source, on a une fusion de 17 flux RSS où les items ont été retriés par date de publication. S’y trouvent donc des billets, articles , etc. identiques, partagés plusieurs fois.

Cela constitue un gros fichier XML de 100 à 200 items, comportant chacun :

  • un titre (item.title)
  • une URL (item.link)
  • une “description” (item.description) = contenu du billet
  • une date de publication (item.pubDate)
  • une “origine” (rajoutée à la source) = nom du veilleur

Le critère URL du billet (item.link) est le plus pertinent pour dédoublonner, évidemment.

Le module Unique fonctionne de la manière suivante :

  • Pour chaque item, il prend en compte le lien.
  • Il regarde dans la suite du fichier XML traité s’il y a des liens identiques.
  • S’il en trouve, il les supprime.
  • Dans le  1er item rencontré, le seul conservé, il stocke dans un nouveau champ item.y:repeatcount le nombre de fois où il a repéré le même lien.

Indication du nombre de recommandations

La valeur du champ item.y:repeatcount doit être ajoutée au titre, entre parenthèses.

Pour cela, on utilise une boucle (Loop) : pour chaque item, on concatène :

  • le titre
  • suivi d’une parenthèse “(” avec le signe “+”
  • suivi de l’indication du nombre de fois où l’item aura été partagée
  • suivi de la parenthèse fermante “)”

Et cette concaténation est mise comme nouveau titre

Ce qui donne :

Problèmes

Le module Unique ne conserve que le premier item rencontré.

Donc si, en dehors du critère “item.link”, il y avait des informations différentes dans les différents items dédoublonnés, celles stockées dans les items supprimés sont oubliées.

Par exemple :

Un veilleur utilise Google Reader (appelons-le Lully) pour partager sa veille, un autre utilise Delicious (appelons-le Couperin1).
Ils partagent par hasard le même billet.
Si Lully a le premier mis ce billet en partage, celui-ci se retrouvera fusionné dans le pipe commun, avec dans le champ “Description” l’intégralité du billet.
Ensuite Couperin partage ce billet à son tour. Lors du dédoublonnage, c’est celui de Couperin qui sera conservé.
Or dans Delicious le champ “Description” n’est renseigné qu’avec la description éventuellement mise par le veilleur.
Donc dans le résultat final, l’item ne fournira plus le contenu du billet

Donc selon l’ordre dans lequel le même billet a été partagé, vous retrouverez son contenu dans le Bouillon… ou non.

Autre problème : dans l’item final, le seul champ “Origine” conservé sera celui du dernier veilleur, le billet eût-il été partagé 8 fois !

De même, si les 8 veilleurs ont rajouté un commentaire lors du partage, seul le plus récent sera conservé.

Bref, une perte d’information importante dans le cadre d’une veille collaborative (puisqu’elle rend compte et légitime le résultat final).

Donc les prochaines fois, on verra les plus gros morceaux : récupération de la liste des “origine”, et de la liste des “commentaires”. Sachant que j’ai aussi plusieurs autres billets à finir…

___________________________

1. Parce que c’est un autre compositeur de l’époque moderne.

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