15 jours sans dormir (ou : deux semaines de veille) : Electre, Vigilibris, Amazon

Avertissement : ce billet a traîné un certain temps, et a suscité en moi des constatations pleines de perplexité. Je ne savais plus que faire de mes observations. Pardon pour la confusion du propos et la maigreur de la conclusion…

Après avoir comparé Electre, Vigilibris et Amazon comme source de veille pour un acquéreur en droit, je vous indique d’abord les conclusions de mon observation.

Ceux que ça intéresse iront lire ensuite la méthode utilisée.

S’il ne faut en choisir qu’un, Electre me semble l’outil le plus complet pour faire de la veille :

  • Liste la plus fournie (le plus grand nombre de titres), avec des titres pertinents
  • Certains ouvrages ne sont mentionnés que par Electre. L’inverse (ouvrages présents chez Amazon ou Vigilibris et pas chez Electre) est plus rare.

logo Electre

Pour ceux qui n’auraient pas Electre ou ne veulent pas/plus l’utiliser, Vigilibris est un bon outil, mais beaucoup moins complet, semble-t-il (il propose deux fois moins de titres qu’Electre).

Amazon est très lacunaire pour permettre une veille documentaire. En revanche sa base est (on le sait) bien fournie et peut permettre une bonne récupération de notices via Moccam-en-ligne : Amazon propose (sur 15 jours) 5 fois moins de titres qu’Electre comme nouveautés, pourtant 84% des nouveautés Electre sont bien dans la base Amazon…

D’un autre côté, les quelques titres donnés par Amazon sont à 70% absents des listes de nouveautés Electre et Vigilibris (peut-être parce que ces deux-là les avaient déjà mentionnés avant, je n’en sais rien).

Donc si on se contente des 3 outils comparés ici :

  • on peut faire de la veille (uniquement francophone) avec Electre.
  • si on épuise son quota d’export de notices d’Electre, on peut récupérer sur Moccam les notices d’ouvrages trouvés grâce à sa veille Electre, au moins pour 85% des cas.

Mais en réalité le protocole de test est mauvais (en plus des limites signalées ci-dessous) : il part du principe, d’une certaine manière, qu’on peut n’avoir qu’une seule source, et qu’il est impossible de les associer, de les fusionner.

Ce que j’aurais aussi pu faire avec tout ça — et ce dont, à mon avis, tous les acquéreurs ont besoin

Il faudrait

  1. une page Bibliopedia listant des fil RSS pour acquéreurs, par domaine d’acquisition
  2. un #pype qui, pour chacune de ces disciplines, fusionne les fils RSS listés, puis
    1. les dédoublonne (critère : ISBN)
    2. enrichisse les notices avec des liens vers Amazon, LibraryThing et autres sites de commentaires et de critiques (des idées ? Peut-être aussi une simple recherche Google sur le critère Titre), ou même affiche directement les commentaires et résumés Amazon et LT dans la notice détaillée
    3. propose aussi un lien vers le Sudoc, pour que l’acquéreur puisse voir qui aurait déjà acheté l’ouvrage
  3. que le #pype permette à l’acquéreur de ne pas tenir compte de tel ou tel fil RSS présent dans la liste Bibliopedia
  4. que l’acquéreur puisse rajouter un flux dans ce #pype, sans vouloir nécessairement le mettre sur Bibliopedia (besoin très local, inutile à la communauté)

(les points 3 et 4 visant à éviter que tous les SCD de France se mettent à acheter les mêmes choses ! il faut aussi une certaine souplesse, même facultative)

Et dans une telle configuration, Electre ne pourrait venir enrichir le flux principal (Electre n’est pass exportable en RSS). Une fois qu’une telle source serait définie, Electre serait alors à comparer à ce flux, comme outil alternatif ou complémentaire.

Ce que je décris là intéresserait-il réellement des acquéreurs ?

Quels seraient les ajustements à y apporter ?


Voici le protocole de test

Suite à des questions internes, j’ai comparé une veille thématique sur Electre, Vigilibris et Amazon sur le thème Droit.

Ceci pendant deux semaines : plus exactement du lundi 5 octobre au vendredi 16 octobre 2009.

Ainsi vous êtes déjà prévenus sur les LIMITES ENORMES quant aux conclusions qu’une telle comparaison autorise :

  1. délai très court.
  2. domaine non représentatif (très français ?).
  3. peu de concurrence (et toutes les autres sources, alors).

Je fais d’avance ces critiques pour vous économiser du temps. En l’état, la comparaison (qui l’a déjà faite ?) peut être utile. Surtout, ce qui peut être utile, c’est que chaque acquéreur la reproduise sur une période d’un mois pour chacun de ses domaines d’acquisitions.

Bref.

Fonctionnement de chaque base

L’abonnement à chaque base a commencé le 19 octobre et s’est terminé le 30.

Electre

Electre propose d’envoyer un mail quotidien, hebdomadaire ou mensuel, sur une requête effectuée dans la base. J’ai choisi un mail hebdomadaire sur la requête : “Dewey = 34 (Droit) ou Thème = Droit”.

Le mail envoyé contient un lien vers la liste des résultats correspondant à la requête pour les ouvrages nouveaux depuis le mail précédent.

J’ai reçu un 1er mail le 19 octobre (avec 66 références), et un second le 26 octobre (avec 61 références). Donc un total de 127 références.

