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Europeana n’est pas une bibliothèque et n’est pas le concurrent de Google

20/11/2008

Europeana étant pour le moment inaccessible, je me contenterai de commenter les commentaires.

Quand on cherche Europeana sur Wikio, voici les tois mots/expressions qui sont (presque) systématiquement dans tous les titres :

  1. Europeana
  2. « bibliothèque numérique »
  3. Google

Il y en a qui n’ont rien suivi.

Le projet de bibliothèque numérique européenne a été lancé par Jean-Noël Jeanneney suite au déploiement de Google. Cela a donné la première maquette d’Europeana (sur laquelle je n’ai plus une seule copie d’écran). Mais cette maquette a ensuite permis l’apparition de Gallica2, cependant que le projet Europeana était complètement remanié pour devenir un portail d’accès en ligne à la culture et au patrimoine européens.

Trouvez-moi le mot « Bibliothèque » sur la page d’accueil d’Europeana ! (si le site ne parle pas non plus pour vous, en voici une copie d’écran)

Europeana s’assimile plus au portail Culture.fr (sans le recensement des manifestations, en tout cas pour l’instant), qu’il interroge d’ailleurs.

Europeana n’est pas une bibliothèque numérique (ça tombe bien, Google Book Search non plus).

Et si, effectivement, les activités de Google ont été un moteur pour l’obtention de subventions en faveur du projet Europeana, celui-ci n’a pas besoin de l’existence de Google pour avoir toute sa légitimité (pour mémoire, Gallica date de 1997 ). C’est un projet dans la lignée de ce que doivent désormais fournir en termes de services numériques les institutions culturelles de l’Europe. Son absence jusqu’à présent devrait plutôt apparaître comme une aberration, ou au moins comme le témoignage de la nécessairement lente maturation d’un projet associant autant de partenaires à une telle échelle.

Google Book Search et Europeana visent-il le même public ?

Oui et non. Ils visent les internautes intéressés par « la culture ». Ce qui ne veut rien dire. Leurs utilisateurs potentiels sont (devraient être) dans une démarche différente.

Lorsque j’utilise Google Book Search, c’est pour identifier quels livres sont susceptibles de parler d’un sujet (en ignorant quelle est la couverture assurée par Google sur le sujet). Je pense que mon utilisation d’Europeana (mais cela dépendra des outils qui me seront proposés) utilisera davantage les parcours, pour découvrir certains sujets au niveau européen.

Pourquoi ? Parce que l’essentiel de mes centres d’intérêts sont (c’est honteux !) français, et qu’il existe des outils spécifiques de recherche pour cela (bases Culture, Gallica, etc.). Si je vais sur Europeana, ce sera forcément pour ouvrir cettte investigation à un élargissement géographique, sans savoir a priori comment retrouver des collections allemandes, espagnoles ou hongroises.

Donc pas de concurrence — autre que politique, emblématique, symbolique, etc. C’est dire si cette concurrence-là ne me concerne pas !

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3 commentaires
  1. phelly permalink
    20/11/2008 12:46

    Si elle existe dans une logique d’élargissement, je suis curieuse de savoir comment Europeana pourra attirer (et fidéliser) un public nombreux… Passé les premières visites courtoises et curieuses, la majorité des gens ne risquent de s’y rendre que pour « élargir » leurs connaissances sur un sujet déjà exploré par ailleurs (Gallica, Google etc).

  2. 20/11/2008 13:07

    Bien sûr ! Qui va sur une base spécialisée par défaut ? Généralement on n’y va que lorsque les premières recherches Google ne sont pas satisfaisantes. Tout hors Google n’est que roue de secours, généralement.

Trackbacks

  1. Cactus acide » Veille » Christine veille pour vous - le 21/11/8

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