Retour de week-end : comment lutter contre l’indigestion après le repas dominical

Le retour au bureau le lundi matin est parfois indigeste : 1200 billets à lire. A moins d’avoir épluché son agrégateur pendant le week-end — mais cela, ça ne relève plus de la vocation mais du sacerdoce !

Bref, quand on revient de congés, de formations, de week-end ou de maladie — ou simplement lorsque le temps vous a manqué pendant quelques jours –
la perspective de devoir ouvrir son agrégateur RSS fait peur.

Honteusement détourné de Tintin et les Picaros, Hergé (Casterman)

Beaucoup connaissent et utilisent déjà le Bouillon, produit par une vingtaine de veilleurs sous la férule bienveillante du Bibliobsédé.

Mais le Bouillon, c’est déjà une soixantaine d’articles par jour (sans compter tous vos autres abonnements).

Alors que le Nectar, c’est environ 10 billets par jour seulement : seuls les articles sélectionnés par au moins deux veilleurs du Bouillon entrent dans le Nectar.

LE NECTAR, POUR NE PAS TOUT AVOIR, MAIS SANS RIEN MANQUER

Lirographe, nouveau biblioblog

Lirographe, un nouveau biblioblog consacré à la politique documentaire. Voilà une excellente nouvelle :  ça nous/vous changera de ces trucs de pseudo-informaticien-bricoleur :-)

Bien évidemment, le blog est déjà dans le moteur de biblioblogs

Astuce 9 : Comparer deux listes de valeurs

Après la fonction SOMME sous Excel (et encore !), c’est la fonction NB.SI qui me sert le plus souvent sous Excel.

Je dois régulièrement comparer des listes de valeurs :

  • Listes d’ISSN issues de deux sources différentes
  • Listes d’ISBN
  • Listes de noms
  • etc.

pour y trouver quelles valeurs sont présentes dans une liste et pas dans l’autre.

Par exemple j’ai ceci :

Et je veux savoir quelles valeurs présentes dans la liste 1 ne sont pas dans la liste 2.

Pour l’exprimer à la manière d’Excel : pour chaque cellule de la colonne A, je vais examiner toute la colonne B.

C’est à ça que sert la fonction NB.SI, à qui je vais indiquer la colonne B comme “plage” et la cellule A2 comme “critère”

Remarque importante : de manière logique, on pense d’abord à la valeur recherchée. Dans Excel, il faut d’abord indiquer où cette valeur va être recherchée (la plage).

Donc en cellule C2, j’écrirai : =NB.SI(B:B;A2).

Ecrire “B:B” permet de définir toute la colonne B. Si seule une partie de cette colonne m’intéresse (les cellules B2 à B65), j’écrirai : “=NB.SI(B2:B65;A2)

Si Excel trouve la valeur de la cellule A2 dans la colonne B (280041459), il m’affiche 1. S’il ne la trouve pas, il m’affiche 0.

Voir la vidéo Voir la vidéo (ce sera certainement plus clair !)

Une fois que ma colonne C est pleine de 1 et de 0, j’utilise un filtre pour n’afficher que les 1 : je vois ainsi dans la colonne A la liste des nombres présents dans la colonne B.

Pour comparer des listes de noms

Si vous devez comparer des noms (c’est-à-dire des chaînes de lettres) au lieu de chiffres, pensez aux problèmes d’accents et de majuscules (la fonction NB.SI considère que “Lully” et “LULLY” sont deux choses différentes). Comparez plutôt deux listes qui sont toutes les deux en majuscules et sans accent, par exemple (rappel : pour passer un ensemble de mots en lettres capitales, c’est par là. Et si vos capitales restent accentuées en dépit de vos efforts, c’est par ici)

Sous le tableur d’OpenOffice

La fonction NB.SI est exactement la même : on indique la plage, puis le critère.

Une nuance : la colonne complète ne peut pas se désigner “B:B”. Il faut obligatoirement mettre : “B1:B600″ (ou B1:B30000). Ou alors il existe une syntaxe que je n’ai pas trouvée.

Autre utilisation possible de cette fonction : décompter des occurrences

Si vous avez une liste d’informations, avec pour un champ un nombre limité de valeur (par exemple : une liste de titres avec des années de publication), vous pouvez décompter le nombre d’occurrences de ces valeurs. La valeur (qui n’est donc pas une référence à une cellule) est alors mise entre guillemets.

