Skip to content

Que serait un conservateur scientifique ?

13/05/2009

Ce billet est un rebond (et non une réponse) aux billets de Daniel Bourrion sur la (non-)scientificité des conservateurs de bibliothèques.

La manière de procéder pour dire qu’un conservateur n’est pas un scientifique me gêne un peu, en terme de méthode (mais pas forcément sur la conclusion), car elle part de sa propre expérience pour se dégager du concept de conservateur scientifique.

Au départ, le débat ne m’intéressait pas vraiment, mais en fin de compte cette question de méthode m’a retenu : quelle serait la meilleure manière de déterminer si un conservateur de bibliothèque est un scientifique ou non ? Il me semble que ce serait la suivante :

  1. définir ce que serait le concept de « scientifique » appliqué à un conservateur (qu’attendrait-on d’un conservateur scientifique, en postulant qu’il existe ?).
  2. voir si un tel énergumène existe.

Je vais essayer de ne pas me planter sur la première partie (que serait un conservateur scientifique ?), mais voici ce qu’elle donne.

Un conservateur scientifique :

a. aurait un objet d’étude
b. produirait (publierait) des résultats de ses recherches
c. ferait de l’enseignement/de la formation sur ses résultats (méthodes + conclusions)

a. Quel objet d’étude ?

Un seul objet d’études possible : les collections qui lui sont confiées.

J’exclus a priori comme objet d’études possible les outils de travail du bibliothécaire (domaines d’acquisitions, classifications, taxonomies, etc.), parce qu’en fin de compte c’est une simple réflexion sur le métier, ou une étude sociologique, et ne me semble pas correspondre à un travail du conservateur en tant que tel (là, j’avoue, c’est plus du feeling de ma part et ma position est discutable, voire contestable sans que je proteste).

Il faut donc

  • que les collections en question justifient une étude scientifique
  • que la manière de les étudier qu’aurait le conservateur diffère des autres scientifiques spécialistes du domaine.

Je veux dire par là qu’un chimiste à qui l’on confierait une bibliothèque de chimie ne ferait pas en cela une activité de scientifique.
En revanche, quelqu’un qui étudierait un fonds en tant que fonds, dans sa logique et son unité, aurait une activité scientifique. Etudier l’histoire de la constitution de la bibliothèque de l’Ecole des chartes serait une activité scientifique, et le conservateur chargé de cette bibliothèque serait peut-être le mieux placé pour la faire. L’étude d’un exemplaire unique (parce qu’annoté) d’un ouvrage de la bibliothèque de Montaigne se comprendrait aussi.

Pour cette raison, les archivistes ont vraisemblablement plus de raison d’avoir une activité scientifique, car l’étude de fonds d’archives se justifie plus que celles de fonds universitaires contemporains. Un inventaire d’archives préfacé me semble se rapprocher davantage d’une production scientifique qu’un catalogue de bibliothèque. Idem pour un catalogue de monnaies médiévales.

Bien sûr, on pourra me répondre qu’une étude comparée sur les collections des BU en 1960 et aujourd’hui serait un « objet d’études » valable, et que, comme l’oeuvre d’art, c’est le regard qui rend un objet digne d’études. Mais je n’imagine pas une seule bibliothèque qui propose un profil de poste comportant un tel projet. Donc si un conservateur se lançait là-dedans, ce ne serait pas en tant que conservateur de bibliothèques. Mais j’ai sans doute une imagination trop bridée.

b. Produire les résultats de ses recherches

Cela peut prendre la forme d’articles, de conférences, d’expositions ou de monographies

c. Formation / enseignement

Dans la petite population des conservateurs correspondant aux critères précédents, il me semble que le nombre de ceux qui assurent un enseignement sur leur domaine de recherche (et non par exemple une formation basique à la recherche documentaire) est encore plus faible.

Il en existe cependant, enseignant par exemple à l’EPHE.

Le vrai problème

Le vrai problème n’est pas tant qu’il puisse exister ou non cette variété de conservateurs, mais que ceuxqui veulent en faire partie sont sans doute plus nombreux qu’il n’est légitime.