A noter : l’URL fournie par le mail reçu renvoie à une requête qu’on ne peut afficher qu’une seule fois (ou pendant une durée déterminée). En tout cas je n’ai pas la possibilité d’y revenir et de partager le lien.

Vigilibris

Vigilibris propose de sélectionner un thème (et des sous-thèmes), pour un envoi par mail.

Le mail contient des notices simples (Titre, Auteur, Prix, page de couverture), avec un lien vers la notice détaillée. A noter : le lien contient l’EAN du document (ex. : http://www.decitre.fr/partenaires.aspx?action=vigilibris&ean=9782297013062).

J’ai reçu un 1er mail le surlendemain de l’abonnement me donnant la liste des nouveautés parues durant le mois passé. J’ai trouvé cela très obligeant ;-) .

Puis un second mail le 23/10, intitulé “Liste des nouveautés du 14/10/2009 au 20/10/2009″) avec les 36 nouveautés de la semaine.

Enfin un 3e mail le 30/10, intitulé : “Liste des nouveautés du 21/10/2009 au 27/10/2009″ (42 références).

Amazon

Amazon propose des fils RSS pour les Nouveautés, en passant par la rubrique “Actualités et nouveautés”, puis en choisissant une discipline, et (en bas de page), en cliquant sur le lien “Encore plus de nouveautés”. J’ai donc choisi la rubrique “Droit” (fil RSS correspondant).

J’ai pu constater un problème avec les fils RSS : si vous n’ouvrez pas votre agrégateur régulièrement, vous perdez de l’information.

Pour rappel : un “fil RSS”, c’est simplement un fichier XML. Chaque fois que vous ouvrez votre agrégateur, il va chercher dans le fichier les nouveaux items depuis la fois précédente. Or un fil RSS est souvent tronqué : il ne garde que les 10 ou 20 derniers items. Si le samedi paraissent 15 items, et le dimanche 15 autres items, et que le fil RSS est paramétré pour n’en contenir que 20, le lundi matin je verrai les 15 items du dimanche, plus les 5 plus récents du samedi.

Au final, Amazon a enrichi son fil RSS de 30 références. Donc 4 documents en double, et un en triple — soit, en réalité, 24 références.

Vous pouvez consulter ici la liste de toutes ces références (tableur Google Docs à 4 feuilles)

Comparaison 1 : nombre de titres

Nombre de titres sur 15 jours
Electre 127
Vigilibris 78
Amazon 24

Comparaison 2 : langue de publication

Tous les titres sont en français. Electre m’a fourni (hors cette période de test) quelques titres en anglais : ce sont les publications officielles du Conseil de l’Europe.

Comparaison 3 : pertinence

Difficile à juger sans politique documentaire définie et sans profil institutionnel (BU, BM, etc.).

Je regarde donc juste la justesse d’indexation (est-ce que tous les titres ont leur place dans une veille en droit ?). Vous pouvez analyser les listes directement.

Tous les titres des trois listes m’ont paru à leur place dans une recherche sur le domaine “Droit”. Après un rapide survol je n’ai trouvé aucune d’aberration.

Comparaison 4 : taux de recoupement des titres

C’est le plus intéressant, mais le plus complexe à faire aussi. J’ai dû un peu utiliser Yahoo Pipes pour traiter ces données (je vous passe les détails). Il m’ a été impossible d’analyser le contenu de la base Decitre, à cause de l’encodage manifestement très spécial de leur formulaire : je n’ai pas réussi à construire une URL de requête sur critère ISBN.

<update>J’ai finalement réussi à bidouiller avec le plugin de recherche rapide Decitre trouvé sur Mycroft</update>

Nb titres Nb titres présents
dans les listes de nouveautés
des deux autres sources(pas seulement une des deux)
Nb titres absents
des nouveautés
des deux autres sources
Nb titres présents dans la base (interrogation
catalogue) d’une autre source
Electre 127 49 (39%) 78 (61%) Titres Electre présents chez Decitre : 94 (75%)Titres Electre présents chez Amazon : 107 (84%)
Vigilibris 78 47 (60%) 31 (40%) Titres Vigilibris présents chez Electre : 70 (90%)Titres Vigilibris présents chez Amazon : 73 (94%)
Amazon 24 7 (29%) 17 (71%) Titres Amazon présents chez Electre : 24 (100%)Titres Amazon présents chez Decitre : 16 (66%)

Electre – Modèles de paniers

Là, vraiment, pour trouver un titre absurde, je cale…

Bref, ceci devrait être le dernier billet sur Electre (je sais déjà qui a dit “ouf !”), avec les modèles de paniers.

Les modèles permettent de définir des champs supplémentaires dans les notices des ouvrages que l’on place dans un panier.

Cela peut être intéressant

  • à titre informatif (pour mémoire ou pour d’autres collègues)
  • pour charger ces informations directement dans le SIGB : le code sujet, le nom du lecteur qui a suggéré l’acquisition, etc.
  • et aussi pour indiquer le montant de la remise effectuée par le fournisseur (au hasard : 9 % ?) : ainsi le montant du panier calculé par Electre (dans la marge de droite quand on affiche le panier) tient compte de la remise et vous permet de voir ce qui va réellement être dépensé par votre commande.

Ca se gère à cet endroit-là

On arrive sur la liste des modèles existants (liste généralement vide), et dans les “actions” on créer un nouveau modèle.

