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De la difficulté technique des blogs et RSS par rapport aux listes de diffusion

16/06/2009

Je constate qu’il devient urgent que j’écrive un petit quelque chose sur cette question, suite à ce qui a notamment été dit dans ce commentaire mais aussi ailleurs.

Je précise que ceci n’est que mon avis (qui par essence ne vaut pas  mieux que le vôtre), et qu’il m’est déjà arrivé d’en changer. Donc je dis ce que je pense en ce moment, et vous êtes en droit d’espérer de me faire changer d’avis ! Je préfère le préciser car il m’est déjà arrivé de lire, à propos d’autres débats et concernant d’autres débatteurs (on ne parlait pas de moi !) : il se prend pour le censeur suprême, ayant droit de donner une opinion définitive sur tout.

Sur les blogs, l’opinion est rarement définitive, et la pensée y est presque consubstantiellement évolutive. C’est un peu ce que je disais dans ce commentaire chez Bertrand Calenge.

Je conteste que l’on juge élitiste l’usage des fils RSS : il me semble au contraire élitiste de prétendre que seule une « élite » saura s’en servir, et que les petits, les sans-grade, n’y arriveront jamais. Cela dénote une forme de mépris condescendant pour les catégories B et C, un pessimisme quant à leurs capacités que je ne partage pas.

Mais reprenons du début : pourquoi est-ce que le mail a été bien adopté par tous les collègues des bibliothèques ?

Le mail : facile ou obligatoire ?

« Parce qu’il ne nécessite aucune compétence technique, aucune maîtrise de l’informatique » ? (sous-entendu : à la différence des fils RSS). Je prétends que non.

Je suis convaincu que si le mail a été si largement adopté par tous les collègues de toutes les catégories, c’est parce que son utilisation et sa maîtrise (minimale) est devenue obligatoire pour assurer ses missions : certaines informations ne sont accessibles qu’en ouvrant sa boîte mail, certains contacts ne sont envisageables que par mail. Donc l’agent est contraint d’utiliser sa messagerie. Et il apprend à s’en servir.

Ca, c’était mon premier point.

Les fils RSS : entre technicité et motivation

Mon second point : pour avoir assuré des formations aux fils RSS à Jussieu (très mal : je suis un exécrable formateur et je vais toujours trop vite : j’en demande encore pardon aux victimes) auprès des collègues de toutes catégories, je l’affirme haut et fort, à aucun moment je n’en ai regardé un, pendant une formation, en songeant « Celui-là est trop nul ! il est perdu pour les fils RSS. »

Non, il n’est pas difficile de maîtriser les fils RSS : pas plus que d’être abonné à des podcasts sur iTunes (le concept est exactement le même). Et si j’admets qu’il faille une formation pour beaucoup de monde, les outils sur Internet, à commencer par le navigateur web lui-même, sont conçus autour des fils RSS beaucoup plus qu’autour des mails et en facilitent l’utilisation.

Il est loin le temps (vous n’avez qu’à abandonner Internet Explorer 6, enfin ! on en est à la version 8 !) où l’affichage du flux RSS montrait un fichier XML brut.

Sur Le Monde, en 2 clics vous êtes abonnés à la rubrique que vous voulez. Combien de temps pour recevoir du même site les mêmes informations par mail ?

La seule difficulté, comme pour tous les autres domaines, c’est la motivation des personnes à changer de pratiques.

Une médiation numérique

Enfin (troisième point), ainsi que je le suggérais dans mon billet précédent, dans chaque établissement (avec ou sans intranet) peut émerger un médiateur capable de transformer un (ou plusieurs) fils RSS en abonnements par mail, via une fonction simple de Feedburner.

Donc techniquement la veille d’informations peut rester préservée : Biblio-fr n’était qu’un relai de la plupart des informations du monde des bibliothèques (« Je vous signale que j’ai découvert… ») et non la source elle-même. Ou c’était un outil de diffusion d’informations dont l’ampleur était réduite (« exposition de peintures à la médiathèque »).

Un dernier message à Hervé (et à beaucoup d’autres)

J’aime la technique, c’est vrai. Je l’avoue. Il y a un plaisir à la maîtriser, à l’employer, la manipuler.

Tous les informaticiens que je connais jouent avec leur machine (ils veulent dire par là qu’ils travaillent).

Je n’attends pas de tous mes collègues qu’ils aient ce plaisir et cette maîtrise.

Mais mon plus grand plaisir n’est pas d’étaler mes compétences : c’est d’arriver à leur masquer la technicité pour qu’ils en viennent à utiliser des outils d’un usage simple. Sur l’OpenURL, j’essaie de réfléchir pour que cette technologie soit le plus transparente possible pour l’usager. Sur ce blog, je m’adresse à des collègues étant plutôt technophiles aussi (je ne m’adresse pas au lectorat de Biblio-fr !) pour leur suggérer des pistes afin de rendre familière, voire transparente, cette technique aux collègues ou aux usagers.

