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Qu’est-ce qu’un portail documentaire ?

09/11/2008

Comme promis dans l’article précédent.

Je n’ai pas LA réponse. Je n’ai que ma réponse.

Il me semble que lorsque des voix s’élèvent contre les portails documentaires, c’est pour dénoncer non pas un outil, mais une certaine philosophie. Une philosophie qui viserait à dire au lecteur : tu veux de la documentation ? Eh bien tu n’as qu’à venir sur MON site, tu trouveras TOUT ce dont tu as besoin. Et ne va surtout pas ailleurs, tu y perdrais ton âme.

Je suis d’accord avec cette dénonciation. Pourtant il me semble que les bibliothèques doivent malgré tout proposer absolument :

  1. une recherche unifiée dans toutes leurs collections (tous supports confondus)
  2. une interface unique regroupant l’accès aux collections et les informations pratiques.

Je tiens à expliciter ce dernier point. Tout le monde n’est pas tenu d’intégrer la recherche dans le catalogue à son site web.

Ce que je demande, c’est que l’internaute n’ait pas à s’habituer à plusieurs chartes graphiques, plusieurs structurations de l’information. Si on a un site web d’un côté et un catalogue de l’autre, il est impératif, pour faciliter l’utilisation des deux (et le glissement de l’un à l’autre), de personnaliser l’interface du catalogue pour qu’elle se rapproche autant que possible de l’ergonomie du site web (ou faire l’inverse) : homogénéiser la navigation (si le menu du site est vertical, celui de l’OPAC devrait l’être aussi), homogénéiser la terminologie, etc.

Bref, faciliter l’appropriation et faire comme si il n’y avait qu’un seul site, un seul outil (au moins, choisir les mêmes couleurs).

Mais les deux points que j’ai indiqués plus haut ne constituent pas un portail documentaire. Un portail, c’est :

  • un site regroupant l’ensemble des services et contenus de la bibliothèque (infos pratiques, tutoriels d’aide à la recherche, compte lecteur, service de question-réponse, accès distant aux ressources en ligne, etc.)
  • une recherche unique dans les collections des bibliothèques
  • une possibilité de personnalisation en mode authentifié. Eventuellement une diffusion profilée de l’information (indiquer aux physiciens ce qui les intéresse, etc.).

Ce dernier point est discutable, et devrait être laissé à l’appréciation de l’internaute. Ma conviction perso est que la bibliothèque peut confier à d’autres services, extérieurs à elle, la possibilité pour l’internaute de récupérer des briques du portail (un portail est généralement fait de briques, hélas !). C’est à cela que servent les univers Netvibes : laisser la possibilité à l’internaute de se créer un compte Netvibes (ou Protopage, ou PageFlakes, ou iGoogle) et y poser les briques du portail qui l’intéressent. Cela évite à la bibliothèque de profiler son portail en fonction des données de l’annuaire universitaire, qui est un outil en constant perfectionnement et ne conviendra de toute façon pas aux chercheurs.

On voit donc fort bien que la logique Portail s’adapte parfaitement à l’exigence (importante aussi) de proposer ses services ailleurs que sur son propre site.

Ouf ! je ne travaille pas pour rien depuis trois ans et demi !

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3 commentaires
  1. phelly permalink
    12/11/2008 10:25

    Bien vu… En effet, même si le portail doit être complété par des services en ligne à l’extérieur de la bibliothèque (ENT étudiants, réseaux sociaux, interactions avec les moteurs de recherche etc), il garde son importance.

    Le portail a aussi un important rôle de vitrine : il représente la bibliothèque. Et ça n’est pas rien. Ainsi, de même que pour la bibliothèque physique, il y a le bâtiment, et toute la symbolique, les représentations qu’il implique, pour la bibliothèque en ligne, il y a le portail. Et dans les deux cas, il y a en plus les incontournables manifestations de la bibliothèque « hors-les-murs »…

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