Mais pour reprendre une expression célèbre1 : qu’importe l’étiquette sur le flacon, s’il n’y a pas l’ivresse…

Et que ceux qui le sont déjà un peu préfèrent l’être plus que de raison en oubliant leur mission première : non pas étudier eux-mêmes les collections, mais les rendre « étudiables » (donc accessibles) aux autres chercheurs. J’ai connu un conservateur resté de nombreuses années dans un département spécialisé de la BnF qui a publié article sur article sans produire un seul catalogue. En somme, il s’est fait plaisir (grand bien lui fasse !) au détriment des « vrais » chercheurs.

Et pour conclure

Donc si, la mise à disposition et la valorisation de nos collections peut passer par une activité scientifique. Mais c’est plus rare que ne le souhaiteraient apparemment beaucoup de collègues. Si ce n’était pas le cas, il n’y aurait pas ce genre de débats.

Il faut aussi sans doute sortir de l’alternative scientifique/administratif : nous pouvons nous définir en-dehors de ce binôme. Par exemple faire de la gestion de projet implique des activités administratives, mais mineures : c’est avant tout de la planification, de l’organisation, de la communication, de la formation, de la sensibilisation, etc. Le rejet de l’administratif, dans lequel nous ne nous reconnaissons que peu (ou que nous souhaiterions minimiser) ne doit pas nous faire croire que nous sommes nécessairement scientifiques par défaut : il y a mille autres choses qui ne sont ni l’un ni l’autre.

____________

1. « Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse » (A. de Musset)

Publicités
27 commentaires
  1. NaCl2 permalink
    13/05/2009 21:05

    Mieux vaut un bibliothécaire réussi qu’un chercheur raté…
    Un des reproches qu’on peut faire à l’école des chartes est que certains, du moins de mon temps, choisissaient les bibliothèques « par défaut » avec un peu le sentiment de déchoir par rapport à quelque idéal indistinct à base de Julien Cain-Martin du Gard-Michel Pastoureau, ou plus prosaïquement à nos camarades allant au doctorat, ou au concours ô combien plus valorisé de l’INP

    Ce qui serait souhaitable semblerait-il est d’avoir des bibliothécaire ayant connu de l’intérieur la recherche et ayant CHOISI de ne pas en faire et soit de se mettre au service de la recherche (dans des services de « sources », type département spécialisés de la BnF, soit de manière plus large de la médiation entre des documents (ou des information) et des publics, académiques ou pas.

    Merci à Lully de rejeter dos à dos l’oppsotion stérile du noble scientifique versus le bureaucrate obscur. effectivement, il y a beaucoup, beaucoup de place pour faire un métier passionnant entre ces 2 caricatures.

  2. dbourrion permalink
    13/05/2009 22:00

    Merci d’avoir une approche plus scientifique que la mienne dans la définition de ce qu’est une activité scientifique pour le non-scientifique 😉 qu’est le conservateur…

    Petite remarque : on parle trop de recherche dans les bibliothèques ; je rappelle que la grosse grosse majorité de nos usagers sont des L bien loin de la recherche… Dit autrement, j’ai parfois i’mpression que 80 % de notre énergie va à 20 % de notre population servie, les chercheurs… Dont on plus nous rêvons (enfin, pas moi) d’être… Et ça m’embête.

    Enfin : oui, les choses sont plus nuancées que l’opposition stérile que je caricature. Mais je me refuse à certaines nuances que la nuance devient contre-productive (i.e. nous fait nous enliser).

  3. 13/05/2009 22:22

    @dbourrion :
    1. en fait, c’est clairement un complexe d’infériorité : la figure du conservateur thésard, c’est l’idée qu’enfin, une fois docteur, on sera sur un pied d’égalité avec les autres chercheurs — et nous n’avons pas ce problème avec les étudiants.
    J’ignore si c’est un mythe : ça dépend de ce que pensent en réalité les chercheurs. Cela dit à Paris 6, au cours des échanges que j’ai pu avoir avec eux, il ne m’a jamais semblé opportun de leur dire : « vous savez, moi aussi j’ai fait une thèse » (certes, d’Ecole des chartes, mais de 1000 pages quand même). Je n’ai jamais eu l’impression que ça m’aiderait dans mes relations avec eux.