En définitive, voici à quoi se résoud la « maîtrise » des fils RSS :

  1. j’ai un compte Google ou Netvibes (comme j’ai un compte de messagerie).
  2. je vais sur un site
  3. je clique dans la barre d’adresse
  4. c’est fini : je peux suivre l’actualité du site

C’est plus rapide que d’écrire une adresse mail. Et ce n’est pas plus technique.

Je le réaffirme pour ceux qui auraient lu trop vite ce billet : l’adoption du mail supérieure à l’adoption du fil RSS n’a rien à voir avec la difficulté d’utilisation, mais avec le degré d’obligation.

C’est en tout cas mon avis (ça aussi, je l’ai déjà précisé au début, mais je préfère le redire : l’espace de commentaires est là pour vous).

La preuve : ma mère n’arrive pas à se servir de sa messagerie. Pourquoi ? Parce qu’elle n’en a pas besoin dans son travail. Si vous êtes dans une « communauté » (une classe de collège, par exemple) qui chatte tous les soirs, vous serez « obligés » de vous mettre au chat.

La différence entre RSS et messagerie : les récalcitrants technologiques ne pouvaient se permettre de l’être face au mail. Ils auront cette option face aux fils RSS.

Dernière info : Thunderbird et Outlook 2007 intègrent les fils RSS (et ce n’est pas ma faute si Outlook 2000 et 2003 ont plusieurs années de retard).

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19 commentaires
  1. 16/06/2009 10:18

    C’est un constat très intéressant, j’aime bien ton approche pratique pour décrire l’adoption d’un service/technologie ainsi que ton effort pour en rendre l’adoption plus simple.

    La question a examiner en parallèle à la technologie est celle du temps, c’est une contrainte majeure dans notre surcharge de travail et face au contexte actuel en constante (r)évolution.

    Nos amis anglophones ont mis en place des services qui en facilitent la lecture pour les périodiques scientifiques (via le JISC), je serais curieux d’en connaitre l’impact auprès de leurs clientèles. Une idée en passant, peut-être que nous pourrions offrir nos fichiers OPML pour faciliter l’intégration d’une collection de fils RSS aux différents agrégateurs. (Je vais le faire…)

  2. 16/06/2009 10:55

    Si la compétence ou la motivation étaient affaire de Catégorie ça se saurait et surtout ca se verrait!!

    Je suis catégorie B (avec concours de A dans la besace…) et j’utilise les mails et les RSS, la VOIP, les réseaux sociaux mais aussi la Messagerie instantanée, une gestion de mon agenda sous thunderbird et j’en passe… Le RSS n’a rien d’élitiste, le problème est plutôt celui de la conduite au changement, pour ceux n’utilisant pas nativement les outils 2.0 (are U a digital native ?)

    Tout est question de besoins, d’usages et de pratiques. Ça n’a rien a voir avec notre profession et ce sont des attitudes qui se retrouvent partout.

    Changer les habitudes, demande de nombreuses qualités et volontés. Contrairement à l’inertie qui elle est une posture de facilité face au réel.

    Dire que tout le monde a un mail est un raccourci hâtif, tout comme dire que tout le monde à un ordi ou accès à internet. Ma grand mère n’a pas de mail, et certaines de mes collègues non plus (et oui !).

    Et pour ma part lorsque j’ouvre mon agrégateur , je ne me dis pas du tout « je lis la même chose que tout le monde » … mais plutôt je lis la même chose que mes communautés qui sont de fait « diverses et déconnectées les unes des autres » (sports, reggae et musique, science de l’information, geeks, amis IRL…)..

    Tout ça n’a rien a voir avec biblio.fr d’ailleurs ! Biblio a rendu de fiers services mais a fait son temps. Sous prétexte que certains préfèrent des outils moins performants, faut il continuer à les utiliser ? le fait de rester accroché au passé freine l’innovation et la nécessaire évolution des pratiques qui est vitale à un métier qui doit enclencher une mutation profonde si il veut prendre sa place dans ces profonds changements sociaux en cours et futurs.

    Pour ceux qui débattent « démocratie » … Un mail un blog n’aura jamais rien de plus ou moins démocratique. Ce qui compte c’est l’usage qu’on en fait et la liberté d’expression qui doit être garantie. En Chine, en Iran, il y a du mail et des blogs… Mais peu de démocratie.

    C’est bien l’appropriation des outils qui augmentent les possibilités d’expression… Mais c’est la liberté qui garantit l’existence de la démocratie… Qu’on écrive sur mail papier, en morse ou en écriture hypertextuelle non ????

  3. 16/06/2009 10:56

    Sur la difficulté technique je ne pense pas non plus que ce soit un frein (mais je me méfie énormément de mes habitudes et de ce qui me parait évident à moi…).
    En revanche, si biblio-fr était un abonnement « ultime » permettant (une fois abonné) de tout recevoir sans se poser de question, les fils RSS nécessitent une réflexion (à quoi je m’abonne, qu’est-ce que je lis, où je rebondis). En outre, biblio-fr était une institution validée par la communauté et il était mal vu de ne pas y être (même si on ne lisait pas les messages). Les RSS sont un exotisme plutôt dérangeants pour la communauté. Je pense qu’il ne faut pas sous estimes ce côté de validation morale collective d’un outil. Selon moi la seule façon de faire migrer des gens est de pouvoir leur prouver que c’est mieux en étant aussi facile d’utilisation. Si c’est juste « pareil », ils ne feront pas l’effort.

