Biblioblogs : proposer des retours d’expérience

NaCl2 s’interroge en commentaire de ce billet sur l’absence de réactions autour des retours d’expérience.

Ceux-ci n’intéresseraient-ils pas la profession ? Est-ce la peine de passer du temps à rédiger ces billets ?

Il me semble que ces retours d’expérience (ou retours d’expériences, d’ailleurs !) se distinguent fondamentalement des autres par leur circuit de vie qui n’est pas comparable : non liés à une actualité particulière, ils n’ont aucune raison de susciter de nombreuses réactions immédiatement.

En revanche sur le long terme, tous ces retours d’expérience disséminés sur les biblioblogs constitue une base de connaissances non négligeable.

Pour être réellement une base de connaissances, il leur faut deux conditions :

  1. que des bibliothécaires les rédigent et les mettent en ligne
  2. que tous disposent d’un moteur de recherche permettant d’interroger l’intégralité des blogs en question

Ce moteur de recherche existe : s’appuyant sur la liste des blogs publiés sur la page Bibliopedia idoine, l’existence même de ce moteur justifie (et exige !) que l’on mette en ligne des retours d’expérience.

  • Vous réinformatisez ? Montez un blog consacré à ce projet ! Oh, ce sera un petit blog, avec une audience modérée. Et il ne sera pas alimenté plus d’une année (si tout se passe bien :-) ). Mais vous pourrez le signaler dans la page Bibliopedia. Dans 6 mois, dans 2 semaines, une autre bibliothèque va se lancer dans l’organisation de groupes de travail pour monter son projet de réinformatisation. Elle retrouvera votre trace.
  • Vous faites construire un nouveau bâtiment ? Montez un blog !
  • Vous lancez une réflexion en interne sur la politique documentaire ? Sur les services aux usagers ? Make them laugh Montez un blog !
  • Vous ne foutez rien ? Montez un blog (tous les collègues seront d’autant plus intéressés !!!)

Vous redoutez d’y passer du temps ? D’étaler au grand jour vos difficultés ?

D’une part, monter votre blog de bibliothèque, lié à un projet (mais, pourquoi pas ? prolongé par la suite) vous apportera sans doute plus que ce que vous attendiez : réflexions et commentaires des lecteurs ne sont pas que critiques acerbes et stériles ! Et la simple mise au propre avec démarche explicative des actions engagées permet de clarifier beaucoup de choses.

Ensuite, et surtout, vous apprécierez que d’autres fassent de même, et que lors du projet suivant (après la réinformatisation viendra le portail documentaire ou le résolveur OpenURL) vous puissiez vous inspirez de vos précédesseurs.

C’est là une démarche que tous les professionnels des bibliothèques connaissent déjà : je passe un peu de temps pour la communauté, pour escompter recevoir d’elle bien davantage. Un calcul mesquin, généreux, et fréquent sur le web.

Enfin, cela évitera à des blogueurs au sein de votre établissement de devoir s’en charger à titre individuel et sur leurs soirées et week-end. En outre, la manière dont un biblioblogueur parle de l’OpenURL n’a rien à voir avec les problématiques de mise en place d’un tel outil à l’échelle d’un établissement : sur un blog institutionnel, on est obligé d’embrasser toutes les problématiques — pas seulement le choix de l’outil, mais la formation des collègues et des usagers, l’intégration de ce nouveau “truc” (mal compris, mal maîtrisé) au sein des autres services en ligne, etc.

Mais l’essentiel, c’est : il faut mettre quelque part, n’importe où ou presque, ces retours d’expérience, de manière que la communauté puisse en profiter sous la forme d’un moteur de recherche simple et efficace.

NB : notez bien que si vous voudriez disposer d’un moteur de recherche dans les biblioblogs mais indexant aussi le site de la BnF et celui de l’Enssib (BBF compris), rien ne vous empêche de créer en 3 minutes votre propre moteur avec ce que vous voulez dedans, même si c’est plusieurs centaines de sites (la seule condition étant que la liste des URL existe quelque part…).

Cela dit, dans le cas d’un moteur de biblioblogs, il est vivement conseillé de l’actualiser en s’abonnant au flux RSS de la page Biblioblogs de Bibliopedia, pour y ajouter toutes les créations de nouveaux blogs (màj hebdomadaire ou bi-hebdomadaire)

Bouillon collaboratif : dédoublonnage

Voir les billets précédents sur le Bouillon des bibliobsédés 2.0 :

S’abonner au Bouillon (RSS)

Dans les 15-20 sources, il y a forcément des informations qui seront signalées plusieurs fois par les veilleurs.

Les objectifs étaient

  1. de les dédoublonner
  2. de faire valoir le nombre de fois où la même info était partagée (le taux de recommandation rend à peu près compte de l’importance, intelligence, pertinence de l’info)
  3. d’indiquer, dans l’item dédoublonné, par qui il avait été partagé.
  4. de conserver éventuellement les commentaires rédigés par les différents veilleurs.

Pour ce billet, on verra juste les deux premiers points

Module Unique (dédoublonnage)

Yahoo Pipes propose un module de dédoublonnage, sur un seul critère

Rappelons qu’à la source, on a une fusion de 17 flux RSS où les items ont été retriés par date de publication. S’y trouvent donc des billets, articles , etc. identiques, partagés plusieurs fois.

Cela constitue un gros fichier XML de 100 à 200 items, comportant chacun :

  • un titre (item.title)
  • une URL (item.link)
  • une “description” (item.description) = contenu du billet
  • une date de publication (item.pubDate)
  • une “origine” (rajoutée à la source) = nom du veilleur

Le critère URL du billet (item.link) est le plus pertinent pour dédoublonner, évidemment.

Le module Unique fonctionne de la manière suivante :

  • Pour chaque item, il prend en compte le lien.
  • Il regarde dans la suite du fichier XML traité s’il y a des liens identiques.
  • S’il en trouve, il les supprime.
  • Dans le  1er item rencontré, le seul conservé, il stocke dans un nouveau champ item.y:repeatcount le nombre de fois où il a repéré le même lien.