Vous mettez les noms que vous voulez, et vous les rangez dans les champs Unimarc que vous voulez : voyez avec votre fournisseur de SIGB comment est paramétré son chargeur de notices pour envoyer les bons champs dans les bons endroits.

A noter : si vous êtes administrateur d’Electre, vous devriez voir au bas de cette liste deux lignes cochables :

  • Choisir ce panier comme panier par défaut (ce sera ce modèle qui sera utilisé à chaque nouvelle création de panier)
  • Imposer ce panier comme modèle

(autre précision : l’administrateur Electre a le droit de gérer les droits des utilisateurs. Mais lui-même peut ne pas avoir les droits nécessaires pour gérer les paniers. S’il ne voit aucune des ces deux cases, il doit aller dans Mon Electre > Utilisateurs, et modifier son propre profil pour se donner le droit d’administrer les paniers)

Au niveau du panier

Le modèle se modifie dans la barre supérieure. Si on a rajouté des champs, ils apparaissent dans les listes. Vides.

Il est heureusement possible de sélectionner un ensemble de notices pour modifier ces valeurs en bloc

Euh… Et voilà !

<update>En bonus, mon prezi sur Electre. Je ne m’en suis finalement jamais servi… Il y manque surtout la veille avec les recherches par cote Dewey et par thème Electre.</update>

La veille avec Electre : vierges sages et vierges folles

Le titre est terrible, je sais : je bascule dans l’iconographie chrétienne après la mythologie grecque. Mes souvenirs en mythologie grecque ne me permettent pas de retrouver aucune allusion relative à une quelconque veille.

En revanche, on a dans les Evangiles  des vierges folles et des vierges sages, qui attendent le retour de l’Epoux (elles veillent, certaines intelligemment, d’autre non).

La veille avec Electre, c’est possible, mais c’est pénible aussi.

C’est comme pour le reste : plus satisfaisant que LivreHebdo, mais pas vraiment professionnel non plus.

Le principe est simple :

  1. Vous allez en recherche avancée.
  2. Vous cochez le champ “Dewey”, et vous sélectionnez la cote correspondant à votre ou vos domaines d’acquisition (ci-dessous : Religion + Linguistique)
  3. Dans la ligne suivante (avec le booléen “ou”), vous choisissez le “Thème” (classification interne Electre, je crois), et vous reprenez les mêmes rubriques que pour la Dewey (ci-dessous : Religion + Linguistique).

L’objectif étant de balayer de manière la plus large possible vos domaines d’acquisition.

Cela vous donne quelques milliers de résultats, les derniers étant les plus récents.

Ensuite

  1. Vous allez dans Mes recherches
  2. Vous enregistrez la recherche que vous venez de faire, comme recherche sauvegardée
  3. Vous demandez un envoi par mail hebdomadaire des dernières mises à jour.

Désormais, vous recevrez d’Electre un mail contenant un lien. En cliquant sur ce lien (et après authentification dans Electre), vous obtiendrez la liste des ouvrages parus dans les domaines sélectionnés, pour la semaine écoulée.

Bref, vous aurez ainsi une extraction d’Electre pour vos domaines d’acquisitions. Soit exactement ce que vous aviez avec LivreHebdo.

Vidéo (2′16) : Paramétrer une veille sur Electre

Vous noterez au passage que l’envoi par mail n’est possible que pour 3 recherches enregistrées.

Donc si toute la bibliothèque utilise le même compte Electre, seuls 3 acquéreurs sont bénis.

Mais rassurez-vous, votre responsable Doc Elec dispose d’un mot de passe administrateur sur Electre pour créer un compte spécifique à chaque acquéreur.

Ce qui amène à utiliser Electre désormais avec des logins différents pour chaque acquéreur, et une gestion des habilitations pour la Doc élec.

Pourquoi la veille avec Electre est-elle du côté des vierges folles ?

D’abord parce que le concept de veille devrait être associé au réflexe “Fils RSS”. Il est d’ailleurs possible techniquement de proposer des fils RSS sur authentification, ou sur contrôle d’adresse IP (un fil RSS, ce n’est jamais qu’un fichier XML très simple).

Ensuite parce que même en envoyant un mail, Electre réussit à ne fournir aucune information dans ce mail : pour les notices, il faut retourner sur l’interface web.

Bref : du grand art.

Dès que possible, nous irons faire un tour du côté de Vigilibris. Ce n’est pas encore du RSS, mais c’est du mail de veille plus intelligent.

Electre ou le tonneau des Danaïdes : la gestion des paniers (percés)

J’ai commencé la série sur Electre avec des allusions plus ou moins étymologiques et plus ou moins paraphrastiques.

Je m’efforce de persister dans la veine, mais je pressens que je rencontrerai de plus en plus de difficultés, et de moins en moins de pertinence. Pour être plus exact, je pressens que bientôt ces allusions seront dadaïstes.

Continuons.

Situation initiale

Ce qu’on constate généralement sur Electre, c’est une liste insupportable de paniers aux noms ésotériques, redondants, cabalistiques ou inutiles :

FC, Informatique, Sciences de la vie 01052004, FC2, FC3, Bib Sciences, etc. où vous pressentez d’ailleurs que le FC en question est un certain collègue parti depuis un an et demi.

Je ne suggère pas de nettoyer pour le plaisir de ranger (vous verriez mon appart !) mais pour faciliter une certaine organisation du travail.