  4. 16/06/2009 12:47

    « il me semble au contraire élitiste de prétendre que seule une “élite” saura s’en servir, et que les petits, les sans-grade, n’y arriveront jamais. »

    Je suis catégorie C, ça ne m’a pas posé véritablement de problèmes. Je pense que le problème se situe effectivement plus dans les dispositions de tout un chacun envers les nouveaux outils, dispositions qui peuvent être moins présentes suivant les générations (ce n’est pas absolu, bien sûr : dans mes collègues je connais des « vieux » bien plus web 2.0 que d’autres plus « jeunes » et qu’on pourrait penser plus ouverts sur ces questions).

  5. Isabelle permalink
    16/06/2009 16:53

    D’accord avec Rincevent. Il ne s’agit pas de catégorie A ou B ou C ou d’élite mais d’un accès à la connaissance de ces outils, des possibilités de formation offertes (du droit consenti souvent selon la catégorie).

    Si nous affirmons haut et fort que s’abonner à un fil RSS n’est pas plus compliqué que de s’abonner à bibliofr ou d’utiliser une messagerie, je dirais même plus, que c’est sans doute moins compliqué, alors nos collègues auront moins peur et les utiliserons 🙂

  6. 16/06/2009 18:23

    @Isabelle : je ne vois qu’une réponse à apporter : Il ne suffit pas qu’un outil soit simple pour être adopté !
    Disons qu’il faut de toute façon affirmer haut et fort que les fils RSS ne sont pas difficiles d’usage. Mais j’espère que tu n’as pas attendu l’annonce de la fermeture de Biblio-fr pour cela !
    Mais il y aura toujours des personnes que « ça n’intéressera pas » ou qui « n’auront pas le temps ». Et il n’y aura pas la même contrainte d’adoption d’outil que pour la messagerie.

    La route sera longue et complexe. Et je suis convaincu que l’alternative à Biblio-fr sera multi-forme : d’où la nécessité de revenir aux besoins que satisfaisait Biblio-fr (imparfaitement, mais au moins illusoirement), notamment :
    1. fournir des informations sur le monde des bibliothèques
    2. donner lieux à des débats
    3. diffuser des offres d’emploi
    4. faire connaître ses actions culturelles
    5. demander de l’aide sur toutes sortes de sujets
    6. râler ou se réjouir

    Pour tout ça (pour chaque point), il faudra que « la communauté » découvre peu à peu ce qui correspond le mieux, mais plus encore que ça prenne sur l’un ou l’autre des outils envisagés : après coup, on pourra dire que l’essentiel de la communauté s’est retrouvé à tel ou tel endroit (forum, site agrégateur, etc.) pour telle ou telle raison. Mais ce genre de constatation ne pourra certainement pas se prévoir, car l’aspect technique sera minime au regard de l’aspect psychologique.

    Par ce billet, je ne voulais pas dire que nous adopterions nécessairement les fils RSS : mais que si nous ne les adoptions pas, l’argument technique était simplement faux.

