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Zotero pour bloguer sur des ouvrages

04/02/2009

En lien avec mon billet précédent sur l’OpenURL.

Je maintiens l’idée que dès qu’une référence bibliographique apparaît à l’écran, la machine doit pouvoir identifier la nature de cette information comme telle. Cela permet des rebonds OpenURL si le navigateur est doté d’OpenURL Referrer. Cela permet (et permettra de plus en plus) une meilleure articulation avec les logiciels de gestion bibliographique. En bref, les COinS sont la traduction à destination de la machine du texte libellé en clair pour l’utilisateur.

La seule condition pour les utiliser : ne pas avoir à les saisir manuellement.

Donc si vous tenez un blog qui parle régulièrement de livres divers — je pense notamment aux blogs de bibliothèques — jusque-là vous aviez le choix entre :

  1. écrire à la main la référence de la notice
  2. copier-coller depuis votre Opac, depuis WorldCat, Amazon ou LibraryThing (pour refaire ensuite la mise en forme, car un affichage tabulé n’est jamais ce qu’il y a de mieux pour un billet de blog)

Désormais vous aurez l’obligation de vous simplifier la vie, et de simplifier celle de vos lecteurs :

  1. Vous récupérez la notice biblio dans Zotero (toujours depuis votre Opac, WorldCat, etc.)
  2. Dans Zotero, vous sélectoinnez le titre que vous voulez bloguer, vous faites un clic droit > Créer une bibliographie à partir de l’élément sélectionné
  3. Vous choisissez le style de citation (=mise en forme de la référence — il vous faudra sans doute un peu de temps avant de trouver celui qui vous plait le plus) et Copier dans le presse-papier
    Copie d'écran Export bibliographique
  4. Vous collez dans votre éditeur de blog. Il vous affiche la référence, et il cache une balise span contenant les métadonnées du document.

Donc si un lecteur lit votre billet, est intéressé par l’ouvrage, il peut en récupérer la notice rapidement dans son logiciel de gestion bibliographique.

Si une autre bibliothèque (disposant d’un résolveur OpenURL) lit votre billet, elle peut cliquer sur le lien OpenURL pour savoir rapidement si elle-même possède déjà le document ou non.

De manière plus générale, il me semble inutile (dépassé serait plus juste) d’argumenter sur le bien-fondé d’une telle procédure :

  1. c’est plus simple que le copier-coller
  2. nous enrichissons nos pages de contenus sémantiquement structurés (sémantiquement pour la machine, cela va de soi)
  3. en développant naturellement ce genre de pratiques, nous participons aussi aux usages généraux du web, à la propagation de nouvelles possibilités.

On voit ainsi dans l’exemple ci-dessus que les COinS facilitent le « dialogue » entre une page web (parlant d’un bouquin) et un logiciel de gestion bibliographique. Mais d’une certaine manière, le format OpenURL sous forme de COinS peut fort bien devenir un format d’échange (ou plus exactement d’interopérabilité) entre les différents outils permettant de gé(né)rer des métadonnées : Connotea, LibraryThing, Amazon, Opac, etc.

Actuellement, quand un catalogue de bibliothèque propose l’export de ses notices vers l’un ou l’autre site (par les notices détaillées sur ce site propose une série de sites vers lesquels bookmarquer la notice), la bibliothèque doit assurer une maintenance sur la syntaxe propre à chaque plateforme. C’est la même chose lorsqu’un site de presse propose d' »envoyer » un article vers Digg, Wikio ou Facebook. Or l’OpenURL permet de décrire des sites web, des billets de blogs, à peu près toute ressource que l’on peut souhaiter décrire sur la Toile. Donc il constitue un format d’échange exemplaire.

Bref, il faut aller dans cette direction-là !

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