Condition initiale : qu’il y ait au sein de la bibliothèque une personne désignée et reconnue comme ayant le droit

  • d’administrer Electre
  • de poser des règles d’utilisation
  • de faire du nettoyage régulièrement

Proposition de rangement

  • Un dossier par bibliothèque (quand un SCD ou une BM a plusieurs BU ou antennes).
  • Dans chaque dossier de bibliothèque, un dossier par acquéreur (sauf si certains acquéreurs partagent les mêmes domaines d’acquisitions, ça, c’est à voir).
  • Le dossier d’un acquéreur est à son nom complet (par les initiales, pas seulement le prénom), sous la forme : Nom Prénom, afin d’exploiter le classement alphabétique automatique d’Electre.
  • Dans son dossier perso, chaque acquéreur a autant de dossiers que de domaines d’acquisitions.
  • Dans chaque dossier “Domaine d’acquisitions”, deux paniers :
    1. Domaine d’acq – Commandes en cours
    2. Domaine d’acq – Commandes passées

(voici une arborescence bidouillée sous Windows, pour rendre compte d’un tel rangement)

Deux paniers par domaine d’acquisition ?

Oui : le panier “Commandes en cours” contient les titres qui n’ont pas encore été chargés dans le SIGB. Peut-être certains vont-ils finalement être supprimés de vos choix. Lorsque vous avez chargé le contenu du panier “Commandes en cours”, vous le transférez dans le panier “Commandes passées”, pour en garder une trace (si vous souhaitez en garder une trace).

Vidéo : Transférer des notices d’un panier à l’autre (1‘57, où la première minute est en trop…)

A chaque clôture budgétaire, vous avez le choix entre archiver le dossier “Commandes passées” (en le renommant pour y ajouter le nom de l’année concernée), ou simplement le vider.

Quand on “archive” un panier, il est impossible d’y mettre de nouvelles notices (il n’apparaît plus dans la liste des paniers quand on veut remplir un panier suite à une recherche dans Electre). En revanche, on peut le “désarchiver” pour le remplir de nouveau si nécessaire.

Si vous voulez conserver un panier sans avoir plus l’intention de l’alimenter, mieux vaut l’archiver.

A suivre : les modèles de paniers (rajouter des champs)…

Mais le prochain billet sur Electre portera sur la veille documentaire.

Lien Electre -> Sudoc limité à votre bibliothèque

En complément au billet précédent (et en étant persuadé que vous vous y perdrez entre tous ces billets) :

  1. vous pouvez générer sur Electre un lien vers votre Opac
  2. vous pouvez générer sur Electre un lien vers le Sudoc
  3. vous pouvez générer sur Electre un lien vers le Sudoc, avec une restriction sur votre établissement.

Il faut reprendre l’URL donnée au billet précédent en rajoutant le paramètre (ILN=qqchose) propre à votre établissement.

Sous la forme :

http://www.sudoc.abes.fr/DB=2.1/SET=21/TTL=1/CMD?ACT=SRCHM&ACT0=SRCH&MATCFILTER=Y&MATCSET=Y&NOSCAN=Y&PARSE_MNEMONICS=N&PARSE_OPWORDS=N&PARSE_OLDSETS=N&IMPLAND=Y&IKT0=7&TRM0={Isbn}&ILN_DEP_BIB=ILN&ADI_ILN=[numéro_de_votre_établissement]&screen_mode=Recherche&

Attention :

  • si l’ISBN n’est pas présent dans vos collections, le Sudoc indiquera 0 résultat (sans rappel de la recherche), si bien que vous ne pourrez vérifier s’il a correctement formulé la requête. Faites donc un test dans Electre sur un document que vous savez être dans vos collections pour vous assurer d’avoir bien saisi l’URL modèle.
  • Si l’ISBN est dans vos collections, vous arriverez directement sur la liste des localisations.

Voici la liste des valeurs pour tous les établissements :