Indication du nombre de recommandations

La valeur du champ item.y:repeatcount doit être ajoutée au titre, entre parenthèses.

Pour cela, on utilise une boucle (Loop) : pour chaque item, on concatène :

  • le titre
  • suivi d’une parenthèse “(” avec le signe “+”
  • suivi de l’indication du nombre de fois où l’item aura été partagée
  • suivi de la parenthèse fermante “)”

Et cette concaténation est mise comme nouveau titre

Ce qui donne :

Problèmes

Le module Unique ne conserve que le premier item rencontré.

Donc si, en dehors du critère “item.link”, il y avait des informations différentes dans les différents items dédoublonnés, celles stockées dans les items supprimés sont oubliées.

Par exemple :

Un veilleur utilise Google Reader (appelons-le Lully) pour partager sa veille, un autre utilise Delicious (appelons-le Couperin1).
Ils partagent par hasard le même billet.
Si Lully a le premier mis ce billet en partage, celui-ci se retrouvera fusionné dans le pipe commun, avec dans le champ “Description” l’intégralité du billet.
Ensuite Couperin partage ce billet à son tour. Lors du dédoublonnage, c’est celui de Couperin qui sera conservé.
Or dans Delicious le champ “Description” n’est renseigné qu’avec la description éventuellement mise par le veilleur.
Donc dans le résultat final, l’item ne fournira plus le contenu du billet

Donc selon l’ordre dans lequel le même billet a été partagé, vous retrouverez son contenu dans le Bouillon… ou non.

Autre problème : dans l’item final, le seul champ “Origine” conservé sera celui du dernier veilleur, le billet eût-il été partagé 8 fois !

De même, si les 8 veilleurs ont rajouté un commentaire lors du partage, seul le plus récent sera conservé.

Bref, une perte d’information importante dans le cadre d’une veille collaborative (puisqu’elle rend compte et légitime le résultat final).

Donc les prochaines fois, on verra les plus gros morceaux : récupération de la liste des “origine”, et de la liste des “commentaires”. Sachant que j’ai aussi plusieurs autres billets à finir…

___________________________

1. Parce que c’est un autre compositeur de l’époque moderne.

Lien Electre -> Sudoc limité à votre bibliothèque

En complément au billet précédent (et en étant persuadé que vous vous y perdrez entre tous ces billets) :

  1. vous pouvez générer sur Electre un lien vers votre Opac
  2. vous pouvez générer sur Electre un lien vers le Sudoc
  3. vous pouvez générer sur Electre un lien vers le Sudoc, avec une restriction sur votre établissement.

Il faut reprendre l’URL donnée au billet précédent en rajoutant le paramètre (ILN=qqchose) propre à votre établissement.

Sous la forme :

http://www.sudoc.abes.fr/DB=2.1/SET=21/TTL=1/CMD?ACT=SRCHM&ACT0=SRCH&MATCFILTER=Y&MATCSET=Y&NOSCAN=Y&PARSE_MNEMONICS=N&PARSE_OPWORDS=N&PARSE_OLDSETS=N&IMPLAND=Y&IKT0=7&TRM0={Isbn}&ILN_DEP_BIB=ILN&ADI_ILN=[numéro_de_votre_établissement]&screen_mode=Recherche&

Attention :

  • si l’ISBN n’est pas présent dans vos collections, le Sudoc indiquera 0 résultat (sans rappel de la recherche), si bien que vous ne pourrez vérifier s’il a correctement formulé la requête. Faites donc un test dans Electre sur un document que vous savez être dans vos collections pour vous assurer d’avoir bien saisi l’URL modèle.
  • Si l’ISBN est dans vos collections, vous arriverez directement sur la liste des localisations.

Voici la liste des valeurs pour tous les établissements :