Vieux #pypes : on me cache tout !

Pour mémoire : j’écris désormais “pypes” plutôt que “[yahoo] pipes” pour contraindre à une lecture anglicisante et accentuée du mot, et entraver toute lecture désordonnée du terme. Je ne l’emploie que lorsque la tournure porterait trop certains lecteurs à la grivoiserie…

J’ai voulu permettre via un lien dans le menu de ce blog un accès rapide aux outils mis en place pour la recherche d’emploi : comme j’ai des accès quotidiens venant de Biblioemplois, j’en conclus que cela correspond à un usage réel (regardez dans la colonne de gauche : le lien existe à présent).

J’ai mis en place deux pypes pour la recherche d’emplois en bibliothèque, tous deux fusionnant les offres parues sur Bibliofrance et sur Biblioemplois :

  1. une carte de France de ces offres d’emplois
    Utiliser l’outil / voir le billet explicatif
  2. la possibilité de limiter l’affichage de ces offres à un ou plusieurs départements, avec abonnement RSS à la clé.
    Utiliser l’outil / voir le billet explicatif

Or, n’étant pas moi-même utilisateur de ces pypes, je n’en surveille pas l’efficacité.

Je m’aperçois au moment de proposer ces liens qu’aucun des deux pypes ne produit de résultat. Comme j’ai du mal à incriminer mon seul PC, j’en conclus que certains lecteurs sont passés par là, ont bloqué sur ces pypes bugués, et sont repartis…

Il me faut donc l’asséner ici : si vous tombez sur un billet vieux de plusieurs mois, mentionnant un pype (ou tout autre outil) qui vous semble d’un usage intéressant (même pour vous seul), et que vous constatez un dysfonctionnement, il faut absolument me le signaler !!!!

D’abord parce que mon honneur est en jeu, ensuite parce que c’est vraiment dommage pour vous et pour d’autres de laisser ces ruines en l’état, alors que je peux au moins essayer de les remettre debout.

LibX et Zotero pour les acquéreurs – une certaine utilisation de ces outils (2/2)

Si un acquéreur trouve sur une page web une référence d’ouvrage, et si cette référence fournit l’ISBN, il peut désormais (avec LibX) basculer en un clic sur un site Zotero-compatible fournissant ladite référence).

Mais très souvent il ne trouvera que le titre et l’auteur (peut-être aussi l’éditeur et l’année, mais la combinaison Titre+Auteur devrait suffire).

LibX permet aussi, de la même manière que pour l’ISBN, en utilisant le menu contextuel, de basculer sur le site en interrogeant Titre+Auteur.

Pour cela, il faut que chacun des “catalogues” paramétrés pour l’ISBN le soit aussi pour “Keyword” (correspondant à une recherche Titre-Auteur-Sujet dans une base).

Voir un exemple de paramétrage pour WorldCat : vidéo – 5 min (avec son)

Pour paramétrer une nouvelle base (par exemple WorldCat), il faut donc :

  1. aller sur la base et lancer une requête contenant un titre, un auteur et un ISBN (oui, je sais, c’est une requête absurde).
  2. récupérer l’URL de la requête
  3. dans cette URL, remplacer le titre et l’auteur par : %Y, et l’IBSN par : %i
  4. aller sur l’interface de LibX

Dans l’interface LibX, pour une édition existante,

  1. créer un nouveau catalogue (onglet Catalogs & Databases) par “Bookmarklet” (ou mettre à jour un catalogue existant).
  2. Cocher Required Settings pour afficher les champs obligatoires, et dans “Bookmarklet Search Options”, cliquer sur Change pour cocher “Keywords” (et en face : cocher CtxtMenu)
  3. Retourner dans l’onglet My Editions et cliquer sur “Build Edition” pour reconstruire une extension Firefox/IE, puis aller sur la page de test réinstaller cette extension.

Vidéo – quelques remarques d’utilisation pour conclure (2′25 – avec son)

Quelles URLs ?