    2. Demander à arrêter cette opposition administratif-scientifique ne me semble pas être une nuance : car c’est le repoussoir administratif qui semble porter certains à se définir comme scientifiques. Donc si on admet qu’il n’y a pas que l’administratif ou le scientifique dans la vie, mais un tas d’autres choses passionnantes, on arrivera peut-être à obtenir un sentiment d’auto-satisfaction plus important chez les conservateurs.

  4. 13/05/2009 22:36

    Pourquoi la bibliothèque comme objet d’étude devrait se résumer aux collections ? C’est un peu réducteur, non ?
    Il y a beaucoup d’objets d’étude potentiels : les publics, les systèmes d’information, même le PEB (pourquoi pas ?). Mais on sort de la recherche « pour se faire plaisir » comme tu le dis, on se situe plus dans la recherche/action.

  5. 14/05/2009 08:51

    Complètement d’accord avec nico_AsLi, il me semble que c’est très réducteur de limiter l’objet d’étude aux collections. Et la recherche-action, oui à 200% ! (mais nous sommes, métiers des bibliothèques, définitivement du côté de l’action)

  6. 14/05/2009 08:52

    @Bibliobsession @nico_AsLi : soit c’est une approche sociologique que vous décrivez, soit c’est une approche qui, me semble-t-il, n’existe pas (sauf dans des mémoires d’Enssib). Donc pourquoi se demander quel serait le degré de scientificité d’un tel conservateur, puisqu’il n’existe pas ?
    Ou alors vous parlez de travaux qui se font hors heures de travail (sur les blogs ?) — et là encore on ne décrit pas de profil de poste existant.
    Ecrire un article (si utile et légitime soit-il) pour le BBF sur les pratiques du PEB ou les SRV permet-il de se définir comme conservateur scientifique ? Je n’en suis pas encore convaincu.

  7. shaunlemouton permalink
    14/05/2009 09:19

    La question du conservateur ne se pose qu’au regard de l’ensemble de la profession bibliothèque:
    – les magasiniers font de la manutention et de l’accueil
    – les BAS et assistants sont techniciens
    – les bibliothécaires et les conservateurs… font un peu la même chose!

    A partir de là, par élimination, si les A forment l' »encadrement », je n’ai jamais pu lire de distinction claire (s’entend en langage non administratif) entre bib et cons. Selon moi, la principale distinction repose donc sur les taches administratives (gestion de la bibliothèque, marchés, etc), la formation continue de la profession, la réflexion permanente sur le métier et la participation à cette réflexion collective nationale et internationale. La connaissance des collections devrait être associée à la fonction d’acquéreur-responsable de fonds, et non à un statut. D’où la pertinence, je trouve, des propositions d’O.Tacheau, avec fusion des deux corps et distinction par grandes fonctions.

  8. 14/05/2009 11:09

    réponse légère (avant d’avoir fini de lire « l’article » et après avoir survolé les « références ») : un conservateur scientifique n’aurait certainement pas peur du ridicule…

    c’est triste cette pluie, vous trouvez pas ?

  9. 14/05/2009 21:12

    Est-ce que la R&D compte dans la recherche ? Parce que voilà un domaine où on peut avoir un objet d’étude bibliothéconomique, publier et former, et tout ça dans une vraie fiche de poste (en tout cas, à la BnF c’est possible – mais c’est vrai que c’est un des rares endroits où on trouve des conservateurs scientifiques (cf ex. ci dessus). Je ne sais pas si on peut parler de « conservateur scientifique » dans ce cas là, pourtant c’est bien une activité de recherche, doublée d’une activité administrative et managériale (type gestion de projet).

  10. MxSz permalink
    15/05/2009 11:45

    Même question qu’à dbourrion: qui aujoud’hui, dans le métier et sur les différents forums (biblioblogosphère, littérature, voire biblio.fr) met en avant la dimension scientifique du métier ? Les textes officiels, d’accord. Mais au-delà ?

  11. 15/05/2009 12:06

    @MxSz : ma réponse est déjà plus ou moins dans le billet. Le débat ne m’intéressait pas trop au départ, parce qu’il me paraissait inexistant (dans mon expérience personnelle, s’entend). J’y suis entré à cause de la question de méthode, avec le postulat que ce débat existait, au moins quelque part.
    S’il n’existe pas, ça ne me pose aucun problème.