157 AIX-EN-PROVENCE-LEST
2 AIX-MARSEILLE1-SCD
3 AIX-MARSEILLE2-SCD
4 AIX-MARSEILLE3-SCD
5 AMIENS-SCD
6 ANGERS-SCD
167 ANGERS-UCO
8 ANTILLES-GUYANE-SCD
165 ATHENES-ECOLE FRANCAISE
10 ARTOIS-SCD
11 AVIGNON-SCD
101 BELFORT-UTBM
12 BESANCON-SCD
110 BEZIERS-CIRDOC
171 BORDEAUX-IUFM-AQUITAINE
15 BORDEAUX-DDOC
24 BOURGOGNE-SCD
16 BREST-SCD
133 BREST-NANTES-IFREMER
17 BRETAGNE SUD-SCD
18 CAEN-SCD
105 CERGY PONTOISE-ESSEC
19 CERGY PONTOISE-SCD
21 CLERMONT-FERRAND-BCIU
22 COMPIEGNE-SCD
23 CORSE-SCD
155 ENSAM-ESTP
25 EVRY-VAL D’ESSONNE-SCD
177 FONTAINEBLEAU-INSEAD
26 GRENOBLE1 ET INPG-SICD
27 GRENOBLE2 ET 3-SICD
151 GRENOBLE-IUFM
149 INRIA
161 INSTITUT TELECOM
29 LA REUNION-SCD
30 LA ROCHELLE-SCD
31 LE HAVRE-SCD
32 LE MANS-SCD
33 LILLE1-SCD
34 LILLE2-SCD
35 LILLE3-SCD
175 LILLE-UNIVERSITE CATHOLIQUE
148 LIMOGES-IUFM Limousin
36 LIMOGES-SCD
37 LITTORAL-SCD
38 LYON1-SCD
39 LYON2-SCD
40 LYON3-SCD
41 LYON-BIU ENS-LSH
107 LYON-DOC’INSA
134 LYON-Ecole centrale
128 LYON-ENS SCIENCES
106 LYON-FACULTES CATHOLIQUES
141 LYON-INRP
176 LYON-ISH
154 LYON-IUFM
146 MADRID-Casa de Velazquez
119 MARNE LA VALLEE-CTLES
42 MARNE LA VALLEE-SCD
44 METZ-SCD
45 MONTPELLIER-BIU
46 MULHOUSE-SCD
147 NANCY-INIST
47 NANCY1-SCD
48 NANCY2-SCD
94 NANTERRE-BDIC
158 NANTERRE-BDIC Fonds cyrillique
49 NANTES-SCD
50 NICE SOPHIA ANTIPOLIS-SCD
51 ORLEANS-SCD
52 POLYNESIE-SCD
53 NOUVELLE-CALEDONIE-SCD
54 PAU-SCD
55 PERPIGNAN-SCD
56 POITIERS-SCD
57 REIMS-SCD
138 RENNES-AGROCAMPUS OUEST
166 RENNES-IEP
139 RENNES-INSA
163 RENNES-IUFM-BRETAGNE
58 RENNES1-SCD
59 RENNES2-SCD
173 ROME-ECOLE FRANCAISE
140 ROUEN-INSA
60 ROUEN-SCD
61 SAINT ETIENNE-SCD
20 SAVOIE-SCD
62 STRASBOURG-BNU
150 STRASBOURG-IUFM Alsace
63 STRASBOURG1-SCD
64 STRASBOURG2-SCD
65 STRASBOURG3-SCD
66 TOULON-SCD
153 TOULOUSE-IUFM
67 TOULOUSE-SICD
68 TOURS-SCD
69 TROYES-SCD
70 VALENCIENNES-SCD
102 VANDOEUVRE LES NANCY-INPL
71 VERSAILLES-SCD
108 VILLEURBANNE-ENSSIB
72 PARIS1-SCD
73 PARIS2-SCD
74 PARIS3-SCD
75 PARIS4-SCD
76 PARIS5 DESCARTES-SCD
77 PARIS6-SCD
79 PARIS7-SCD
80 PARIS8-SCD
81 PARIS9 DAUPHINE-SCD
82 PARIS10-SCD
83 PARIS11 ORSAY-SCD
84 PARIS12-SCD
85 PARIS13-SCD
95 PARIS-ACAD. NAT. MEDECINE
144 PARIS-Acad. Sciences Outremer
156 PARIS-Bib. Litt. J. Doucet
129 PARIS-Bib. Sainte Barbe
88 PARIS-Bib. Sainte Geneviève
91 PARIS-BIUM
92 PARIS-BIUP
172 PARIS-BSI LA VILETTE
130 PARIS-BULAC
104 PARIS-CIUP
178 PARIS-Cité architecture et patrimoine
145 PARIS-CEDOC
135 PARIS-CNAM
99 PARIS-COLLEGE DE FRANCE
87 PARIS-CUJAS-BIU
136 PARIS-Ecole centrale
124 PARIS-Ecole Nat. des chartes
142 PARIS-CACHAN-ENS
159 PARIS-ENS ULM
120 PARIS-Fondation Sciences Politiques
160 PARIS-JOUY-EN-JOSAS-HEC
96 PARIS-INSTITUT DE FRANCE
143 PARIS-INED
90 PARIS-INHA
137 PARIS-Institut Pasteur
162 PARIS-IUFM
169 PARIS-ORSAY-Jacques Hadamard
93 PARIS-JUSSIEU-BIUS
97 PARIS-Mazarine
164 PARIS-MSH
98 PARIS-MNHN / MUSEE HOMME
126 PARIS-Musée du Quai Branly
100 PARIS-MEUDON-OBSERVATOIRE
168 PARIS-Service Santé des armées
86 PARIS-SORBONNE-BIU
121 PARIS-SORBONNE-GEOGRAPHIE
174 PARIS-Institut Catholique
200 ALSACE-Centre régional Sudoc-PS
201 AQUITAINE-Centre régional Sudoc-PS
202 AUVERGNE-Centre régional Sudoc-PS
203 BOURGOGNE-Centre régional Sudoc-PS
204 BRETAGNE-Centre régional Sudoc-PS
205 CENTRE-Centre régional Sudoc-PS
206 CHAMPAGNE ARDENNE-Centre régional Sudoc-PS
207 FRANCHE-COMTE-Centre régional Sudoc-PS
208 ILE-DE-FRANCE-BIOLOGIE-Centre régional Sudoc-PS
209 ILE-DE-FRANCE- SCI.HUMAINES-Centre régional Sudoc-PS
210 ILE-DE-FRANCE-DROIT SCI.ECON.-Centre régional Sudoc-PS
211 ILE-DE-FRANCE-LANGUES ORIENT.-Centre régional Sudoc-PS
212 ILE-DE-FRANCE-MEDECINE-Centre régional Sudoc-PS
213 ILE-DE-FRANCE-PHARMACIE-Centre régional Sudoc-PS
214 ILE-DE-FRANCE-SCIENCES JUSSIEU-Centre régional Sudoc-PS
215 ILE-DE-FRANCE-ART ARCHEOL.-Centre régional Sudoc-PS
217 ILE-DE-FRANCE-ECON.GESTION-Centre régional Sudoc-PS
218 ILE-DE-FRANCE-SCIENCES ORSAY-Centre régional Sudoc-PS
219 LANGUEDOC ROUSSILLON-Centre régional Sudoc-PS
220 LIMOUSIN-Centre régional Sudoc-PS
221 LORRAINE-Centre régional Sudoc-PS
222 MIDI PYRENEES-Centre régional Sudoc-PS
223 NORD PAS DE CALAIS-Centre régional Sudoc-PS
224 BASSE-NORMANDIE-Centre régional Sudoc-PS
225 HAUTE NORMANDIE-Centre régional Sudoc-PS
226 PAYS-DE-LOIRE-Centre régional Sudoc-PS
227 PICARDIE-Centre régional Sudoc-PS
228 POITOU-CHARENTE-Centre régional Sudoc-PS
229 P.A.C.A. MARSEILLE-Centre régional Sudoc-PS
230 P.A.C.A. NICE-Centre régional Sudoc-PS
231 RHONE-ALPES GRENOBLE-Centre régional Sudoc-PS
232 RHONE-ALPES LYON-Centre régional Sudoc-PS
233 ILE-DE-FRANCE-BNF-Centre régional Sudoc-PS

Lien vers l’Opac dans Electre — pourquoi pas un lien vers le Sudoc

Le lien depuis une notice Electre vers l’Opac permet de savoir si vous avez déjà l’ouvrage en stock.