  • Pour Amazon : http://www.amazon.fr/s/ref=nb_ss?__mk_fr_FR=%C5M%C5Z%D5%D1&url=search-alias%3Daps&field-keywords=%i%Y
  • Pour WorldCat : http://www.worldcat.org/search?q=kw:%Y+bn:%i&qt=advanced
  • Pour le Sudoc : Vous allez rire, je n’ai pas réussi à faire entrer dans LibX une URL contenant à la fois la recherche “Keyword” (%Y) et la recherche ISBN (%i). Je veux dire qu’une telle URL peut être obtenue dans le Sudoc, mais elle faisait bugger l’installation de l’extension. J’ai donc dû créer, à côté d’un catalogue “Sudoc ISBN”, un autre catalogue “Sudoc – Titre-Auteur”… En voici l’URL :
    http://www.sudoc.abes.fr/DB=2.1/CHARSET=UTF-8/SRCH?IKT=1016&TRM=%Y

Voir le résultat pour mon extension, qui comprend donc :

  • lien ISBN vers mon opac
  • menu contextuel ISBN vers Amazon, WorldCat, Sudoc
  • menu contextuel Titre-Auteur vers Amazon, WorldCat, Sudoc

Conclusion

Après tous ces paramétrages un peu complexes (mais depuis le début je trouve la configuration de LibX complexe), on peut enfin proposer aux acquéreurs une extension LibX qui :

  • permet de cliquer sur un ISBN pour savoir si nous avons déjà l’ouvrage
  • permet de sélectionner un ISBN puis par un clic droit basculer sur une base d’ouvrages proposant forcément l’ouvrage sous une forme Zotero-compatible
  • permet de sélectionner une combinaison Auteur-Titre pour basculer avec la même facilité.
  • A noter : un acquéreur ayant installé LibX peut estimer inutile d’avoir WorldCat, Amazon, le Sudoc et Google Books, par exemple. Il peut lui-même, dans les préférences LibX, n’enrichir son menu contextuel que de certains de ces rebonds.

Et donc ainsi exploiter pleinement Zotero comme gestionnaire de paniers pour acquéreurs, en combinaison avec Moccam-en-ligne.

Si vous ne vous en sortez pas mais que l’objectif vous semble désirable, vous pouvez travailler à plusieurs sur une même extension LibX.

Partagez-la vôtre avec moi ! (44” – avec son)

Les 5 étapes listées lors du 1er billet sur LibX et Zotero pour acquéreurs sont donc “assumées”. Mais j’ai manqué d’honnêteté en les listant : il reste encore ce qui est en amont de la 1ère étape, la manière dont sont trouvées les références.

Là-dessus, il n’y aura jamais de solution “ultimate” (pour reprendre une expression de Shaun le mouton). Mais j’espère faire bientôt des propositions sur cette question aussi.

Créer un nouveau style de bibliographie pour Zotero en 3 vidéos

Bon, c’est bâclé mais au moins c’est fait.

En fait, une vidéo suffit : celle-ci, qui présente en 5 minutes (avec son) l’interface de Simple Style Generator de Zotero.

Mais cette seconde vidéo-ci (5 minutes aussi) peut être nécessaire pour ceux qui voudraient rajouter des champs non proposés sur l’interface. En effet la demande m’est venue dans un commentaire d’expliquer un peu l’interface, or celle-ci ne permet pas de récupérer l’ISBN (et éventuellement tout autre champ un peu exotique : si on veut récupérer le champ de Notes parce qu’on y stocke systématiquement le prix des ouvrages ou ce genre de choses, par exemple).

La seconde vidéo rajoute la valeur de l’ISBN dans un style déjà créé. Cela passe par une intervention simple dans le fichier XML simple qui génère les références bibliographiques. Mais je n’y prends pas le temps d’expliquer ce que sont des balises XML, par exemple….

Et enfin, cette troisième vidéo (1 ‘30) explique comment retrouver l’intitulé d’un champ qu’on voudrait exporter dans une bibliographique.

En effet dans la vidéo 2, j’ai utilisé le champ ISBN, dont le nom (“ISBN”) était relativement intuitif. Pour “l’appeler” dans le fichier de style, je voyais à peu près quel nom utiliser. Ce n’est pas toujours le cas. La 3e vidéo indique comment retrouver le nom d’un champ qu’on souhaite exporter.

<update>En fait, on a la liste des champs et la manière de les désigner sur cette page du site Zotero</update>

Je précise surtout que ces trois vidéos sont fondamentalement contextuelles, liées aux billets que j’ai fait autour de Zotero pour les acquéreurs et à l’export d’ISBN. Ce n’est donc pas une formation approfondie à l’interface, et l’exemple de style créé dans la vidéo n’a de sens que pour les monographies, pas pour les articles (par exemple).

