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Twitter (le verbe, pas le nom) en bibliothèque

21/04/2009


Twitter, c’est un site, c’est aussi un verbe. Curieusement, le substantif correspondant serait tweet. Mais les érudits s’arracheront les cheveux sur ces curiosités plus tard.
Donc dans le titre du billet, là, c’était le verbe : twitter.

Bref.

Je rebondis sur un billet de Bibliobsession, et un autre de Daniel au sujet de Twitter. J’ai laissé un commentaire deux commentaires sur le second pour dénoncer une imposture éhontée, et j’ai failli laisser un commentaire sur le premier — finalement comme j’ai redouté la longueur du truc, je suis revenu ici.

Donc : Silvère donne quelques usages possibles de Twitter pour une bibliothèque. Je voulais ajouter des précisions issues de mes échecs personnels.
J’avais créé un compte pour les bibliothèques de l’UPMC, avant d’utiliser Twitter moi-même. J’avais rapidement abandonné, ne comprenant alors pas l’intérêt de l’outil pour nous.
Ce n’est que quelques mois plus tard que j’ai réalisé que Twitter n’a de sens qu’en réseau : on ne twitte pas tout seul dans son coin, en escomptant qu’un lecteur arrivera au gré d’une recherche.
En ce qui me concerne (mais j’avoue n’être certainement pas représentatif), je n’utilise que très rarement le moteur de recherche de Twitter : je lis les tweets auxquels je suis abonné, et je ne vais pas tellement chercher plus loin.
Donc si un de vos lecteurs se demande à quelle date votre bibliothèque va fermer pour l’été, il n’ira pas utiliser le moteur Twitter : soit il ira sur votre site web (via un moteur de recherche classique, lequel n’intègre pas encore les tweets), soit il renoncera à le savoir par le web.

Donc pour diffuser de l’information (soit de l’information pratique, soit des réponses documentaires à des questions spécifiques), il faut d’abord être dans un réseau.
Donc, comme je le disais ici, il faut d’abord trouver le(s) réseau(x) au(x)quel(s) s’intégrer.

Plusieurs conclusions :

  1. Contrairement aux blogs, un personnel de bibliothèque qui twitterait pour le compte de sa bibliothèque devrait déjà en avoir un usage personnel (y compris à titre professionnel) : si vous devez « représenter » votre médiathèque ou votre SCD sur Twitter, il vaut mieux l’avoir pratiqué avant, sur une certaine durée.
    En cela, je trouve que la différence avec le blog est nette : on peut se mettre à blogguer du jour au lendemain sur le blog de sa bibliothèque (avec plus ou moins de bonheur), mais pas aller sur Twitter « comme ça ».
    En ce sens, Twitter se rapproche davantage de Facebook.
  2. Il me faut trouver quelques lecteurs ou lecteurs potentiels. Par mots, comme le propose Silvère, avec une recherche géolocalisée éventuellement. Puis ensuite s’abonner de follower en follower et s’agréger à un ou plusieurs réseaux pré-existants. Prétendre créer à soi tout seul un réseau ex nihilo est suicidaire.
  3. Il me semble aller contre les usages de créer un compte « SCD » ou « BM » : si je bloggue pour mon SCD, il vaut mieux que ce soit sous une apparence « personnelle ». Soit avec mon nom réel, soit avec un pseudo, mais pas sous la couverture institutionnelle. Si vous demandez à suivre un habitant de votre ville qui ne vous a rien demandé, il peut ne pas apprécier ou trouver cela curieux. Il me semble qu’il vaut mieux exister comme un utilisateur lambda, qui accessoirement travaille à la bibliothèque.
    En outre, ça devrait libérer d’un certain poids sur le ton que vous allez pouvoir adopter : si vous parlez « au nom de la bibliothèque », vous risquez d’être un peu trop politiquement correct, voire inintéressant.

Dans cette logique de réseau, il y a service pour Twitter que Bibliobsession ne mentionne pas : vous pouvez faire de la veille pour vos lecteurs.
Je veux dire : diffuser une information qui ne concerne pas seulement la bibliothèque (horaires d’ouverture, action culturelle, etc.) mais en profiter pour rediffuser d’autres infos (trouvées soit sur Twitter, auquel cas se seront des RT, soit ailleurs et ce sera avec TinyURL ou un autre service du même genre).

Mais de toute façon, dans un premier temps, il vous faut trouver vos lecteurs, et ne pas les identifier comme lecteurs (qui liraient vos tweets) mais bien comme auteurs.
Ne recréez pas votre petite page Twitter en attendant que les gens y viennent d’eux-mêmes : créer un compte Twitter, c’est de la dissémination. Par définition cela signifie : aller là où se trouve l’usager.
Pour Twitter, cela ne signifie pas : « Aller sur Twitter », mais bien : « Aller sur son Twitter ».

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2 commentaires
  1. 22/04/2009 16:52

    Bonjour,

    Le SCD de l’UBO est en test sur Twitter (http://twitter.com/buboscd). Nous n’avons pas communiqué là-dessus, car le but est d’utiliser le fil de ces actualités pour les exporter ailleurs (sur notre blog, notre site, pourquoi pas sur notre OPAC comme ils l’ont fait ici http://libraryrevolution.com/2009/04/13/twitter-in-the-catalog-part-deux/). Effectivement, sans cela nous aurions peu de public pour cette page… (je ne connais pour l’instant que deux EC de l’université qui sont sur Twitter…)

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  1. Les bibs de l’ULB sur Twitter « pintiniblog

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