157 AIX-EN-PROVENCE-LEST
2 AIX-MARSEILLE1-SCD
3 AIX-MARSEILLE2-SCD
4 AIX-MARSEILLE3-SCD
5 AMIENS-SCD
6 ANGERS-SCD
167 ANGERS-UCO
8 ANTILLES-GUYANE-SCD
165 ATHENES-ECOLE FRANCAISE
10 ARTOIS-SCD
11 AVIGNON-SCD
101 BELFORT-UTBM
12 BESANCON-SCD
110 BEZIERS-CIRDOC
171 BORDEAUX-IUFM-AQUITAINE
15 BORDEAUX-DDOC
24 BOURGOGNE-SCD
16 BREST-SCD
133 BREST-NANTES-IFREMER
17 BRETAGNE SUD-SCD
18 CAEN-SCD
105 CERGY PONTOISE-ESSEC
19 CERGY PONTOISE-SCD
21 CLERMONT-FERRAND-BCIU
22 COMPIEGNE-SCD
23 CORSE-SCD
155 ENSAM-ESTP
25 EVRY-VAL D’ESSONNE-SCD
177 FONTAINEBLEAU-INSEAD
26 GRENOBLE1 ET INPG-SICD
27 GRENOBLE2 ET 3-SICD
151 GRENOBLE-IUFM
149 INRIA
161 INSTITUT TELECOM
29 LA REUNION-SCD
30 LA ROCHELLE-SCD
31 LE HAVRE-SCD
32 LE MANS-SCD
33 LILLE1-SCD
34 LILLE2-SCD
35 LILLE3-SCD
175 LILLE-UNIVERSITE CATHOLIQUE
148 LIMOGES-IUFM Limousin
36 LIMOGES-SCD
37 LITTORAL-SCD
38 LYON1-SCD
39 LYON2-SCD
40 LYON3-SCD
41 LYON-BIU ENS-LSH
107 LYON-DOC’INSA
134 LYON-Ecole centrale
128 LYON-ENS SCIENCES
106 LYON-FACULTES CATHOLIQUES
141 LYON-INRP
176 LYON-ISH
154 LYON-IUFM
146 MADRID-Casa de Velazquez
119 MARNE LA VALLEE-CTLES
42 MARNE LA VALLEE-SCD
44 METZ-SCD
45 MONTPELLIER-BIU
46 MULHOUSE-SCD
147 NANCY-INIST
47 NANCY1-SCD
48 NANCY2-SCD
94 NANTERRE-BDIC
158 NANTERRE-BDIC Fonds cyrillique
49 NANTES-SCD
50 NICE SOPHIA ANTIPOLIS-SCD
51 ORLEANS-SCD
52 POLYNESIE-SCD
53 NOUVELLE-CALEDONIE-SCD
54 PAU-SCD
55 PERPIGNAN-SCD
56 POITIERS-SCD
57 REIMS-SCD
138 RENNES-AGROCAMPUS OUEST
166 RENNES-IEP
139 RENNES-INSA
163 RENNES-IUFM-BRETAGNE
58 RENNES1-SCD
59 RENNES2-SCD
173 ROME-ECOLE FRANCAISE
140 ROUEN-INSA
60 ROUEN-SCD
61 SAINT ETIENNE-SCD
20 SAVOIE-SCD
62 STRASBOURG-BNU
150 STRASBOURG-IUFM Alsace
63 STRASBOURG1-SCD
64 STRASBOURG2-SCD
65 STRASBOURG3-SCD
66 TOULON-SCD
153 TOULOUSE-IUFM
67 TOULOUSE-SICD
68 TOURS-SCD
69 TROYES-SCD
70 VALENCIENNES-SCD
102 VANDOEUVRE LES NANCY-INPL
71 VERSAILLES-SCD
108 VILLEURBANNE-ENSSIB
72 PARIS1-SCD
73 PARIS2-SCD
74 PARIS3-SCD
75 PARIS4-SCD
76 PARIS5 DESCARTES-SCD
77 PARIS6-SCD
79 PARIS7-SCD
80 PARIS8-SCD
81 PARIS9 DAUPHINE-SCD
82 PARIS10-SCD
83 PARIS11 ORSAY-SCD
84 PARIS12-SCD
85 PARIS13-SCD
95 PARIS-ACAD. NAT. MEDECINE
144 PARIS-Acad. Sciences Outremer
156 PARIS-Bib. Litt. J. Doucet
129 PARIS-Bib. Sainte Barbe
88 PARIS-Bib. Sainte Geneviève
91 PARIS-BIUM
92 PARIS-BIUP
172 PARIS-BSI LA VILETTE
130 PARIS-BULAC
104 PARIS-CIUP
178 PARIS-Cité architecture et patrimoine
145 PARIS-CEDOC
135 PARIS-CNAM
99 PARIS-COLLEGE DE FRANCE
87 PARIS-CUJAS-BIU
136 PARIS-Ecole centrale
124 PARIS-Ecole Nat. des chartes
142 PARIS-CACHAN-ENS
159 PARIS-ENS ULM
120 PARIS-Fondation Sciences Politiques
160 PARIS-JOUY-EN-JOSAS-HEC
96 PARIS-INSTITUT DE FRANCE
143 PARIS-INED
90 PARIS-INHA
137 PARIS-Institut Pasteur
162 PARIS-IUFM
169 PARIS-ORSAY-Jacques Hadamard
93 PARIS-JUSSIEU-BIUS
97 PARIS-Mazarine
164 PARIS-MSH
98 PARIS-MNHN / MUSEE HOMME
126 PARIS-Musée du Quai Branly
100 PARIS-MEUDON-OBSERVATOIRE
168 PARIS-Service Santé des armées
86 PARIS-SORBONNE-BIU
121 PARIS-SORBONNE-GEOGRAPHIE
174 PARIS-Institut Catholique
200 ALSACE-Centre régional Sudoc-PS
201 AQUITAINE-Centre régional Sudoc-PS
202 AUVERGNE-Centre régional Sudoc-PS
203 BOURGOGNE-Centre régional Sudoc-PS
204 BRETAGNE-Centre régional Sudoc-PS
205 CENTRE-Centre régional Sudoc-PS
206 CHAMPAGNE ARDENNE-Centre régional Sudoc-PS
207 FRANCHE-COMTE-Centre régional Sudoc-PS
208 ILE-DE-FRANCE-BIOLOGIE-Centre régional Sudoc-PS
209 ILE-DE-FRANCE- SCI.HUMAINES-Centre régional Sudoc-PS
210 ILE-DE-FRANCE-DROIT SCI.ECON.-Centre régional Sudoc-PS
211 ILE-DE-FRANCE-LANGUES ORIENT.-Centre régional Sudoc-PS
212 ILE-DE-FRANCE-MEDECINE-Centre régional Sudoc-PS
213 ILE-DE-FRANCE-PHARMACIE-Centre régional Sudoc-PS
214 ILE-DE-FRANCE-SCIENCES JUSSIEU-Centre régional Sudoc-PS
215 ILE-DE-FRANCE-ART ARCHEOL.-Centre régional Sudoc-PS
217 ILE-DE-FRANCE-ECON.GESTION-Centre régional Sudoc-PS
218 ILE-DE-FRANCE-SCIENCES ORSAY-Centre régional Sudoc-PS
219 LANGUEDOC ROUSSILLON-Centre régional Sudoc-PS
220 LIMOUSIN-Centre régional Sudoc-PS
221 LORRAINE-Centre régional Sudoc-PS
222 MIDI PYRENEES-Centre régional Sudoc-PS
223 NORD PAS DE CALAIS-Centre régional Sudoc-PS
224 BASSE-NORMANDIE-Centre régional Sudoc-PS
225 HAUTE NORMANDIE-Centre régional Sudoc-PS
226 PAYS-DE-LOIRE-Centre régional Sudoc-PS
227 PICARDIE-Centre régional Sudoc-PS
228 POITOU-CHARENTE-Centre régional Sudoc-PS
229 P.A.C.A. MARSEILLE-Centre régional Sudoc-PS
230 P.A.C.A. NICE-Centre régional Sudoc-PS
231 RHONE-ALPES GRENOBLE-Centre régional Sudoc-PS
232 RHONE-ALPES LYON-Centre régional Sudoc-PS
233 ILE-DE-FRANCE-BNF-Centre régional Sudoc-PS