Bref, c’est du vite fait mal fait pour permettre une première approche.

L’ensemble des vidéos prend 12 minutes, avec le son (sans le son aussi, d’ailleurs). Mais au final, pour créer un style, il faut 3 minutes maximum…

Je précise enfin que je ne suis pas un spécialiste des styles de bibliographies ni de l’interface Simple Style Generator : j’ai dû m’en servir 5 fois dans ma vie (dont les 3 fois pour faire ces vidéos).

Acquisitions : travailler avec Zotero

Préalable important : ce qui suit est une hypothèse de travail. Vous êtes invité à dénoncer l’imposture si vous estimez que la proposition ne tient pas, au regard des nécessités de travail.

Un (bon) acquéreur utilise différentes sources pour choisir ses ouvrages :

  • Catalogues de bibliothèques
  • Sites de libraires
  • Sites d’éditeurs
  • Bases bibliographiques diverses
  • Sites mentionnant les dernières parutions, sites perso de profs d’Université, etc.

Bref, il faut/faudrait un outil qui permette d’agréger des sélections issues de toutes ces sources.

On peut bien sûr aller sur Electre, faire son marché, décharger des notices d’un panier, puis passer sur Books In Print pour faire la même chose.

Bref, il faut un outil qui gère les paniers de manière centralisée, quelle que soit le site utilisé.

Zotero correspondrait tout à fait à ce besoin.

Problèmes :

  1. Zotero ne télécharge pas les prix (il n’y a pas de champ “Prix” dans le type de document “Livre”)
  2. Zotero n’exporte pas au format Unimarc (et il s’en porte très bien).

Procédure proposée

  1. Pour votre veille, vous vous créez un panier “Tel domaine d’acquisitions”.
  2. Au bout d’une semaine, vous souhaitez exporter ce “panier” = vous créez une bibliographie ne contenant que les ISBN. Par exemple, vous ouvrez un document Google Docs pour y générer cette “bibliographie” (liste d’ISBN).
  3. Vous allez sur Moccam-en-ligne, pour y coller votre liste d’ISBN.
  4. Vous récupérez le panier pour le charger dans votre SIGB

Pour l’étape 1

C’est un usage classique de Zotero : vous créez un dossier que vous enrichissez avec vos notices. Voici tout de même une petite vidéo de rappel (1′54).

Pour l’étape 2 (éditer une liste d’ISBN)

C’est un peu plus complexe : il faut d’abord installer un style de bibliographie qui, au lieu de produire une belle mise en forme avec Auteur, titre en italiques, Editeur, etc., fournira simplement l’ISBN.

J’ai créé ce style (rassurez-vous : c’était facile). Il est disponible là.

Pour l’installer, cette petite vidéo :

Une fois que vous avez importé ce style “simple_isbn”, vous pouvez :

  • soit le choisir comme style de bibliographie par défaut (dans Zotero > Préférences > Onglet Exportation). Cela vous permet de faire du “glissez-déposer” vers un document Google, par exemple. Lors du glissez-déposer, Zotero ira vérifier quel est le style par défaut pour l’appliquer
  • soit ne pas mettre ce style par défaut. Lorsque vous voudrez éditer une liste d’ISBN, il faudra alors sélectionner les références dans Zotero, puis faire un clic droit : “Générer une bibliographie à partir des éléments sélectionnés”, puis choisir le style “simple_isbn” et “copier dans le presse-papier. Vous pourrez ensuite coller les notices dans Moccam-en-ligne directement (sans passer par Google Docs).

PS : je constate in extremis que le “Glisser-déposer” marche aussi sans passer par Google Docs : on sélectionne les références dans Zotero, et on les dépose dans la zone de “lots d’ISBN” de Moccam-en-ligne. Mais je n’ai pas envie de refaire ma vidéo |-(

Les tirets : un point de détail ?

J’ai en projet différents billets autour des ISBN, dont un au sujet de LibX.