Mais certains Opac ne permettent pas ce genre de rebonds… ou bien la structure de cette URL serait trop complexe à trouver.

Bref, pour ceux qui participent au Sudoc, vous pouvez tout aussi bien pointer vers la notice Sudoc, sur la page Localisation du document. Cela vous permettra en 1 clic de savoir si vous avez déjà l’ouvrage aussi bien que si vous pointiez vers votre Opac.

En terme de politique documentaire, ça peut du même coup vous donner une idée du nombre d’exemplaires disponibles en France ou dans votre ville avant de l’acheter.

Bref, pour les raisons que vous voudrez, ça peut être un lien intéressant. Donc pour cela il faut mettre dans le champ “Lien Opac” d’Electre :

http://www.sudoc.abes.fr/DB=2.1/SET=2/TTL=1/PRS=HOL/CMD?ACT=SRCHA&IKT=7&SRT=RLV&TRM={Isbn}

Recherche d’emplois : limitez votre recherche à votre département

Suite des outils mis en place hier, permettant d’afficher sur une carte les offres d’emploi de Bibliofrance et Biblioemplois (avec des difficultés d’affichage sur Google Maps mais pas sur Yahoo Pipes), voici la possibilité de limiter la liste des offres à son ou ses départements, avec

  • une projection cartographique
  • un flux RSS

Voir la vidéo (exemple sur une recherche d’emplois dans le Rhône et la Loire)

Utilisez ce pipe pour sélectionner votre(vos) département(s)

Notez au passage que Yahoo Pipes localise mal certaines villes sur la carte. En revanche si les villes apparaissent, même à de mauvais emplacements le fait qu’elles apparaissent atteste qu’elles sont bien dans les départements sélectionnés.

Peut-être aussi la production de la carte et du fil RSS prendra-t-elle quelques secondes de trop : il y a 5 pipes (je crois) qui “tournent” pour produire ce résultat.

Recherche d’emplois en bibliothèque – par zone géographique

1. Bibliofrance

Silvère l’avait mentionné dans son billet sur Bibliofrance : une carte de France des offres d’emplois publiée sur Bibliofrance est disponible sur cette page (du moins quand il n’y a pas d’erreur 503…), et on peut la retrouver sur Google Maps. La liste produite (disponible aussi sous forme de fil RSS) intègre l’intégralité des offres disponibles en ligne.

2. Biblioemplois

Biblioemplois, qui a été créé lors de la fermeture de Biblio-fr pour proposer une solution (au moins transitoire) à la disparition de Jobilise, a été assez rapidement classé dans le Top des blogs francophones de WordPress (3e place le 30 juin 2009).

Il m’a semblé utile d’en proposer aussi une carte (le fil RSS existe déjà), disponible elle aussi sur Google Maps si vous préférez l’affichage Google. La carte intègre les 75 dernières annonces.

3. Bibliofrance + Biblioemplois

Et bien évidemment, la fusion des deux sources (Bibliofrance + Biblioemplois) sur une carte unique (par simple fusion de deux pipes) est peut-être encore plus intéressante

Voici le résultat (sur Google Maps)

La même carte sur Yahoo

Rq 1 : Google Maps a tant d’informations à afficher qu’il ne peut le faire pour la carte de France entière : il vous faut zoomer sur votre région pour voir apparaître toutes les annonces de votre zone.

Rq 2 : comme après les avoir créés je n’utilise pas forcément moi-même ce genre d’outil, si dans quelques semaines vous constatez un dysfonctionnement (par exemple parce que Bibliofrance aurait changé de mise en page, d’où problème de récupération des données), n’hésitez pas à me le signaler.

Rq 3 : je vais essayer de trouver avec Yahoo Pipes une fonction qui vous permettrait de vous abonner au fil RSS pour votre région (c’est-à-dire non pas une ville précise, mais une zone géographique, correspondant à la portion de carte que vous voulez), et ceci pour Bibliofrance + Bibliofusion. <update>C’est fait !</update>

Rq 4 :  j’ai eu à faire beaucoup d’ “updates” dans les derniers billets, parce que je m’étais insuffisamment informé au préalable :-( . Alors s’il vous plaît, ne me dites pas que cette carte ne marche pas (ou alors, avec beaucoup de smileys) !

Expanding…

Bibli.othequ.es : deux mois plus tard

J’ai souvenir que Silvère avait signalé, lors de la publication de son billet “Quand un informaticien de 25 ans invente un SUDOC des bibliothèques publiques” (le 24 avril 2009), qu’il avait accru considérablement le nombre de consultations quotidiennes moyen de Bibliobsession.

Comme je voulais bénéficier moi aussi de la manne statistique que représentait la nouvelle, je m’étais fendu d’un billet sous un angle différent : comment rendre visibles, compréhensibles et aisément manipulables ce genre de services, que nous avons parfois tendance à faire proliférer ?

Concernant spécifiquement ce projet monté par Damiano Albani, et rendant un service prodigieux à nos lecteurs, comment faire en sorte qu’il soit réellement utilisé, sachant qu’il nécessitait de leur part une série de manipulations ?

Pour poser la question différemment : comment réduire au maximum pour ses lecteurs la complexité et le nombre des manipulations pour bénéficier de la fonction développée par Damiano ?