Lien vers l’Opac dans Electre — pourquoi pas un lien vers le Sudoc

Le lien depuis une notice Electre vers l’Opac permet de savoir si vous avez déjà l’ouvrage en stock.

Mais certains Opac ne permettent pas ce genre de rebonds… ou bien la structure de cette URL serait trop complexe à trouver.

Bref, pour ceux qui participent au Sudoc, vous pouvez tout aussi bien pointer vers la notice Sudoc, sur la page Localisation du document. Cela vous permettra en 1 clic de savoir si vous avez déjà l’ouvrage aussi bien que si vous pointiez vers votre Opac.

En terme de politique documentaire, ça peut du même coup vous donner une idée du nombre d’exemplaires disponibles en France ou dans votre ville avant de l’acheter.

Bref, pour les raisons que vous voudrez, ça peut être un lien intéressant. Donc pour cela il faut mettre dans le champ “Lien Opac” d’Electre :

http://www.sudoc.abes.fr/DB=2.1/SET=2/TTL=1/PRS=HOL/CMD?ACT=SRCHA&IKT=7&SRT=RLV&TRM={Isbn}

Lien vers l’Opac — And the winner is… Electre !

C’est Electre qui remporte la première manche sur le Sudoc, en fournissant un lien que j’ai mis un temps fou à repérer.

Electre permet sur chaque notice détaillée de générer un lien lançant une requête dans votre Opac, sur le critère ISBN.

En cliquant dans la colonne de gauche sur la clé à molette, puis sur Abonnement, vous avez au bas de la rubrique une zone texte à remplir intitulée : Lien Opac.

Il faut renseigner ce lien en indiquant la manière dont il faut interroger votre Opac sur le critère ISBN.

Voyez ce que j’ai écrit tout récemment sur de tels liens dans le Sudoc : le système est exactement celui-là.

  1. Vous faites une recherche dans votre opac avec un ISBN
  2. Vous copiez l’URL obtenu dans le bloc-notes
  3. Vous remplacez l’ISBN recherché par {Ibsn} (ou {Ean13} si c’est plus pertinent — faites des tests !)
  4. Vous collez le résultat dans la zone de texte sur Electre.

Et voici ce que ça donne (je l’ai paramétré il y a deux semaines, mais ne l’ai remarqué que ce matin. J’ignore si Electre a réparé un bug ou si je ne l’avais pas vu) :

Si vous avez mis dans l’URL {Isbn}, le lien sera en face de l’ISBN. Si vous avez mis {Ean13}, il sera en face de EAN.

Certains Opac posent de grosses difficultés, notamment Flora (c’est difficile à Aix-Marseille 3, et impossible avec le CCFr) et Bookline (pour Incipio, je ne sais pas) pour lesquels il faut parfois beaucoup d’inventivité pour obtenir une URL de requête sur le critère ISBN.

Aucun problème avec Koha, Aleph, HIP (SirsiDynix) et plein d’autres.

Si vous avez des difficultés pour obtenir une URL “efficace”, n’hésitez pas à me poser la question en commentaire. A noter que Damiano est aussi devenu un pro des requêtes par ISBN (merci à lui !)

Electre comme version en ligne de LivreHebdo

Démarche initiale

Un très grand nombre d’acquéreurs utilisent LivreHebdo comme premier outil de veille pour parcourir leur domaine d’acquisitions.

Quand un titre les intéresse, ils vont sur Electre, et :

  • soit ils ont une douchette et ils bipent le code-barre pour retrouver.
  • soit ils n’en ont pas et ils feraient mieux d’en demander une.

Ils trouvent l’ouvrage et le mettent dans un panier.

Puis ils retournent à LivreHebdo pour continuer à feuilleter les nouvelles publications.