  7. 16/06/2009 19:41

    Entièrement d’accord ce billet. Ce débat est surréaliste. Cette conception du fils RSS comme réservé à une élite (sociale qui plus est !) tient franchement du préjugé plus que d’autre chose. Le jour où l’on aura une vraie étude sur la question, on pourra peut-être gloser. Catégories A, B,C … quand on connaît le niveau d’étude de certains catégories C… et est-ce vraiment une question de niveau d’études … certainement un peu comme il en est de toutes les pratiques culturelles, mais Il y a des facteurs largement plus importants qui doivent jouer comme le fossé générationnel (et encore cela reste aussi à nuancer).
    L’argument technique paraît vraiment faible. Honnêtement, quand je vois la complexité d’utilisation d’outils comme Word ou Excel, que beaucoup de catégories B ou C maîtrisent très bien, je me dis qu’à côté poser un fil RSS ou mettre un tag sur Delicious est un jeu d’enfant !
    L’usage des outils du Web 2.0 n’est pas en soi technique, mais il relève pour parler comme Michel Foucault d’une nouvelle « technique de soi ». C’est une manière d’aborder autrement ses lectures, ses parcours sur la toile, la gestion de sa mémoire, sa façon d’écrire et peut-être aussi de structurer sa pensée.
    Le fil RSS, plus qu’une technique, c’est avant tout un autre mode de relation avec l’information et les contenus. Il faut un certain temps pour se prendre au jeu et aller « picorer » les informations, là où elles nous intéressent. Cela demande aussi, je pense, un rôle plus actif, une autre dynamique de la part de l’utilisateur, une capacité de tri dans la masse, alors que l’abonnement à une liste de diffusion délivre l’info’ « clés en main ». Je crois que l’autonomie que donne le fil RSS peut faire peur au premier abord (un peu comme un syndrome de « page blanche » numérique). Il m’a d’ailleurs fallu beaucoup de temps pour arriver à une configuration de mes fils RSS qui ne me submerge pas ou au contraire, qui ne me fasse pas rater quelque chose. Et étrangement, autant sur les questions professionnelles je pense être arrivé à quelque chose de correct, autant sur mes passions « personnelles », je ne suis pas encore satisfait.
    Je prendrais un autre exemple à partir de ma propre expérience : Twitter. Typiquement le genre d’outils qui paraît au premier abord complètement opaque pour le néophyte et peut-être aussi très technique. Pourtant, il suffit de comprendre deux ou trois règles et quelques codes très simples pour être en mesure de participer. Pour ma part, je me suis rendu compte qu’il avait surtout fallu dépasser une sorte de « timidité numérique » pour être capable d’aller sur Twitter. Stade que je n’ai d’ailleurs jamais réussi à dépasser avec Facebook par exemple … qui me dérange toujours et pas du tout pour des raisons techniques.
    Un autre exemple tout bête : Calendoc. Initiative excellente que je soutiens à 100 % et pourtant je suis bloqué pour l’instant. Pas l’habitude de Google Agenda, pas trop dans mon environnement avec les outils Google en général. Du coup, c’est l’échec. Mais pas vraiment pour des raisons de techniques, plutôt pour des raisons de « code » que je n’ai pas l’habitude de fréquenter.
    Autre point important avec l’usage de ces techniques : la distinction entre la sphère du travail et celle du loisir. Je pense que l’usage de toutes les outils 2.0 tend fortement à brouiller les frontières et à nous faire glisser insensiblement dans le « privessionnel », ce qui n’est pas forcément facile à gérer. On commence par poser un fil RSS et on ne sait pas quelle pelote on va dévider !
    J’imagine que cela peut aussi contribuer à bloquer des personnes qui ont une conception très étanche de la séparation entre leurs vies professionnelle et privée (ce que je ne conteste d’ailleurs pas du tout !).
    Enfin, tout ça pour dire que ce débat me paraît assez mal positionné et qu’il faut sûrement creuser la question.

    Personnellement, je n’ai jamais posté un message sur Biblio.fr et j’avoue que cet outil ne correspondait pas du tout à ce que j’attends en matière d’information et de communication professionnelle. Mais je salue quand même le travail accompli. A nous d’inventer la (ou les) suites !

  8. 16/06/2009 20:01

    @Calimaq : A mon tour, je souscris à tout !

  9. B. Majour permalink
    17/06/2009 14:13

    Bonjour Lully

    Je ne reviens pas sur la catégorisation ABCDEF, plutôt malvenue, surtout à notre époque de Bac+++ sur des postes de catégorie C, ou B.
    ABCDEF, car, il ne faut oublier les bénévoles, très nombreux et surtout nombreuses dans les bibliothèques… dont les compétences techniques sont parfois, et même assez souvent à la limite du clavier souris.

    Et qui, si elles/ils savent utiliser un mail (pour correspondre avec leurs petits-enfants), n’ont aucun usage des fils RSS.
    Ce n’est pas élitiste, c’est Geek !

    Geek. Pour l’instant…
    Comme pouvait l’être le mail il y a de ça 15-20 ans. (Oui, le Net est jeune) Le RSS 10-12 % des connectés l’utilisent, et encore. Ça reste un usage Geek.

    Bref, on peut très bien se passer des fils RSS, mais pas d’un email.
    Jusqu’à découvrir l’intérêt des fils RSS. 🙂

    Et si on parle tant des formations RSS, c’est bien que ce genre de concept est loin de la facilité.

    Parce qu’il sous-entend une participation active, comme il a été dit.
    On choisit ses fils RSS avec soin, sous peine d’être débordé.
    Facile d’être débordé, et c’est là une claque psychologique… car, avec les fils RSS, on ne peut pas jouer de la touche Suppr ou tout mettre à la poubelle d’un coup. (pas avec Netvibes en tout cas)… ils s’accumulent, ils s’accumulent… et vous narguent ces fils en gras !

    Ce qui nous ramène à feu Biblio.fr.
    En quelques mails, on avait l’impression de connaître (un peu) le pouls de la profession.
    On pouvait stocker l’information pour plus tard. Avec les fils RSS, l’approche du stockage est bien différente, comme le temps de réaction sur les blogs : on passe du monde hebdomadaire de Biblio.fr, à l’instantané du blog, qui passe plus vite que son ombre. C’est la rançon du progrès, c’est aussi le revers d’une réflexion qui doit aller vite pour coller à « l’actualité » du moment… pour tenir le Ranking.