Avant de répondre à cette question, j’avais dans l’idée de comparer d’abord la liste des bibliothèques que Damiano avait intégré à son outil — avec les sites web des bibliothèques, pour décompter celles qui mentionnaient ledit outil. Le dernier billet de Bertrand Calenge m’incite à rebondir plus tôt que prévu (toujours dans le même esprit “parasite” consistant à bénéficier des centres d’intérêts du jour… — soit dit en passant, je n’ai malheureusement rien réussi à trouver sur Michaël Jackson, pas même un pipe, sinon vous y auriez eu droit aussi ;-) ).

Un service en 5 étapes

De toute façon, un rapide sondage sur Yahoo Site Explorer (pages pointant vers le site Bibli.othequ.es) fait voir clairement qu’aucune bibliothèque n’a exploité l’information à destination de ses lecteurs. Plusieurs collègues (dont Bertrand Calenge, d’ailleurs), considèrent que c’est finalement un outil bien pratique pour les professionnels des bibliothèques, mais qu’il est difficilement envisageable de le présenter aux lecteurs. En effet celui-ci doit :

  1. Utiliser Firefox
  2. Installer Greasemonkey
  3. Aller sur bibli.othequ.es
  4. Sélectionner sa ou ses bibliothèques sur la carte
  5. Télécharger le script

On estime assez vite que cette série d’étapes est éliminatoire. Du reste, je suis d’accord.

Mais il me semble qu’il y a eu une incompréhension sur l’outil, due notamment à la manière dont Damiano l’a présenté lui-même. En effet le site met en avant le côté Catalogue collectif. Silvère a fait de même (en évoquant un Sudoc des bibliothèques publiques). C’est effectivement un aspect extrêmement intéressant de l’outil.

Mais une bibliothèque n’aurait-elle pas tout à gagner à oublier cet aspect-là, pour se concentrer sur la dissémination de ses collections (et seulement des siennes) ?

Un service en 2 étapes

Voici comment je vois les choses :

  • L’internaute cherche avant tout des ouvrages en cherchant sur Google. Donc il tombe sur Amazon.
  • Une fois sur Amazon, il faut lui fournir une information sur la disponibilité du titre dans sa (et non ses) bibliothèque.

Hypothèse : vous êtes bibliothécaire et vous voulez mettre en avant ce service pour votre bibliothèque :

  1. Après avoir installé Firefox et l’extension GreaseMonkey, vous allez sur bibli.othequ.es
  2. Vous sélectionnez votre bibliothèque (et pas une autre, et pas plusieurs)
  3. Vous téléchargez ainsi un script qui va se “ranger” dans l’extension GreaseMonkey
  4. Vous avez la possibilité de récupérer le texte du script en question (ouvrable avec WordPad). Il est spécifique à la sélection que vous avez faite. Cf. vidéo pour récupérer un script téléchargé dans GreaseMonkey.
  5. Vous “enregistrez sous” le texte en question, vous le déposez sur un espace accessible en ligne, et vous le proposez au téléchargement sur une page de votre site web (appelez le fichier bibliotheques.user.js – .js étant l’extension des fichiers JavaScript).

<update>J’ai fait une erreur à l’étape 5, dans mon interprétation du fonctionnement du script. Cf. discussion en commentaires. J’aurais dû me renseigner plus avant, mais je n’ai pas envisagé que le script ne contenait pas la sélection des bibliothèques. C’est idiot de ma part et ça fausse l’ensemble du raisonnement — sauf si l’outil évolue, naturellement :-) </update>

Ainsi, sur la page en question, vous pouvez titrer : Retrouvez nos collections en surfant librement sur Internet ou quelque chose comme ça, et limiter la démarche à deux étapes (pour ceux qui ont Firefox)

  1. Télécharger GreaseMonkey (pour éviter à vos utilisateurs de passer par le site Add-ons de Mozilla, pointez directement sur le fichier d’extention https://addons.mozilla.org/fr/firefox/downloads/latest/748/addon-748-latest.xpi). Vous voyez dans le nom du fichier qu’il s’agira toujours de la dernière version.
  2. Télécharger le script que vous avez mis sur votre serveur

Et oubliez le passage par bibli.othequ.es et la sélection sur la carte.

Un service en 1 étape ?

Je ne sais pas si vous vous souvenez : je m’étais efforcé d’expliquer clairement (mais pas “simplement”, j’en ai conscience) comment proposer à vos lecteurs une extension OpenURL Referrer préparamétrée. Cela dans le but d’éviter de se lancer dans des explications sur le mot “openurl” et le détail du paramétrage de l’extension (version 0.1 ou 1.0 ? etc.)

J’ai dans l’idée qu’il doit être possible de proposer sur son site l’extension GreaseMonkey contenant déjà le script de votre bibliothèque.

Vous n’auriez plus qu’à dire à vos lecteurs : cliquez ici, et vous n’aurez plus jamais besoin d’aller sur notre catalogue, vous pourrez retrouver nos collections partout ailleurs !

(c’est un peu à cela que je pensais quand, dans mon uchronie version “Dissémination” (piste 3), je mentionnais les livres des bibliothèques dans tous les rayons Fnac.)

Donc oui, comme le dit Bertrand Calenge, tous les acquéreurs (du moins ceux dont les catalogues ont déjà été paramétrés par Damiano) devraient doivent installer cet outil. Mais je suis sûr qu’on peut encore trouver une solution satisfaisante pour en faire bénéficier aussi nos lecteurs. Parce qu’après tout, ce n’est pas à nous que nos propres Opac font le plus peur ! ;-)

De la difficulté technique des blogs et RSS par rapport aux listes de diffusion

Je constate qu’il devient urgent que j’écrive un petit quelque chose sur cette question, suite à ce qui a notamment été dit dans ce commentaire mais aussi ailleurs.

Je précise que ceci n’est que mon avis (qui par essence ne vaut pas  mieux que le vôtre), et qu’il m’est déjà arrivé d’en changer. Donc je dis ce que je pense en ce moment, et vous êtes en droit d’espérer de me faire changer d’avis ! Je préfère le préciser car il m’est déjà arrivé de lire, à propos d’autres débats et concernant d’autres débatteurs (on ne parlait pas de moi !) : il se prend pour le censeur suprême, ayant droit de donner une opinion définitive sur tout.