Donc :

  1. Electre ne leur sert pas à découvrir de nouveaux titres
  2. LivreHebdo leur suffit pour déterminer qu’un titre peut être intéressant. La notice détaillée d’Electre (résumé, 4e de couverture, éventuellement table des matières) permet dans un second temps (comme second filtre) de confirmer ou d’infirmer l’impression initiale donnée par LivreHebdo

Charger des ISBN

Pour ceux qui sont satisfaits de cette manière de procéder, il me semble plus rapide (donc plus économique en temps et en efforts) de procéder différemment.

  1. Vous vous armez de LivreHebdo et de votre douchette (si vous n’en avez pas, sortez… et revenez avec)
  2. Vous ouvrez un nouveau document avec le bloc-notes.
  3. Vous bipez tous les ISBN qui vous méritent un approfondissement (un ISBN par ligne).
  4. Vous enregistrez le fichier sur votre ordinateur
  5. Vous cliquez sur Recherche d’ISBN > Charger un fichier de numéros
    copie d'écran
  6. Vous parcourez la liste des résultats
    • soit avec le petit + permettant d’avoir déjà quelques détails (le signe + en tête de liste permet de tout déplier : comme ce sont des titres sur lesquels vous voulez de toute façon avoir des détails, autant tout déplier !)
    • soit notice par notice, en allant d’une notice détaillée à l’autre, et en cochant quand l’ouvrage est vraiment pertinent.
      copie d'écran
  7. Envoyer la sélection dans votre panier (nouveau, existant, comme vous voulez)
    Copie d'écran

J’ai toutefois le sentiment que beaucoup, ayant Electre sous la main, renâclent à abandonner LivreHebdo comme outil de “dépistage” de nouveaux titres, en se disant qu’en utilisant seulement Electre ils risqueraient de rater les titres qu’ils voyaient passer avec LivreHebdo.

Alors qu’Electre contient évidemment tous les titres listés dans LivreHebdo.

Je parlerai bientôt de faire de la veille avec Electre (malgré l’absence des fils RSS — alors qu’il serait possible de proposer des fils RSS avec authentification et/ou contrôle IP !). Mais même si je vous explique la démarche, cela ne signifie pas que la peur de rater des trucs puisse vous hanter encore.

Cela me semble comparable avec ceux qui, lisant déjà pas mal de blogs, redoutaient de lâcher Biblio-fr, de peur de rater certaines informations.

Electre ou le mythe d’un Narcisse ouroboros

Ouroboros - serpent se mordant la queue Le billet précédent m’a donné une petite envie de faire une courte série sur Electre. Cela me permettra de me stimuler un peu parce que le redémarrage du blog s’est fait un peu attendre.

Je ne vais pas vous proposer des “tutoriels Electre”, mais vous signaler (dans d’autres billets) certaines fonctionnalités ou procédures qui peuvent s’intégrer dans un flux de travail au sein d’une bibliothèque.

Ceci étant posé, je commence en déplorant les limites pénibles dans la conception de la base : Electre est complètement fermée sur elle-même, dans un modèle économique et technique complètement archaïque.

Cela a déjà été dit par d’autres, Electre aurait pu devenir la base bibliographique commerciale de référence pour le grand public, si elle avait ouvert ses données gratuitement. Bon, comme vous savez, finalement c’est Amazon qui a pris cette place. Electre ne sera donc pas pour le grand public

Mais même pour les professionnels, même une fois qu’on a payé l’accès, l’utilisation en est fermée, comme si Electre n’avait pas besoin des autres sites, comme si ses utilisateurs pouvaient naviguer en vase clos dans Electre comme dans un aquarium.

Un formulaire de recherche intransportable

Après avoir essayé à plusieurs reprises, j’ai dû renoncer : le formulaire de recherche Electre, avec la technologie utilisée (qui se retrouve, sauf erreur, dans Flora d’Ever), ne peut être transformé en plugin de recherche rapide pour Firefox ou IE (non plus que comme “mot-clé de recherche” sous Firefox).

Si bien que, trouvant une référence (un ISBN, par exemple) sur Internet, je ne peux pas basculer en un clic sur Electre

(rappel : si un plugin de recherche est “en cours” dans votre boîte de recherche, et que vous sélectionnez un mot, un clic droit de la souris vous permet de chercher cette sélection dans le plugin de recherche en cours — cf. cette vidéo de 50 secondes si mon explication n’est pas claire)

Pas de rebonds vers d’autres ressources

Je me souviens qu’OvidSP, par exemple, permet à son client de paramétrer un rebond (même non-OpenURL) vers son propre catalogue.

Quand on navigue dans Electre, un tel rebond me paraît un besoin évident. Pour deux motifs :

  1. vérifier que l’ouvrage n’est pas déjà dans la bibliothèque. Objectivement, ce besoin n’est pas le plus important dans la mesure où nous achetons le plus souvent du neuf. Donc pour le nombre de fois où on rachète un titre ancien, ce n’est pas si grave…
  2. Rebondir depuis l’indexation sujet (Rameau, Dewey ou autre) d’Electre vers son propre catalogue, pour apprécier l’ampleur du rayon sur le sujet, et sa mise à jour (ex. : Tiens, un ouvrage sur les Mac. Qu’est-ce que nous avons sur les Mac dans notre bibliothèque ? Oh, ça va : on a 15 bouquins… Tiens, le dernier date de 2004 ! Finalement je vais peut-être acheter celui-là).

