Skip to content

Le nouveau Sudoc ! Euh… lequel ?

06/03/2009

Logo du nouveau Sudoc Voilà, le nouveau Sudoc vient de sortir.

L’Abes nous fournit elle-même la liste des principales nouveautés (dans une mise en page plus sobre que la nouvelle interface).

D’abord, quelques remarques. Puis je reprends ma grille publiée il y a quelques semaines.

Remarques d’ensemble

Seul l’habillage a été modifié (le bleu est un peu plus pâle), et la présence de certains liens supplémentaires. Aucune des fonctionnalités n’a changé.

  • Le fonctionnement des liens vers les notices n’a pas changé.
  • Le champ « Tous les mots » ne permet toujours pas d’interroger sur l’ISBN ou l’ISSN. Donc je ne peux toujours pas avoir un seul plugin de recherche Sudoc me permettant tantôt de chercher sur un sujet, un titre ou un auteur, tantôt de chercher un ISBN.
  • Pas de fil RSS (il va falloir que je remette le mien à jour).
  • Pas d’export dans un format bibliographique (tout le monde n’a pas Zotero, que diable ! Il y en a même qui apprécient Endnote).
  • Le formulaire de recherche était à revoir. Pas les fonctionnalités qu’il propose : l’ordre et la mise en forme des champs disponibles. Vraiment, ce n’est plus adapté.
  • Le lien vers Google Books aurait pu être intéressant. Le problème, c’est qu’il ralentit considérablement le temps de chargement de la page. L’explication doit être la suivante : le lien n’apparaît que si le livre est réellement disponible sur Google. Donc le Sudoc interroge en temps réel l’API de Google (les liens ressemblent à ceci : http://books.google.com/books?id=HcyrGAAACAAJ&source=gbs_ViewAPI), et le temps de chargement est donc tributaire de la réactivité de l’API Google… qui ne semble pas fameuse pour le moment. Peut-être qu’un simple rebond de recherche aurait finalement été plus satisfaisant.
  • J’ai mis du temps à trouver le bouton « Localisation ». Je vous aide : à présent il est au-dessus de la notice.
    Ca n’a l’air de rien, mais je pense que c’était une mauvaise idée : traditionnellement, sur tous les Opacs du monde (sans que j’en connaisse aucune exception) les exemplaires sont mentionnés sous la notice bibliographique, pas au-dessus.
    A mon avis, sur ce bouton-là, il y avait deux améliorations envisageables :

    • soit faire paraître la liste des exemplaires directement sous la notice bibliographique (peut-être risqué s’il y en a un trop grand nombre, je veux bien l’admettre — en même temps, on consulte généralement le Sudoc pour des documents plutôt rares, non ?)
    • soit remplacer l’icône à l’ancienne, qui ressemblait à une flûte de Pan, par une icône un peu plus parlante. Cela dit, le choix de mettre du texte à la place est plutôt bon : c’est plus clair. C’est l’emplacement de ce texte qui est discutable.

    Bon, en même temps, une fois qu’on l’a vu, c’est acquis.

  • Je ne suis pas convaincu par l’ergonomie de la navigation dans l’aide. Cela dit, il y a des copies d’écran, et elles sont proprement détourées et dans du PNG (et pas de l’immonde JPEG). C’est bien. Encore un petit effort et tout le monde osera faire des vidéos dans son aide en ligne.

Quelques points positifs :

  • Si, quand même, les icônes par types de documents sont mieux. J’aime beaucoup celle utilisée pour les thèses
  • Comme le signale l’Abes elle-même, la recherche « Tous les mots » est mise par défaut, et se trouve en tête de liste
  • Le plugin de recherche Sudoc est proposé par le Sudoc lui-même (lien « Ajouter SUDOC »). Dommage qu’il n’intègre pas l’icône du nouveau logo.
    Une petite explication pour les collègues de l’Abes qui me liraient : le plugin de recherche est un fichier XML très court. Pour qu’il propose une zolie icône, il faut qu’il contienne une balise <Image width= »16″ height= »16″>…</Image> ou le contenu de cette balise est l’image elle-même, codée en binaire.
    Pour avoir l’équivalent binaire d’une image (par exemple l’image de la barre d’adresse pour le Sudoc, qui est ici : http://193.52.26.28/img_psi/3.0/favicons/default.ico, il faut la faire passer par cet outil dont la mission est précisément de convertir du GIF (ou autre format) en binaire. On récupère ensuite l’URL obtenue, et on la colle dans le fichier XML du plugin. Ca nous donne ceci.Désolation : ce plugin cherche dans le champ « Tous les mots », donc ni l’ISBN ni l’ISSN.
  • Des COinS dans les notices détaillées ! En version 1.0 (donc tant pis pour Paris 6, hein : vous n’avez que du 0.1, bande de nazes). On les voit parce grâce à OpenURL Referrer, un lien apparaît tout en haut à droite de la page. Du fait des COinS, Zotero récupère naturellement les données
    J’ai quand même un énorme regret : ces COinS n’ont pas été implémentés dès la liste de résultats. Peut-être parce qu’on estimait qu’il n’y avait pas assez de métadonnées fournies, mais je trouve que c’est vraiment dommage tout de même.

Grille de lecture

Je remarque d’abord qu’aucun de ces critères n’a été amélioré. C’est donc l’occasion de faire le point sur le Sudoc, de manière générale (et pas le « nouveau Sudoc »).