Sur les blogs, l’opinion est rarement définitive, et la pensée y est presque consubstantiellement évolutive. C’est un peu ce que je disais dans ce commentaire chez Bertrand Calenge.

Je conteste que l’on juge élitiste l’usage des fils RSS : il me semble au contraire élitiste de prétendre que seule une “élite” saura s’en servir, et que les petits, les sans-grade, n’y arriveront jamais. Cela dénote une forme de mépris condescendant pour les catégories B et C, un pessimisme quant à leurs capacités que je ne partage pas.

Mais reprenons du début : pourquoi est-ce que le mail a été bien adopté par tous les collègues des bibliothèques ?

Le mail : facile ou obligatoire ?

“Parce qu’il ne nécessite aucune compétence technique, aucune maîtrise de l’informatique” ? (sous-entendu : à la différence des fils RSS). Je prétends que non.

Je suis convaincu que si le mail a été si largement adopté par tous les collègues de toutes les catégories, c’est parce que son utilisation et sa maîtrise (minimale) est devenue obligatoire pour assurer ses missions : certaines informations ne sont accessibles qu’en ouvrant sa boîte mail, certains contacts ne sont envisageables que par mail. Donc l’agent est contraint d’utiliser sa messagerie. Et il apprend à s’en servir.

Ca, c’était mon premier point.

Les fils RSS : entre technicité et motivation

Mon second point : pour avoir assuré des formations aux fils RSS à Jussieu (très mal : je suis un exécrable formateur et je vais toujours trop vite : j’en demande encore pardon aux victimes) auprès des collègues de toutes catégories, je l’affirme haut et fort, à aucun moment je n’en ai regardé un, pendant une formation, en songeant “Celui-là est trop nul ! il est perdu pour les fils RSS.”

Non, il n’est pas difficile de maîtriser les fils RSS : pas plus que d’être abonné à des podcasts sur iTunes (le concept est exactement le même). Et si j’admets qu’il faille une formation pour beaucoup de monde, les outils sur Internet, à commencer par le navigateur web lui-même, sont conçus autour des fils RSS beaucoup plus qu’autour des mails et en facilitent l’utilisation.

Il est loin le temps (vous n’avez qu’à abandonner Internet Explorer 6, enfin ! on en est à la version 8 !) où l’affichage du flux RSS montrait un fichier XML brut.

Sur Le Monde, en 2 clics vous êtes abonnés à la rubrique que vous voulez. Combien de temps pour recevoir du même site les mêmes informations par mail ?

La seule difficulté, comme pour tous les autres domaines, c’est la motivation des personnes à changer de pratiques.

Une médiation numérique

Enfin (troisième point), ainsi que je le suggérais dans mon billet précédent, dans chaque établissement (avec ou sans intranet) peut émerger un médiateur capable de transformer un (ou plusieurs) fils RSS en abonnements par mail, via une fonction simple de Feedburner.

Donc techniquement la veille d’informations peut rester préservée : Biblio-fr n’était qu’un relai de la plupart des informations du monde des bibliothèques (“Je vous signale que j’ai découvert…”) et non la source elle-même. Ou c’était un outil de diffusion d’informations dont l’ampleur était réduite (“exposition de peintures à la médiathèque”).

Un dernier message à Hervé (et à beaucoup d’autres)

J’aime la technique, c’est vrai. Je l’avoue. Il y a un plaisir à la maîtriser, à l’employer, la manipuler.

Tous les informaticiens que je connais jouent avec leur machine (ils veulent dire par là qu’ils travaillent).

Je n’attends pas de tous mes collègues qu’ils aient ce plaisir et cette maîtrise.

Mais mon plus grand plaisir n’est pas d’étaler mes compétences : c’est d’arriver à leur masquer la technicité pour qu’ils en viennent à utiliser des outils d’un usage simple. Sur l’OpenURL, j’essaie de réfléchir pour que cette technologie soit le plus transparente possible pour l’usager. Sur ce blog, je m’adresse à des collègues étant plutôt technophiles aussi (je ne m’adresse pas au lectorat de Biblio-fr !) pour leur suggérer des pistes afin de rendre familière, voire transparente, cette technique aux collègues ou aux usagers.

En définitive, voici à quoi se résoud la “maîtrise” des fils RSS :

  1. j’ai un compte Google ou Netvibes (comme j’ai un compte de messagerie).
  2. je vais sur un site
  3. je clique dans la barre d’adresse
  4. c’est fini : je peux suivre l’actualité du site

C’est plus rapide que d’écrire une adresse mail. Et ce n’est pas plus technique.

Je le réaffirme pour ceux qui auraient lu trop vite ce billet : l’adoption du mail supérieure à l’adoption du fil RSS n’a rien à voir avec la difficulté d’utilisation, mais avec le degré d’obligation.

C’est en tout cas mon avis (ça aussi, je l’ai déjà précisé au début, mais je préfère le redire : l’espace de commentaires est là pour vous).

La preuve : ma mère n’arrive pas à se servir de sa messagerie. Pourquoi ? Parce qu’elle n’en a pas besoin dans son travail. Si vous êtes dans une “communauté” (une classe de collège, par exemple) qui chatte tous les soirs, vous serez “obligés” de vous mettre au chat.

La différence entre RSS et messagerie : les récalcitrants technologiques ne pouvaient se permettre de l’être face au mail. Ils auront cette option face aux fils RSS.

Dernière info : Thunderbird et Outlook 2007 intègrent les fils RSS (et ce n’est pas ma faute si Outlook 2000 et 2003 ont plusieurs années de retard).

Construire l’après-biblio-fr : petite proposition pour la veille

Je n’ai aucune proposition construite et élaborée pour “remplacer” Biblio-fr. Il ne sert à rien d’ailleurs à mon avis de vouloir recréer un site ex nihilo en espérant reconstituer la “communauté” des 17.000 inscrits.