  12. dbourrion permalink
    15/05/2009 13:25

    @MxSz : il y a une réponse d’importance chez moi et il est vrai que quand même, ça interroge, non ?

  13. 15/05/2009 17:34

    >NaCl2 : INP/enssib comme école d’application : cela a changé et le choix d’un concours ou de l’autre repose vraiment sur des questions purement personnelle – non plus de prestige. Nous sommes nombreux à avoir eu les deux concours (aussi parce qu’on ns obligeait à les passer les deux) et la major du concours de l’INP a fait l’enssib.

    >Manue : cette idée de R&D me semble très pertinente : elle laisse à penser que la plupart sont plus « ingénieurs » que « chercheurs » (ou au carrefour). Disons que, pour comparer avec le privé, nous avons
    *des conservateurs-école de commerce : gestion, budget, personnel…
    *des conservateurs-ingénieurs : innovation à la BnF, bidouillages de bibliogeeks
    *des conservateurs-chercheurs : trois pelés et quatre tondus à la Réserve ou à la Mazarine
    Avec bien sûr possibilité de mâtiner l’un de l’autre (comme les droites de René Rémond)

    >MxSz : euh, moi, j’essaye un peu… Mais je ne demande pas que tous les conservateurs en fassent. Encore que… ce ne serait pas un mal…

    >Euh… tous ? : Ce n’est qu’une expérience personnelle d’un an, mais j’ai toutes les peines du monde à faire venir les chercheurs à la bibliothèque, et même à récupérer leurs biblios. En revanche, en proposant à un professeur d’organiser avec moi un colloque sur l’histoire de la bibliothèque dont je m’occupe et son importance dans la constitution de la discipline, je me suis fait un copain et plusieurs grands pontes n’ont eu aucune difficulté à accepter d’entrer dans le comité scientifique. Je continue à penser qu’il faut parler aux chercheurs leur langue si on veut les intéresser à la bib et que leur langue, c’est la recherche.
    Et oui, je me fais plaisir en organisant cela, je le reconnais bien volontiers.
    Mais en même temps,
    1/ ce sera un événement au sein de la fac et de la communauté des chercheurs de la discipline
    2/ cela met en valeur les collections et la bibliothèque (qui n’est pas qu’une salle de travail)
    3/ cela amène à faire un certain nbre de travaux sur les collections qui auraient été repoussés sine die sans cela
    4/ cela aboutira à une publication sur laquelle se fonder ensuite pour présenter/promouvoir la bibliothèque.
    5/ cela me permettra d’être reconnu comme fiable scientifiquement et de démarcher des profs importants pour qu’ils nous lèguent leurs archives (déjà un don) : je crois aussi que si les conservateurs de BU français sont très rarement des scientifiques, c’est parce que les fonds intéressants ne sont pas là. Dans les pays avec fonds anciens en BU (euh ? tous…), on est conservateur des « special collections » ET maître de conf en histoire du livre/histoire du XVIIe/histoire religieuse/histoire de l’art etc. Accessoirement (ou pas) 6/ cela fera un peu avancer l’histoire des bibs à l’époque contemporaine, qui en a bien besoin. Surtout en BU.

  14. dbourrion permalink
    15/05/2009 17:43

    La place très limitée de la R&D fera un billet sur DTSR la semaine prochaine; j’y ai pensé en lisant ça et je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire là-dessus. Manue, même source ?

  15. NaCl2 permalink
    18/05/2009 23:09

    @MxSz Tout ça est parti d’un sombre débat sur l’ADBU forum, où est intervenu L. Klee (verbatim : « * Concernant la fonction de directeur de
    SCD, ce n’est pas une fonction d’autorité mais une fonction scientifique (et non point technique ou administrative). Le long terme me semble nécessaire
    pour construire une politique documentaire, pour tisser le réseau
    SCD et pour édifier progressivement le système d’information
    documentaire. La limite de mandat ne me semble donc pas une
    nécessité., message ADBU forum en date du 1er mai, 16h41).
    Le débat d’avril-mai portait plus sur la question d’un éventuel partage des fonctions de directeur avec les enseignants chercheurs, que sur la scientificité du conservateur.

