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Impatience

18/11/2008

Jeudi 20 novembre doit enfin être officiellement lancée Europeana (cf. actus sur le sujet).

J’avais suivi avec beaucoup d’intérêt le lancement de la première version, pour voir ensuite que :

  1. cette première version n’avait pour réel avenir que de permettre à Gallica d’évoluer
  2. Europeana, projet initialement purement « bibliothèque », devenait un portail culturel visant à associer tous les acteurs du patrimoine (essentiellement : bibliothèques, musées, archives).

C’est l’occasion peut-être de revenir sur la notion de concurrence entre Google Book Search et Europeana.

1. comme ne cesse de le proclamer depuis des années Affordance (sauf si je n’ai rien compris), non seulement il faut des alternatives à Google, mais c’est même naturel d’avoir des outils qui co-existent les uns à côté des autres. Il n’est même pas besoin de justifier cette coexistence, et il n’est même pas nécessaire de parler de concurrence : la constitution d’un portail culturel européen doit apparaître comme une nécessité, que le projet Google Book Search existe ou non.

2. Europeana n’est plus une collection de livres. Il doit intégrer de nombreux autres types de documents (y compris multimédia). Et on n’entre pas dans la catégorie du moteur « total », ou plutôt du moteur « fourre-tout », que prétend devenir Google en mélangeant sur ses pages des pages web, des résultats Google Maps, des actualités, des vidéos, des images, et des livres numérisés (etc.).

Europeana a une logique de contenu, qu’elle explique(ra). Lorsqu’on l’interroge(ra), on sait(saura) d’avance le genre de résultats susceptibles de sortir.

3. Même si Europeana avait été une bibliothèque numérique, ce n’est pas le cas de Google Book Search. Je l’ai déjà dit ailleurs, je le répète : GBS n’est pas une bibliothèque.

Qu’est-ce que j’en attends ?

Je passe sur la taille du fonds accessible, sur les fonctionnalités de recherche attendues, etc. Je les commenterai une fois qu’elles seront en ligne.

En revanche j’en attends (peut-être de façon illusoire) une philosophie différente de ce à quoi tendent en ce moment la plupart des bibliothèques numériques qui se créent depuis quelques mois/années.

Ces bibliothèques numériques ont bien intégré les exigences du web 2 : compte lecteur avec possibilité de se créer une sélection de documents, de les annoter, de les tagguer, de les partager, etc. Persée, Gallica2, en sont de très bons exemples (et de remarquables outils).

Mais je n’ai pas encore vu de bibliothèque numérique facilitant la vie des internautes qui disposeraient d’un compte Connotea, ou CiteULike, ou qui, membres d’un groupe Google (ou Yahoo) de chercheurs, en proposant une intégration des données numérisées vers ces espaces, et une interopérabilité avec ces fournisseurs de services en ligne. C’est-à-dire que ces interfaces ne prennent pas en compte que leurs utilisateurs ont déjà une existence numérique (sur les services précités, mais aussi sur Netvibes, sur Facebook, sur LibraryThing, qu’ils ont un OpenID), qu’ils ont déjà constitué des communautés d’intérêts sur ces espaces.

Cela peut prendre par exemple un aspect comparable à ce qu’on trouve au bas des articles de certains journaux en ligne (une série d’icônes correspondant à autant d’actions vers Facebook, Digg, etc.).

Bas d'un article du Monde

Pourquoi réinventer tous ces services sur un nouvel espace, alors qu’ils existent déjà ailleurs, déjà satisfaisants et déjà familiers ?

PS : évidemment, j’en attends aussi des COinS pour mon résolveur OpenURL

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2 commentaires
  1. europen permalink
    19/11/2008 04:43

    Pas mieux, j’attendsn la sortie avec impatience, on en reparle plus tard 😉

  2. uju permalink
    16/12/2008 12:04

    pour étendre tes très justes remarques de la première partie à la seconde, à quand un serveur OpenID public ?
    (à l’heure de MAM et de son monopole de la terreur, pas sûr que ce soit si souhaitable que ça en fait. j’ai plus confiance en google qu’en la République, dingue, non ?)

Les commentaires sont fermés.

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