Ne fantasmons plus sur ce chiffre, qui ne signifie pas grand chose en soi et essayons plutôt de définir quels étaient les services que rendait Biblio-fr, et comment y répondre désormais.

J’irai plus loin (je suis fou !) : voyons comment y répondre mieux.

<add>Jean-Michel Salaün suggère ici que finalement, Biblio-fr n’est peut-être pas si mort que ça.
Je ne suis ni pour ni contre cette fermeture, je ne me réjouissais pas de sa disparition et si d’une manière ou d’une autre “on” arrive à le faire revivre, je ne m’en plaindrais pas. Disons que dans la vie en général, j’ai une tendance fataliste et résignée : j’admets qu’une information telle que “Biblio-fr ferme” ou “Pascal Sevran est mort” est par nature définitive.
Parfois je me trompe et c’est très bien ainsi, mais je n’y mets aucun parti pris ni aucune intention maligne.
Disons que, faute de connaître l’avenir, je pars d’une hypothèse d’école qui serait : “Tiens, mais que ferait-on si Biblio-fr n’existait pas ?”</add>

Dans la liste des propositions (je ne suis pas seul sur les rangs : plusieurs messages — pas les plus nombreux ! — publiés sur Biblio-fr avancent également des pistes) qui seront lancées d’ici à septembre, la plupart s’effondreront d’elles-mêmes, inadaptées pour plusieurs raisons possibles et combinables :

  • inadaptées aux besoins initiaux
  • inadaptées aux compétences techniques de leurs utilisateurs présumés (je pense à cette phrase : “Croire que tout le monde manie les fils RSS ou les agrégateurs est une illusion élitiste.” J’aurai très envie d’y revenir à l’occasion, car elle est vraie, sans doute, mais je n’arrive pas à considérer cette véracité comme une fin).
  • inadaptées car correspondant aux besoins qui avaient fait créé Biblio-fr, mais n’ont plus lieu d’être aujourd’hui

Donc la proposition que je fais ici en fera peut-être partie. En même temps, je persiste à la faire car :

  1. pour qu’à la fin, puissent émerger les “bonnes” solutions, il faut bien qu’une masse critique existe
  2. vous pouvez y suggérer des améliorations
  3. cela peut vous donner d’autres idées

Bref, je pars du besoin suivant : comment désormais se tenir au courant de l’actualité des bibliothèques, quand on ne connaissait rien d’autre que Biblio-fr ?

Donc, dans le cas présent, je ne me soucie pas des producteurs de messages, mais des lecteurs. Savoir où les dispenseurs d’infos pourront désormais publier n’est pas le plus important, finalement : sur Biblio-fr comme ailleurs, les contributeurs étaient moins importants que les lecteurs, et c’est aux lecteurs que je m’intéresse pour le moment.

La proposition est simple : si vous avez un intranet, vous pouvez y prévoir une page “Actualités du monde des bibliothèques” qui afficherait un flux RSS intégrant lui-même plusieurs flux.

La difficulté technique ne doit arrêter personne : les outils existent, pour fusionner des flux comme pour les afficher sur une page web. Et cette difficulté ne concernerait qu’une seule personne. Or (j’espère qu’) il se trouve bien une personne par SCD capable de manipuler un peu les fils RSS.

Je vous propose un pipe (qui s’étonne ? qui sourit d’un air narquois ? — au fait, ça se prononce “paÿpe”), qui fédère plusieurs sources. Au titre initial de chaque source il ajoute le nom de celle-ci :

Un module Loop intègre un module String Builder, qui concatène “[Bibliobsession]” + “Titre de l’item”

On fusionne tout ça, on trie par date de publication, et on tronque à 20 items.

J’ai préparé ce pipe avec 12 sources, ce qui n’est déjà pas si mal. Vous pouvez le cloner et l’adapter selon vos préférences.

Précision sur les sources mises par défaut :

  • j’ai sous-représenté les sources diffusant une information “technologique”, parce que ce n’est pas une préoccupation globale d’une bibliothèque, et ceux que ça intéresse ont déjà généralement leurs sources d’information sur ce sujet dans leur agrégateur.
  • Et j’ai intégré des sources institutionnelles et associatives, parce qu’elles produisent aussi une information sous cette forme.

Donc avec cet outil, vous obtenez un fil RSS intégrable dans un intranet, diffusant une information sur divers sujets. Vous n’aurez pas tous les sujets intéressant vos collègues — mais c’était déjà le cas avec Biblio-fr ! Ainsi, j’ai mis S.I.Lex, dont la richesse pédagogique sur les questions juridiques ne s’y retrouvait pas vraiment. En outre, vous pouvez aussi y intégrer le fil RSS de votre université ou de votre municipalité : ainsi vos collègues sauront enfin ce qui se passe dans un environnement un peu élargi :-) !

Yahoo Pipes propose un lien “Get as a Badge”, qui vous donne le code à insérer dans une page web “normale” pour y faire apparaître votre fil RSS.

Fournissez aussi l’adresse du fil RSS : si jamais des collègues savent ce que c’est…

“Oui, mais les mails, c’est quand même plus simple (et plus répandu) !”

Je ne le nie pas ! J’ai moi-même un très bon ami mail.

Donc à présent vous allez proposer à vos collègues un abonnement par mail à ce fil RSS. Vous allez voir, ça ressemblera beaucoup à Biblio-fr !

Créez un compte sur Feedburner (sauf si vous disposez déjà d’un compte Google : Feedburner appartient à Google et le compte du second peut resservir pour le premier).

Faites avaler le fil RSS par Feedburner, et allez dans l’onglet “Publicize”, pour activer la fonction “Email Subscription”

Voir le tutoriel vidéo

Feedburner vous donne un code à insérer dans la page web de votre intranet, pour qu’y apparaisse le formulaire d’inscription par mail au fil RSS.