Mais avant de vous les proposer, et pour vous éviter toute fatigue inutile, il vaut mieux d’abord signaler un problème concernant plusieurs Opac : quand on interroge un opac sur le critère ISBN :

  • tantôt l’Opac ne tient pas compte de la présence ou de l’absence de tirets dans la requête et dans les notices, et il est capable d’associer une notice avec dans le champ ISBN “978-2-07-039656-6“, et une requête “9782070396566“. Et l’inverse sera vrai aussi. C’est à dire que l’opac évacue les tirets à la fois dans les notices et dans les requêtes, pour ne considérer que la série de chiffres.
  • tantôt il en tient compte, et il faut faire une recherche sur l’ISBN tel que saisi dans la notice (que ce soit avec ou sans tirets)

C’est peut-être un détail pour vouspour l’instant.

Je ne vais pas encore me lancer dans l’explication sur l’importance du problème. Là, je vais juste faire le tour de quelques opac.

Je vous invite à me signaler les manques en commentaires pour que je complète la liste.

(Rq : la 3e colonne précise sur quelles requêtes je me base pour remplir la seconde. Si vous trouvez des contre-exemples, fort probables, ce sera intéressant de les indiquer en commentaire pour essayer de comprendre ce qui peut différer. Je me suis contenté à chaque fois qu’une seule requête avec puis sans tiret, parce que je suis déjà bien brave!)

Logiciel Comportement Recherches effectuées
Bookline Indifférent aux tirets : il supprime (virtuellement) les tirets de la notice, et ceux de la requête, et trouve l’ouvrage recherché 2-86377-085-32863770853
Aleph Indifférent aux tirets 978-2-7557-0385-6
9782755703856
AB61 Indifférent aux tirets– Il y a des problèmes tout de même : cf. ce commentaire

Ca semble bon sur l’interrogation des EAN, mais pas des ISBN

978-2-7578-0310-39782757803103
HIP (Horizon de SirsiDynix) Il faut chercher l’ISBN tel que saisi dans la notice Recherche avec tirets (ISBN tel que catalogué) : OK 2-281-32025-1Pb : 2281320251
Koha Il faut indiquer l’ISBN tel que saisi dans la notice Recherche avec tirets : PB  2-03-301192-5Recherche sans tirets (tel que catalogué) : OK 2033011925
Flora Il faut chercher l’ISBN tel que saisi dans la notice Recherche avec tirets (ISBN tel que catalogué) : OK : 978-2-85428-847-6Pb : 9782854288476
Aloes (Opsys) Il faut chercher l’ISBN tel que saisi dans la notice

<update>ça dépend des versions, cf. commentaire</update>

Recherche avec tirets (ISBN tel que catalogué) : OK : 2-89455-070-7Pb : 2894550707
V-Smart (Infor) Indifférent aux tirets 2-7384-4531-42738445314
PMB Indifférent aux tirets 978-2-02-055725-29782020557252

J’ai fait la requête sur cet opac, mais n’ai pas réussi à créer un lien vers les notices détaillées. Ce qui ne veut pas dire qu’un tel lien soit impossible avec PMB : ce qui m’importe ici, c’est de pouvoir tester les ISBN avec et sans tiret.

Millenium Indifférent aux tirets 978-2-7493-0239-39782749302393

Il en manque beaucoup, j’en ai conscience, mais j’ai passé déjà du temps à trouver des interfaces pour ceux qui précèdent, et si je continue à chercher d’autres opac, je ne ferai rien d’autre avant 3 semaines au moins.

Donc si vous avez un opac à me signaler, voire même si vous en connaissez déjà le comportement, n’hésitez pas à me le mettre en commentaire : tout le monde gagnera du temps.

Pourquoi ces tests ?

Bien, nous avons constaté que certains Opac n’acceptaient les ISBN que selon la manière dont ils avaient été saisis dans les notices.

Nous avons vu aussi dans un précédent billet qu’Electre permettait un lien direct vers les notices de son propre Opac, sur le critère de recherche “ISBN”. Et Daniel et Stéphanie m’ont fait remarquer en commentaire qu’une telle fonction était possible de manière beaucoup plus large avec LibX.

Que permet LibX ?

LibX est un site web permettant à des bibliothécaires de paramétrer assez facilement une extension pour Firefox ou IE, telle que tout ISBN rencontré sur Internet sera cliquable et pointera vers l’opac choisi par le bibliothécaire.

LibX permet aussi d’autres choses (j’y reviendrai), mais là est le point qui m’intéresse : si vous êtes acquéreur, et que vous trouvez une notice intéressante sur WorldCat, Amazon ou le Sudoc, un ISBN de l’ouvrage sera présent dans la page. L’installation de LibX (pré-paramétré pour votre bib) rendra cet ISBN cliquable vers votre opac, vous permettant immédiatement de savoir si cet ouvrage est déjà présent ou non dans vos collections.