  1. L’URL est significative (http://catalogue.bibliotheque.fr/, ou quelque chose comme ça) –> OK (ça ne change pas)
  2. L’URL n’est pas la même pour toutes les pages du catalogue (page d’accueil, liste de résultats, notice détaillée) –> OK (ça ne change pas)
  3. L’URL contient tous les paramètres de la recherche (mots recherchés, champs interrogés, filtres effectués après affichage de tous les résultats) –> oui au niveau des listes de résultats, non au niveau de la notice détaillée
  4. La page comporte un titre (je ne veux pas voir apparaître l’URL dans mon onglet Firefox) –> OK (ça ne change pas)
  5. Le titre varie selon la page sur laquelle je me trouve (et ne s’appelle pas toujours “Catalogue de la bibliothèque”) –> Non
  6. Le titre récupère les métadonnées du document si je suis sur une notice détaillée –> Non
  7. Le titre n’est pas le nom du logiciel, aussi performant soit-il, ni celui de la société (le titre est une information intéressante pour l’internaute. Et le nom du logiciel n’est pas une information intéressante pour 99% des internautes) –> OK (ça ne change pas)
  8. Quand j’ai cliqué sur un résultat dans une liste, la couleur du titre change pour m’éviter de cliquer deux fois sur le même –> Non
  9. La notice détaillée préciser comment pointer vers elle (pour éviter à l’internaute de récupérer une URL contenant l’identifiant de cession, les mots clés interrogés, etc.), comportant par exemple l’identifiant de notice. –> Non
  10. Une recherche rapide est possible à tout moment où que je me trouve (encart isolé en haut à droite ou à gauche, ou carrément barre de recherche latéral ou supérieure). –> OK (ça ne change pas)
  11. La recherche dans le catalogue n’est pas dans un frame HTML (ce qui bousille les exigences sur le titre et l’URL). –> OK (ça ne change pas)

J’en conclus donc, non pas que je ne sers à rien (ce qui est évidemment le cas), mais que ces critères ne sont pas considérés de manière générale comme fondamentaux, puisque leur réponse positive ou négative est aléatoire.

Conclusion

Je m’attendais à faire une exploration approfondie des fonctionnalités. Mais en fait il n’y a pas grand chose à en dire.

C’est quand même mieux, mais tant qu’à faire une évolution (il n’y en a pas souvent pour le Sudoc), on attendait un peu plus (pas une interface WorldCat, mais quand même).

Même l’aspect d’ensemble (du texte noir, des liens bleus, un fond blanc) n’a pas changé.

Il semblerait que le Sudoc se maintienne donc comme un outil fonctionnel apprécié des professionnels des bibliothèques, qui continueront donc à le recommander. J’ai même vraiment l’impression que les fonctionnalités supplémentaires sont mises pour les professionnelles (la fonction d’analyse du lot, par exemple, qui me laisse perplexe).

Quant à nos lecteurs, l’Abes ne voulait sans doute pas infliger aux statistiques de nos Opac un sévère camouflet.

Je m’excuse auprès des collègues de l’Abes qui y auront mis de l’effort et du coeur : ma déception est à la hauteur de mes attentes. Dans les missions du Sudoc, il y a la perspective d’un grand catalogue universitaire national à destination de nos lecteurs. Parce que ce sont eux qui lisent nos livres, qui les empruntent, qui font des demandes de PEB.

Et une dernière remarque : j’ai voulu limiter une recherche à une bibliothèque (recherche avancée), en cliquant sur un lien me proposant de chercher dans la base des bibliothèques partenaires. Après avoir trouvé la bibliothèque qui m’intéressait, je n’ai pas réussi à rebasculer dans la recherche d’ouvrages. J’ai trouvé ça gênant.

Publicités
4 commentaires
  1. Sylvain permalink
    08/03/2009 17:33

    En ce qui concerne zotero, la modification du site a entrainé le non fonctionnement de pas mal de choses dans le « translator » sudoc. J’ai développé une version modifiée que je viens de soumettre aux développeurs zotero pour qu’ils l’intègrent dans les prochaines mises à jour. Parmi les améliorations : affichage des l’icône de rappatriement dès la liste de résultat, récupération d’informations non présentes dans les COinS (résumé, notes, auteurs secondaires ….).

  2. Isabelle permalink
    09/03/2009 10:04

    Pas d’accord avec toi sur l’utilisation du SUDOC. Je pense qu’il est utilisé comme un OPAC de BU pour trouver des titres et localiser des ouvrages notamment dans une région comme Paris. Je connais même un bib où les collègues l’utilisent à la place de l’OPAC local….Dans ce cas ‘affichage de toutes les notices peut être une gène.
    A titre personnel, je l’utilise beaucoup pour répondre aux questions de rue des Facs, et je ne is pas la seule au vue des réponses.

  3. 09/03/2009 10:59

    @Isabelle : Mais justement ! Le Sudoc, du fait de son contenu, doit être un catalogue à consulter très fréquemment. Mais très peu d’Opac sont aussi moches et peu fonctionnels que celui-là, si bien que quand j’ai une recherche bibliographique à faire… je vais sur WorldCat !
    Et je trouve ça extrêmement dommage et dommageable.
    Tant qu’à ne changer que le look, pourquoi n’y avoir pas mis un peu plus d’énergie ? et être resté sur une telle sobriété cistercienne ?

  4. Isabelle permalink
    12/03/2009 11:33

    Peut-on s’étonner de l’absence d’évolution et de conscience de ce qui se fait de mieux en OPAC quand on lit sur le blog ABES formation :
     » La société BibLibre a eu l’heureuse initiative de proposer gratuitement aux centres de formation aux métiers du livre son SIGB Koha. » ?
    http://abesformation.wordpress.com/2008/11/12/koha-un-outil-de-formation/

Les commentaires sont fermés.

%d blogueurs aiment cette page :