Et pour finir je vous donne le code HTML d’une page très moche (sans couleurs) intégrant l’abonnement par mail et le contenu du fil RSS :

<html>
<head>
<title>Intranet – actualités</title>
</head>
<body>
<h1>Intranet – Actualités des bibliothèques</h1>

<!–Ici le formulaire d’inscription par mail–>

<form action=”http://feedburner.google.com/fb/a/mailverify” method=”post” target=”popupwindow” onsubmit=”window.open(‘http://feedburner.google.com/fb/a/mailverify?uri=ActualitsBibliothconomiques’, ‘popupwindow’, ’scrollbars=yes,width=550,height=520′);return true”>S’abonner aux actualités par mail : indiquez votre mail ci-dessous<br/>
<input type=”text” style=”width:140px” name=”email”/>
<input type=”hidden” value=”ActualitsBibliothconomiques” name=”uri”/>
<input type=”hidden” name=”loc” value=”fr_FR”/>
<input type=”submit” value=”S’abonner”/>
</form>

<!–Fin du formulaire d’inscription–>

<!–Ici le code pour insérer le fil RSS (code fourni par Yahoo)–>

<script src=”http://pipes.yahoo.com/js/listbadge.js”>
{“pipe_id”:”442cd973e9e5bae789b49ebef232e344″,”_btype”:”list”, “height”:”100%”, “width”:”40%”}
</script>

<!–Fin du code Yahoo–>

</body>
</html>

Et ce que ça donne à l’écran

Bon, c’est un peu plus joli quand le logiciel de gestion du site lui-même prévoit l’intégration de fils RSS (avec la charte graphique réutilisée). C’est le cas de Drupal, par exemple, comme dans Spip.

Voici ce que ça donne sur Confluence (logiciel de wiki) – sans le formulaire d’abonnement :
Copie d'écran - intégration d'un fil RSS sur Confluence

Voilà !

  • par ce biais vous diffusez une information sur le monde des bibliothèques (le choix des sources fera certainement l’objet de longues polémiques !)
  • vos collègues n’ont pas besoin de savoir ce qu’est un agrégateur (et vous n’avez pas besoin de les perturber en leur apprenant que les fils RSS existent, même s”ils savent — eux ou leurs enfants — utiliser des podcasts)

Si le résultat vous semble pertinent, si vous avez un peu suivi les tutoriels Yahoo Pipes, et si vous avez quelques connaissances en HTML (je m’adresse là à des personnes participant à l’enrichissement d’un intranet : logiquement ça devrait être le cas), vous ne devriez pas avoir de problème pour mettre ça en place.

Et la question technique ne doit pas vous arrêter : si vous avez un souci à une étape ou à une autre, mes coordonnées sont là.

Mais par ailleurs vous pouvez tout à fait juger que la solution proposée :

  1. est inadaptée : vous n’avez pas d’intranet !
  2. est inadaptée : ça ne permet pas du tout de retrouver la communauté Biblio-fr. Rappelez-vous que ce n’était pas mon objectif : ce que je visais, c’était permettre de disposer facilement d’une certaine actualité des bibliothèques. Constituer un des élément d’une communauté professionnelle, c’était un des autres rôles de Biblio-fr (mais ce n’en était pas une mission, ni à proprement parler un service).
  3. est inadaptée : pour retrouver la richesse du contenu de Biblio-fr (cf. ) il faut bien plus de 12 sources !
  4. est absurde : j’ai une vision exclusivement “technophile“, je suis un obsédé, et je ne vois pas que ce que je propose ne répond absolument pas au besoin de se tenir au courant de l’actualité des bibliothèques. Je ne saurai trop vous inviter à développer cette idée en commentaires (avec toute la courtoisie que l’exercice nécessite). Vous pouvez aussi en débattre sur Biblio-fr : je continue à suivre les messages par mon agrégateur.

PS : ce billet doit paraître pendant que je n’aurai pas accès à Internet. Ne m’en veuillez donc pas de ne pas répondre avant mardi :-)

PS 2 : il y a une prolongation possible de cette première proposition, pour ajouter un peu de souplesse dans un monde de brutes (pardon : dans ces sources “figées”). J’y reviendrai en début de semaine prochaine (sauf si entre temps vous m’avez montré le caractère illusoire de ce premier billet).

Les hybrides seront au congrès de l’ABF et annoncent le Bibliolab !

Juste un petit billet pour annoncer que le groupe bibliothèques hybrides de l’ABF sera sur le stand de l’ABF au Congrès annuel qui se tiendra à Paris du 11 au 14 Juin (stand A2).

Au programme : démonstrations, explications et rencontres avec les membres du groupe qui seront sur le stand. Nous nous chargerons également de faire des comptes rendus d’ateliers et de conférences sur le blog du Congrès, notamment par la diffusion des supports des intervenants. Nous alimenterons également un Twitter que vous pouvez suivre ici et retrouver dans la colonne de droite du blog du Congrès.

A l’heure où l’on s’interroge que les outils de partage en information documentation, nous aurons le plaisir de faire des démonstration du futur Bibliolab pour les congressistes qui passeront sur le stand. Pour les autres, le lancement officiel est prévu en Septembre prochain, probablement à l’occasion du Bookcamp. Histoire de vous mettre l’eau à la bouche voici ce dont il s’agit :

Issu d’une idée de Xavier Galaup, le Bibliolab est une plateforme animée par le groupe Bibliothèques Hybrides et qui constituera une partie du nouveau portail ABF. Il est consacré au numérique, aux TIC et s’articule autour de 3 objectifs :

  • Informer : grâce à des articles sur différentes thématiques
  • Former : grâce à la mise à disposition de tutoriels sur les applications proposées sur le Bibliolab mais aussi sur d’autres services
  • Expérimenter : grâce aux applications proposées sur le Bibliolab :
    • Se créer et utiliser un blog
    • Se créer et utiliser un agrégateur

Le Bibliolab mettra aussi en avant différentes ressources liées au groupe Bibliothèques Hybrides et à ses membres telles que :

Alors rendez-vous au congrès ou sur son blog, bande de bibliothécaires !

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