Pas de web services ni de serveur z39.50

Idéalement, j’aurais rêvé de pouvoir exploiter Electre sans aller sur le site, selon le scénario suivant :

  1. Dans mon SIGB, j’ouvre le module Acquisition, et je crée une nouvelle ligne de commande
  2. Je passe la douchette sur le code-barre de LivreHebdo. Le SIGB interroge Electre et récupère toutes les informations utiles.
  3. J’enregistre.

Mais Electre ne peut être interrogé que sur Electre. Donc pour récupérer les données, c’est nécessairement par transfert de fichiers (export des notices depuis Electre, importées ensuite dans le SIGB). Un peu plus lourd tout de même.

Une monétisation de l’export de notices

Voilà un écran que je trouve à la fois angoissant et culpabilisant pour l’acquéreur :

C’est un aspect qui me semble ahurissant d’un point de vue “modèle économique”.

Logiquement, si nous payons un accès à Electre, c’est pour un besoin professionnel. Donc pas seulement pour pouvoir découvrir des ouvrages, mais aussi récupérer les notices et non faire du copier-coller champ à champ.

Faire payer l’export de notices en plus de l’abonnement (ou, pour mieux dire, avec des tranches de tarification), c’est estimer que l’on peut faire un usage intelligent et profitable d’Electre sans utiliser l’export de notices. C’est encourager une utilisation pauvre d’Electre. Ou s’enrichir sur le dos des utilisateurs intelligents…

Conclusion

Electre n’est pas un “mauvais site” (he’s not the bad guy). Mais les fonctionnalités présentes, tout autant que les fonctionnalités absentes, induisent de la part de ses utilisateurs un certain comportement pour l’exploiter au mieux. Il ne se prête absolument pas à des détournements intelligents (tels que décrits ici, notamment)

Autrement dit, c’est un bon outil, mais il n’entre pas dans la logique web à laquelle nous nous habituons un peu plus chaque jour.

Je parlerai une prochaine fois des trucs intéressants (paramétrages, personnalisation surtout) dans Electre.

Electre ou la scénarisation de l’inconscient collectif

Electre, par Jean Giraudoux Je réfléchis en ce moment à une formation à Electre auprès des collègues en BU. Quelques échanges sur Twitter m’amènent à expliciter mon objectif.

Lorsque j’avais participé à la formation d’étudiants à diverses bases de données (et à la vertueuse “méthodologie documentaire”), j’avais essayé de reprendre l’angle d’approche en scénarisant la recherche : au lieu d’expliquer les bases et les principes d’une “bonne recherche”, j’avais mis tout ça sous forme de cas pratiques (genre : vous vous trouvez dans telle situation –> vous avez besoin de tel outil).

Las ! Les étudiants ne s’étaient pas plus appropriés les cours qu’avant. Ce fut un échec.

Mais une formation/présentation sur Electre, c’est un peu particulier : elle est assurée auprès de collègues.

Je ne suggère pas par là qu’ils écouteront plus attentivement la leçon. Nul prof n’a droit à l’attention de ses auditeurs, il est contraint d’admettre qu’il lui faut la mériter à chaque seconde. Bref, la scénarisation n’est pas plus légitime parce qu’elle s’adresse à des professionnels de l’information.

Mais Electre est un outil de travail commun, où d’ailleurs il est possible de travailler en commun. Généralement, ce sont les acquéreurs qui s’en servent, et généralement au sein d’une bibliothèque les acquéreurs sont plusieurs. Ils n’achètent pas dans les mêmes domaines, certes, mais il y a nécessité de travailler en commun dès qu’une commande passée au fournisseur regroupe la sélection de plusieurs personnes.

Une formation Electre, ce n’est pas seulement 2 heures passées à montrer les fonctionnalités d’Electre : chercher un titre, faire une veille thématique, charger un lot d’ISBN, personnaliser ses paniers, etc. Ce doit être aussi l’occasion de proposer une organisation du travail autour de cet outil visant :

  • ménager le temps et les efforts
  • optimiser les possibilités de l’outil au regard des contraintes et des pratiques internes
  • éviter le gaspillage du papier par un transfert de l’information
  • etc.

Bref, une telle formation doit déboucher sur une réflexion (avec les personnes formées) autour des flux de données pour les acquisitions. Parce que ce n’est qu’à ce moment-là qu’une telle réflexion (préparée par le formateur) peut avoir lieu.

Parce que si une formation Electre n’est qu’une présentation de l’outil, on continuera à avoir :

  • des paniers dans tous les sens
  • des dossiers non rangés
  • de vieux paniers thématiques que personne n’ose supprimer
  • de vieux dossiers nominatifs que personne n’ose supprimer
  • de vieux dossiers/paniers avec un nom ésotérique (par exemple : FC 2) moisissant au vu et au su de tous

Bref, il me semble normal de concevoir une formation à Electre comme une formation à un SIGB : dans une optique d’usages.

Maintenant, si vous n’utilisez Electre que comme support à LivreHebdo (vous cherchez titre à titre dans Electre les ouvrages repérés dans LivreHebdo), pour faire du copier-coller champ à champ d’Electre vers votre SIGB, évidemment, tout cela n’est pas nécessaire.

NB (pour changer des PS) : je n’ai jamais été acquéreur, je n’ai jamais acheté un seul bouquin pour aucune bibliothèque. Beueueuh !…

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