    Sur Biblio.fr la densité de messages était respectée.
    Avec les blogs, on sent bien qu’il va être impossible de tout suivre, et l’on va – vite – se trouver projeter dans le monde pénible de la désillusion : tant à voir et si peu de temps. 😦
    Sans savoir à quel niveau de la communauté on se trouve.
    Est-ce que je rate quelque chose d’important ? Est-ce que j’ai la bonne information ?
    Le bon outil ?

    Biblio.fr, c’était l’entonnoir de la « communauté ». Un entonnoir qu’il reste à recréer pour permettre à chacun d’aller à l’essentiel de ses besoins.

    Avec Biblio.fr, la solution était simple. Tout arrivait, tout cuit, chez nous.
    Avec les blogs, les fils RSS, il faut chercher, sélectionner, et parfois dériver sur d’autres sites connexes au monde des bibliothèques. En clair, y passer du temps… et non pas une fois, mais plusieurs fois, vu l’émergence en staccato des blogs de bibliothécaires/documentalistes, ou de sites littéraires, ou de sites connexes à nos métiers, ou…

    On prend de plein fouet la vague Internet.

    La forme paraît simple, le fond beaucoup moins.

    Jusqu’à l’émergence d’un Netvibes « global » à notre domaine. (avec fichier OPML)
    S’il peut y en avoir un… car alors il sera question d’en faire partie ou pas. (adoubement ?)
    De se limiter à certains blogs « représentatifs », comme pouvaient l’être certaines « voix » sur Biblio.fr.

    On retombe vite sur les mêmes travers.
    Avec en pire l’exclusion. L’exclusion et le copinage de liens. Je suis en haut, je suis en bas.
    Je sais écrire en bon français, ou j’ai du mal à l’écrit. Je sais écrire pour durer ou je ne sais pas écrire pour durer dans le temps.

    J’existe ou je n’existe pas.

    Et ça se voit !
    La fréquentation du blog parle.

    Pas si facile d’ouvrir un blog pour dire quelque chose.
    Beaucoup plus facile de se raccrocher à ceux existants. 😉

    Bien cordialement
    B. Majour

  10. 17/06/2009 15:08

    Je vais peut-être vous étonner, M. Majour : je suis d’accord avec vous ! L’usage ou non de fils RSS est de nature comportementale.
    Et oui, l’abonnement à Biblio-fr était de nature très reposante.

    Je pense toutefois que bon nombre d’utilisateurs de fils RSS seraient très flattés (ou effrayés ?) d’être considérés comme geeks parce qu’ils savent s’en servir. C’est un peu comme si on désignait « geek » toute personne sachant styler ses documents Word ou générer un graphique dans Excel : certains savent le faire (parce qu’ils ont trouvé, parce qu’on le leur a appris), d’autres non.

    Tout de même, l’expérience m’a montré qu’on n’apprend une fonction ou l’utilisation d’un logiciel que le jour où l’on en a vraiment besoin. C’est d’ailleurs bien pour cela que j’ai lu jusqu’à la page 250 du manuel Perl, jusqu’à la page 450 du manuel XSL, et jusqu’à la page 5 du manuel Java… : je me suis arrêté à l’usage immédiat que j’en avais (parce que, comme tout le monde, j’ai autre chose à faire aussi).
    Or la disparition de Biblio-fr (que je persiste à écrire avec un tiret entre « Biblio » et « fr ») n’est pas en soi suffisamment contraignante pour imposer l’usage des RSS.

    Par ailleurs, il existe déjà plusieurs « Netvibes globaux (agrégateurs en accès publics, sur différentes plates-formes) destinés au monde des bibliothèques.

    Ca, c’était le côté « Lecteur ».
    Je précise au passage que, pour le contenu, les blogs étaient (et sont) une source d’information beaucoup plus riche que Biblio-fr. Quand je regarde mon propre usage, je m’abonne à des blogs pour l’information qu’ils m’apportent, et je suivais Biblio-fr « pour y être ». Je me désabonne d’un blog dont le contenu ne m’intéresse plus, et je continuais à suivre Biblio-fr dont je lisais les messages rapidement.
    Finalement, mon comportement s’apparentait plus à du réseau social sur Biblio-fr, et de la documentation classique sur les autres sources d’informations.

    Autre précision : je suis Biblio-fr depuis Google Reader. Je parcours les titres des messages, puis je clique sur « Tout marquer comme lu ». D’autres collègues m’ont avoué récemment avoir depuis plusieurs mois passé plus de temps à supprimer les messages de Biblio-fr qu’à les lire.

    Concernant la pérennité des messages : je n’ai JAMAIS relu un vieux message de Biblio-fr. Pour moi, la pérennité est nulle. En revanche, j’ai souvent eu besoin de retrouver de vieux messages lus sur des blogs. C’est d’ailleurs pour faciliter cette recherche que j’ai créé le moteur Google CSE spécifique aux blogs francophones : avec cet outil, les billets gagnent en durée de vie (du moins dans l’usage que j’en ai).

    Ca, c’était pour le côté Lecteur.