  16. 19/05/2009 08:39

    @NaCl2 : merci pour cette contextualisation.
    Pourquoi personne ne m’a dit que mon directeur était ainsi directement impliqué dans ce débat ? Merci ! 😉

  17. MxSz permalink
    19/05/2009 09:42

    @NaCl². Eh bien, comme Lully, merci pour la contextualisation (mais il en faut quand même des commentaires avant de savoir comment un sujet en vient à faire l’objet d’une discussion…).

    J’aurais deux questions, l’une à M. Klee (s’il vient faire un tour sur ce blog), l’autre plus général :

    1. Louis Klee mène-t-il lui-même des activités de recherche ? Si oui, comment les concilie-t-il avec ses activités manageriales ?

    2. Cet avis, émis sur un forum, est-il représentatif ?

    Merci

  18. 19/05/2009 09:48

    @MxSz : moi je dis, c’est la faute à dbourrion qui a fait des allusions mystérieuses destinées à ceux qui comprendraient (« c’est fléché pour ceux qui connaissent », comme dit ma mère).
    Pour le reste, c’était intéressant quand même.
    Beaucoup de commentaires, certes, mais je déplore que nous n’ayons pas réussi à vérifier la loi de Godwin, que j’ai découverte tout récemment.
    Ce sera pour une autre fois ! 😉

  19. 19/05/2009 15:14

    @Lully et tous : merci pour ce débat très intéressant, que je découvre sur le tard. Et merci aussi pour la loi de Godwin, j’adore 🙂

  20. NaCl2 permalink
    19/05/2009 21:26

    Bon aussi, pourquoi l’ADBU reste-t-il un repaire de quinquagénaires arrivés ?
    Faut croire que seuls DB et moi gardons un lien ténu (la lecture du forum et le règlement d’une modeste cotisation) avec une (la seule ?) des instances censées faire un lobbying actif en faveur des BU ?
    Bon, loin de moi jeter la pierre et dire venez-y… Mais bon, les cercles d’influence paraissent bien hermétiques les uns aux autres !

  21. AMacquin permalink
    25/05/2009 08:44

    @NaCl2 : Tout à fait d’accord, et d’ailleurs les statuts de l’ADBU sont en modification (ont déjà été modifiés ?) pour ne plus réserver l’adhésion aux seuls directeurs de SCD et autres chefs de section.
    Alors viendez-y ! C’est (presque) gratuit, sinon déductible des impôts, et les débats du forum sont loin d’être inintéressants.

  22. bcalenge permalink
    03/06/2009 18:15

    Je rejoins un certain nombre de ces réflexions, à commencer par celles de Lully (en étant peut-être moins réducteur dans les objets possibles de la recherche). J’avais commis un article là-dessus, dans le BBF, qui pourrait être un écho à ces réflexions : http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2005-02-0050-008

  23. Damien permalink
    15/06/2009 17:55

    Pour compléter le tableau élaboré par Lully, il existe aussi les conservateurs de petite section -pas scientifiques du tout- qui par manque de personnels de catégorie B ou C font du prêt-retour (3 partagent cette condition au SCD de Rennes 2) et cataloguent une partie de leur temps. Pour eux, la gestion de projet est un moyen de renouer avec une fonction dont les nécessités liées à l’accueil et au traitement documentaire les tiennent éloignés la plus grande partie de leur temps.

    Dans le domaine des conservateurs « techniques » (et pas scientifiques), citons aussi ceux qui se rapprochent du profil « bibliothécaire système » (Nicolas Morin, 2006), c’est-à-dire des conservateurs qui aimeraient bien un peu que leurs compétences informatiques soient reconnues par le CRI local. Or quand on sait combien il est difficile parfois d’avoir des droits administrateurs sur son propre poste…

  24. AMacquin permalink
    15/06/2009 19:19

    @Damien
    Heu…je suis chef de section et je TIENS absolument à continuer à faire du prêt retour (qui n’est pas une nécessité de section. On est suffisamment nombreux). Et je ne suis pas la seule…

Trackbacks

  1. Les conservateurs et la recherche « À la Toison d’or
  2. Libqual Lite est arrivé ! « Assessment Librarian
  3. Pleins de questionnements sur nous, nos outils, et nos missions « Encore un biblioblog…

Commentaires fermés

%d blogueurs aiment cette page :