Sur Amazon

Sur le Sudoc

(notez au passage, en haut, la ligne “Lien direct vers cette notice”, grâce au script de Symac)

Sur Wikipedia (ou toute autre page web où LibX réussira à reconnaître un ISBN)

Quel rapport entre les tirets et LibX ?

Simplement : quand LibX crée un lien “à la volée” lorsqu’il reconnaît un ISBN, il supprime tous les tirets dans l’URL de requête vers l’Opac.

Par exemple, dans la notice Sudoc ci-dessus, la page contient l’ISBN “978-2-02-049087-0“, mais LibX crée un lien vers mon opac sur le critère : 2020490870 (qui est l’ISBN 10 correspondant à l’ISBN 13 présent dans la notice), c’est-à-dire qu’il a supprimé les tirets.

En outre, la plupart du temps sur Internet ce sont des ISBN sans tirets que le navigateur rencontre : Amazon, WorldCat, Google Books, etc.

Si bien que les bibliothécaires dont les Opac ne supportent pas les ISBN sans tiret :

  1. Vous laissez tomber LibX
  2. Vous obtenez une réinformatisation
  3. Dans votre choix de SIGB, vous retenez ce critère idiot que sont les tirets dans les ISBN (au passage : vous vérifiez la validité de cette liste aussi).

(Remarque : ce n’est pas une liste à puces, c’est bien une liste à numéros : l’objectif est de revenir à LibX un jour, et à toutes les autres manipulations d’ISBN qui se développent chaque jour davantage)

Conclusion

Le billet qui portera sur LibX (et qui reste à écrire) ne pourra concerner que ceux dont les opac fonctionnent correctement. Vous êtes prévenus !

——————————-
1 : Sur AB6, je remarque une chose curieuse. Cet Opac crée un identifiant de session, mais cette session, valide sur une certaine durée, ne dépend pas du navigateur : généralement, pour m’assurer qu’un lien vers une notice est vraiment pérenne, je récupère l’URL pour la coller dans un autre navigateur qui n’est pas encore aller sur le site en question, et le tester. Avec AB6, ce transfert fonctionne sans difficulté.
En revanche le lendemain, sur le même navigateur, le lien ne marche plus.
Je suppose (mais d’autres, plus informaticiens, pourront peut-être me contredire ?) qu’AB6 ouvre une session uniquement sur son propre serveur, sans créer dans le navigateur un cookie associé à cette session. Passé un temps d’inactivité, il “ferme” la session. Mais cela a permis que ce même identifiant de session (présent dans l’URL) soit transportable d’un navigateur (voire d’un ordinateur) à l’autre.

Electre comme version en ligne de LivreHebdo

Démarche initiale

Un très grand nombre d’acquéreurs utilisent LivreHebdo comme premier outil de veille pour parcourir leur domaine d’acquisitions.

Quand un titre les intéresse, ils vont sur Electre, et :

  • soit ils ont une douchette et ils bipent le code-barre pour retrouver.
  • soit ils n’en ont pas et ils feraient mieux d’en demander une.

Ils trouvent l’ouvrage et le mettent dans un panier.

Puis ils retournent à LivreHebdo pour continuer à feuilleter les nouvelles publications.

Donc :

  1. Electre ne leur sert pas à découvrir de nouveaux titres
  2. LivreHebdo leur suffit pour déterminer qu’un titre peut être intéressant. La notice détaillée d’Electre (résumé, 4e de couverture, éventuellement table des matières) permet dans un second temps (comme second filtre) de confirmer ou d’infirmer l’impression initiale donnée par LivreHebdo

Charger des ISBN

Pour ceux qui sont satisfaits de cette manière de procéder, il me semble plus rapide (donc plus économique en temps et en efforts) de procéder différemment.