    Dans votre commentaire, vous passez sans transition à la question de l’ouverture d’un blog. Mais pour moi il y a une démarche très différente entre avoir un agrégateur, qui vise à s’éviter d’aller sur plein de sites (gagner du temps pour un gain d’informations), et créer un blog.
    Du reste (mais cela n’a que peu de rapport avec ce que vous dites), je serais intéressé par une étude qui partirait des approximations suivantes :
    1. il y a 17000 abonnés à Biblio-fr
    2. il y a 3000 lecteurs de biblioblogs
    pour décompter ensuite la proportion d’auteurs sur Biblio-fr (relative aux 17000 inscrits), et le nombre de commentateurs différents sur les blogs. Je ne préjuge absolument pas du résultat, mais j’aimerais beaucoup en avoir un sous la main.

    Enfin (mais là encore ça a peu de rapports), j’aimerais creuser prochainement la possibilité de créer une plate-forme de biblioblogs, comme il en existe pour les blogs scientifiques (ceux listés ici, par exemple).
    Ceci est un peu indépendant de la fermeture de Biblio-fr, mais constitue en soi une piste intéressante.

  11. Stéphanie permalink
    17/06/2009 15:12

    @B. Majour :
    Sans vouloir défendre à tout prix tel ou tel outil, quelques désaccords :

    Le temps passé à « configurer sa veille » est un investissement. Certes au début on perd un peu de temps dans la sélection des sources, mais c’est pour en gagner ensuite. Au contraire, la liste de diffusion ne permet pas la sélection a priori : il faut ouvrir tous les messages pour avoir une idée de leur contenu.
    Et puis, si vous n’avez pas le temps de tout lire, ce n’est pas grave, rien ne vous empêche de marquer les flux comme lus dans votre agrégateur .

    Ensuite, effectivement -et heureusement- nous n’avons pas tous l’envie/la matière/le temps/le talent pour tenir un blog. Mais ce qui est intéressant, de mon point de vue, c’est l’espace de discussion qu’ouvrent les commentaires, et dans lequel chacun peut faire entendre sa voix (oui, même les sans-nom).

    Enfin, je comprends cette impression d’instantanéité, mais je pense qu’elle ne correspond pas à la réalité des blogs. Prenez par exemple le billet « biblio-fr : encore d’autres réflexions », publié par notre hôte le 7 juin. 19 commentaires ont été postés, le dernier -à ce jour- datant du 16 juin.

  12. 17/06/2009 15:28

    @Stéphanie : pour rebondir sur ta dernière phrase, il est probable aussi que, sur Biblio-fr (avec sa publication hebdomadaire), si un message y est publié le 7 juin, la première réaction paraîtra le 16 ;-)…

  13. 17/06/2009 15:42

    Encore une précision sur la durée de vie des billets.
    Il est incontestable que, dans mes stats de consultation, les billets les plus lus pour la journée en cours sont les plus récents.
    Je suspecte que c’est la même chose pour les autres blogs.
    J’y vois deux raisons :

    1. la plupart des blogs (c’est un fait, c’est dommage et c’est évolutif) relaie et commente l’actualité (notamment technique). Or le principe de l’actualité, c’est d’être rapidement remplacée par une autre. Je ne relis pas les numéros du Monde de l’année dernière, ni ceux de Métro (même si ces derniers sont gratuits). Par nature, c’est une information qui est souvent (mais pas toujours) périssable.

    2. les lecteurs d’un blog ont lu l’information au moment où elle est parue. Et il m’arrive très rarement, lorsque je m’abonne à un nouveau blog, d’aller fouiller dans ses archives pour y dénicher une perle imputrescible.
    Donc quand un billet paraît, ceux qui sont intéressés (et déjà abonnés) le lisent et n’y reviennent pas.
    Les autres, qui arriveraient deux mois plus tard, n’y reviennent pas non plus.
    A titre personnel, cela me chagrine car je suis assez fier de billets que je trouve non périmés (comme A quoi sert l’OpenURL ou Le Sudoc en RSS). J’ai eu un accroissement de lecteurs depuis ces billets, et je doute qu’ils aient fouillé pour aller les chercher. C’est ainsi.
    Je pense que si l’OpenURL les intéresse, et si mon billet est vraiment intéressant, et si rien de mieux n’a été publié depuis ils finiront par le lire. Dans le cas contraire, cela ne leur manquera pas.

    Quoi qu’il en soit, la durée de vie des billets est due
    1. soit à leur contenu, et il ne faut pas s’en indigner (ou alors allez dire à Aliocha que les journalistes ne servent à rien !)
    2. soit à la manière dont nous utilisons Internet. Et les auteurs des blogs n’y sont pour rien !

  14. 17/06/2009 18:39

    Deux choses:
    – la nature d’un blog est essentiellement de publier de l’info perissable, d’actualité, d’analyse sur le vif, etc (sinon c’est un semi-site). Il ne faut donc pas nous offusquer que toute cette énergie disparaisse en majorité dans les limbes du web.
    – le fonctionnement de Google (non, je ne dis pas « moteurs de recherche » 😉 ) fait qu’un titre bien senti pour un article original (cad qui a peu d’équivalents sur le web) sortira rapidement sur des recherches mots-clés. J’ai été très surpris de voir que le bibolabo sort en tête avec une recherche (sommes toutes assez basique) « firefox boite a outils »… Je ne pense pas avoir une affluence et une galaxie de liens vers mon blog… Simplement il ne doit pas y avoir 15.000 billets sur le sujet.

  15. 17/06/2009 19:30

    @Shaunlemouton :sur le point un, oui et non.
    Structurellement (notamment par les outils de navigation qu’il propose dans son contenu), le blog contient une info périssable, ou une info renouvelable et « mise-à-journable » (« actualisable », peut-être ?).
    Mais quand on a un blog et qu’on veut faire un tutoriel, on ne va pas forcément créer un site (fût-il un semi-site) juste pour ça : on profite du blog qu’on a déjà.
    Par ailleurs, un billet comme celui-ci a tout de même une certaine durée de vie (qui ne dépend du moins pas de l’actualité).
    Mais pour ce genre de contenus, ce n’est pas le blog en tant que tel qui permet de rendre durable tel ou tel billet : c’est soit le moteur de recherche (je suis d’accord), soit l’outil de gestion de favoris.
    Donc c’est encore l’utilisateur qui définit la durée de vie du billet, et celle-ci n’est pas intrinsèque.

  16. B. Majour permalink
    17/06/2009 23:01

    Bonsoir

    @Lully

    M’étonner, parce que nous discutons, à la recherche d’une idée de système de diffusion idéale ?

    Pour les Geeks, tant qu’une utilisation est à 10-12 %, je considère que c’est un outil de Geek.
    J’écoute et je regarde aussi ceux à qui j’en parle 🙂
    Quand ils ouvrent de gros yeux, style : ouh-la l’extraterrestre, de quoi qui cause ?
    On est dans le domaine du Geek. Loin des mortels.

    Excel et Word, tout le monde sait de quoi on parle. (enfin, j’espère !)

    Pour l’apprentissage, c’est vrai que l’usage est le plus criant critère d’intérêt.

    Et se pose toujours la question : pourquoi changer un système qui me convient, que je connais jusqu’à la pointe des ongles et apprendre quelque chose de nouveau dont l’intérêt et l’usage me semblent lointain, et surtout coûteux en temps.

    Parfois, attendre et voir si des outils plus simples émergent se révèle la meilleure solution.

    Exemple classique : l’océrisation des textes. Plus on attend, plus les OCR deviennent performants et rapides. Là où, deux ans plus tôt, on mettait deux heures, on ne met plus qu’un quart d’heure pour un résultat supérieur. Du scanner à l’OCR, tout a évolué.

    Attendre, c’est assez souvent gagner du temps et de l’argent (on peut acheter à moitié prix, ce que les défricheurs ont acheté au prix fort 🙂 ) et profiter du travail des autres.

    Exact, on peut aussi attendre toute sa vie. 🙂

    Pour la transition rapide, je plaide coupable de longueur.

    La démarche est-elle si différente ?

    Avoir un agrégateur de fils RSS, c’est vite l’envie de répondre sur les blogs (un blog vit aussi de ses commentaires, du partage d’information, et des réflexions communes).
    De là à créer un blog, il n’y a qu’un petit pas à franchir.

    Un pas apparemment simple.
    Mais qui va quand même chercher plus loin dans ce qui est de l’existence numérique de la personne (ou de sa structure)

    Avoir un agrégateur, quand on est bavard sur les blogs, ça ne sert pas non plus à grand chose… puisque les commentaires ne sont pas agrégés. Et on retombe vite sur du mail, lorsqu’il est possible de s’inscrire au suivi des commentaires.
    Et la boucle est bouclée, on repart sur une sorte de liste de diffusion qui ne dit pas son nom.

    Pour les questionnements sur les créateurs de contenus et les lecteurs.
    La proportion « Internet » est de 80-20 (80 % de lecteurs, 20 % de contributeurs, avec – d’après mon estimation 2 % de créateurs complets)

    C’est beaucoup moins vrai sur les listes de diffusion, où on peut diviser par environ 10 à 100 ces dernières valeurs. Puisque le principe d’une liste de diffusion, c’est de diffuser du contenu à des lecteurs. Un petit noyau de contributeurs peut arroser une foule de lecteurs passifs.

    Par rapport aux chiffres
    3 000 lecteurs de biblioblog (600 contributeurs théoriques, on a encore de la marge)
    17 000 biblio.fr (oui, je mets un point maintenant, point final ? :-)) ), (3 400 contributeurs d’après la théorie du Net, plus proche de la centaine, et d’une cinquantaine d’assidus, au moins en ce qui concerne les différents débats)

    Pour ce qui est de l’idée de créer une plate-forme de biblioblogs, pourquoi pas ?
    Ce sera l’objet d’un autre billet… Il faut bien des ruches à toute communauté. :-))

    Bien cordialement
    B. Majour

  17. B. Majour permalink
    17/06/2009 23:35

    Bonsoir Stéphanie (sans-nom 🙂 )

    Au début…

    Diable, ça veut dire qu’il y a une fin dans la « configuration de sa veille ». Ouf ! me voilà rassuré.
    Parce que, pour l’instant, j’ai plutôt l’impression d’une extension des blogueurs (la faute au bibliobsédé), et donc pas l’impression du tout de « gagner » du temps.