  1. Vous vous armez de LivreHebdo et de votre douchette (si vous n’en avez pas, sortez… et revenez avec)
  2. Vous ouvrez un nouveau document avec le bloc-notes.
  3. Vous bipez tous les ISBN qui vous méritent un approfondissement (un ISBN par ligne).
  4. Vous enregistrez le fichier sur votre ordinateur
  5. Vous cliquez sur Recherche d’ISBN > Charger un fichier de numéros
    copie d'écran
  6. Vous parcourez la liste des résultats
    • soit avec le petit + permettant d’avoir déjà quelques détails (le signe + en tête de liste permet de tout déplier : comme ce sont des titres sur lesquels vous voulez de toute façon avoir des détails, autant tout déplier !)
    • soit notice par notice, en allant d’une notice détaillée à l’autre, et en cochant quand l’ouvrage est vraiment pertinent.
      copie d'écran
  7. Envoyer la sélection dans votre panier (nouveau, existant, comme vous voulez)
    Copie d'écran

J’ai toutefois le sentiment que beaucoup, ayant Electre sous la main, renâclent à abandonner LivreHebdo comme outil de “dépistage” de nouveaux titres, en se disant qu’en utilisant seulement Electre ils risqueraient de rater les titres qu’ils voyaient passer avec LivreHebdo.

Alors qu’Electre contient évidemment tous les titres listés dans LivreHebdo.

Je parlerai bientôt de faire de la veille avec Electre (malgré l’absence des fils RSS — alors qu’il serait possible de proposer des fils RSS avec authentification et/ou contrôle IP !). Mais même si je vous explique la démarche, cela ne signifie pas que la peur de rater des trucs puisse vous hanter encore.

Cela me semble comparable avec ceux qui, lisant déjà pas mal de blogs, redoutaient de lâcher Biblio-fr, de peur de rater certaines informations.

Un an d’expérience, deux mois de vacances

Je suis comme tout le monde : avec la chaleur, je m’essouffle.

Donc je prend temporairement congé du blog un peu plus tôt que ne commencent mes congés réels.

Pour tracer un pseudo-bilan, voici quelques chiffres.

Ce blog a un an : le premier billet date du 17 juillet 2008. Le deuxième était une incursion dans la politique documentaire, et je me suis vite rendu compte que ce n’était pas mon rayon.

Finalement, j’en suis resté bêtement au principe de Gide : Ce qu’un autre aurait aussi bien fait que toi, ne le fais pas. Ce qui m’a rendu plus raisonnable.

Au bout d’un an, je ne suis pas sûr d’avoir compris qui me lisait. Mais vous semblez avoir trouvé la réponse vous-mêmes.

Je n’ai pas de statistiques sur les abonnements au fil RSS.

J’ai noté plusieurs choses :

  • Vous lisez surtout sur vos heures de travail. Puis-je en conclure que vous assimilez cette lecture à une tâche liée à votre métier ? Puis-je en conclure que vous identifiez le contenu de ce blog comme lié à vos missions ? Puis-je en conclure que je pourrais écrire mes billets sur mes heures de travail ;-) ?
  • Vous lisez davantage les billets “qui donnent à penser” (opinions, etc.) que ceux “qui donnent à faire” (tutoriels). Je le comprends aisément, car les seconds sont plus techniques et, finalement, concernent moins de monde. Mais j’en suis gêné quant à ma “légitimité” : elle est plus grande sur les questions techniques (maîtrise de Yahoo Pipes, Google CSE, etc.) que sur les questions d’actualités concernant la profession notamment.

Il y a 108 billets (donc 1 tous les 3 jours environ depuis un an), j’en ai pas mal à l’état de brouillons (dont la plupart ne seront sans doute jamais publiés) et plus encore dans la tête (avec le même destin sans doute !).

A côté de ça, j’ai 530 commentaires (je soupçonne d’en être l’auteur le plus assidu). Et 25 screencasts éparpillés çà et là (+ je ne sais combien de “Yahoo Pipes”).

C’est tout pour le moment.

Au fait, j’ai créé ce blog parce que je n’avais pas su convaincre mon “employeur” de l’utilité de créer un blog plus institutionnel, dont l’auteur aurait été une bibliothèque universitaire, témoignant de son activité et de ses projets non pas à destination de ses lecteurs, mais de collègues d’autres bibliothèques. Je maintiens qu’un tel blog aurait eu son intérêt (notamment parce qu’il aurait permis une plus grande permanence des dossiers, au-delà des va-et-vient des personnels), et je considère que seul mon argumentaire trop branlant était en cause.

(et je maintiens qu’il aurait eu son intérêt émanant de n’importe quelle bibliothèque.)

Résultat : un blog pro-perso où je m’intéresse trop aux statistiques. C’est nul, hein !

Bonnes vacances à vous aussi !

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