    Ouvrir tous les messages.
    Avec un agrégateur, tel que Netvibes (ou d’autres que j’ai vus), on est un peu dans le même domaine : le titre est souvent insuffisant pour se faire une idée du contenu.
    Pire, du contenu des commentaires.

    « Ensuite, effectivement -et heureusement- nous n’avons pas tous l’envie/la matière/le temps/le talent pour tenir un blog. Mais ce qui est intéressant, de mon point de vue, c’est l’espace de discussion qu’ouvrent les commentaires, et dans lequel chacun peut faire entendre sa voix (oui, même les sans-nom). »

    C’était le cas sur Biblio.fr, non ?
    Il suffisait d’oser pour faire entendre sa voix.

    J’étais moi aussi un sans-nom, bénévole bibliothécaire qui plus est, quand je suis arrivé sur Biblio-fr. Ça n’empêche pas d’oser et de dire ce que l’on pense pour permettre au débat d’évoluer jusqu’à sa maturité. Ou une des maturités possibles.

    Il faut oser.

    Bien cordialement
    B. Majour

  18. Stéphanie permalink
    18/06/2009 08:28

    @B.Majour : si vous utilisez Google Reader, vous pouvez créer un compte Feedly, sorte de couche intermédiaire entre vos flux et vous. Feedly, en plus du titre, affiche les premières lignes du message.

  19. 18/06/2009 08:56

    @B. Majour :
    sur les geeks, si c’est juste une affaire de terminologie (qu’appelle-t-on « geek » ?) pas de problème pour vous laisser votre usage.
    Mais pour bien nous comprendre, je ferai deux comparaisons :
    1. Firefox : il y a quelques années, installer Firefox sur son poste pour l’utiliser comme navigateur par défaut, cela témoignait d’une certaine curiosité intellectuelle vis-à-vis d’Internet, d’un niveau d’indépendance par rapport aux paramétrages par défaut de Windows. Pourtant, techniquement, chacun est à peu près capable d’installer un programme en double-cliquant sur un fichier « setup.exe ». Et l’utilisation même de Firefox n’est pas plus complexe que celle d’Internet Explorer.
    Donc utiliser Firefox, cela dénotait (presque) un comportement de geek (tel que vous le définissez), mais pas nécessairement en avoir les compétences techniques. Dans mon billet, je n’interpellais que sur les compétences, pas sur la difficulté psychologique pour franchir le pas : vous admettrez que les moyens pour résoudre un problème seront différents si ce problème est de nature technique ou psychologique.

    2. S’il y a dans chaque commune 15% des inscrits en bibliothèque municipale, vous admettrez que ça ne signifie pas 85% d’illettrés : les 85% savent lire, mais n’ont pas « su » (osé ?) pousser la porte de la bibliothèque. Et tout bon bibliothécaire doit avoir à coeur de les conquérir (séduire ?).
    Là encore, on est dans le comportemental, pas dans la maîtrise technique.

    Vous demandez : « pourquoi changer un système qui me convient, que je connais jusqu’à la pointe des ongles ? »
    Ma réponse est simple : parce que Biblio-fr ferme !
    Je n’ai rien fait pour que ça ferme, je n’ai pas milité dans ce sens. Mais c’est un fait sur lequel il faut bâtir.
    Si vous continuez à regretter cette fermeture (et là, je m’adresse à tous ceux qui déplorent cette perte, pas à vous précisément, M. Majour) : plutôt que d’être plongé dans l’affliction, que ne proposez-vous votre aide pour la gestion de la liste ?
    Et ce n’est pas à en se ré-abonnant (puisque le nombre d’abonnés augmente depuis l’annonce de la fermeture) que Biblio-fr sera sauvé : il n’est pas fermé pour manque de lecteur…
    Si grâce une initiative de ce genre Biblio-fr revit, je n’aurai aucune raison de m’en plaindre !

    Quant à la question du titre et du contenu : j’étais abonné par RSS à Biblio-fr, et j’ai toujours trouvé exaspérant que ce fil RSS ne contienne que le titre. Je suis toujours obligé de cliquer sur ce titre, pour arriver sur la page « Je ne suis pas un spammeur », pour ensuite cliquer sur le bouton, et me retrouver sur la page d’accueil de Biblio-fr (à devoir rechercher le message qui m’intéressait).
    A côté, les autres sources d’informations, où je clique sur le titre pour développer le contenu (savoir décrypter un titre, je pense que c’est une simple question d’habitude), sont d’un usage d’une simplicité déroutante.

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