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Sidewiki – barre d’outils, script et perspectives

26/10/2009

J’aime pas les barres d’outils !

Ca me bouffe mon écran, et ça se croit seul au monde.

Là, par exemple, je suis censé en avoir 3 : LibX (« BU Nice enrichi »), Google, Web Developer. Et encore, j’ai désinstallé la barre Facebook. J’aurais pu aussi mettre la barre Yahoo ! Pourquoi pas ?

Mais les barres d’outils m’énervent et comme vous pouvez le voir, je ne les affiche pas (elles sont toutes décochées). J’ai besoin de place sur mon écran, qui n’est jamais assez grand.

Donc déjà, le dernier outil de Google (oui, Sidewiki a été annoncé après Google Wave) commence mal puisqu’il nécessite une installation de la barre d’outils de Google.

Mais bon, je me suis résigné tout de même à télécharger la barre en question, tout ça pour avoir seulement la petite icône .

Pour ceux qui ont raté l’info

Sidewiki permet à n’importe quel internaute ayant installé Google Toolbar de mettre des commentaires sur n’importe quelle page, que celle-ci ait un outil de gestion des commentaires ou non (oui, y compris les éditos d’AMM).

Comment ça marche ?

Très simplement : quand vous avez installé la barre d’outils et créé un profil Google, Google vous crée sur ses serveurs votre base de commentaires.

Grosso modo, à chaque commentaire que vous ajoutez il associe l’URL de la page. Et il l’affiche pour vous et pour tous les internautes ayant installé la barre d’outils.

Se passer de la barre d’outils ?

Sans la barre d’outils Google, vous ne pourrez pas écrire de commentaires. En revanche vous pourrez toujours les visualiser en installant GreaseMonkey et ce script, qui va chercher les contenus associés à l’URL de la page en cours.

S’il y a des commentaires Sidewiki sur une page, ce script vous affiche en haut à gauche de la page une info-bulle pendant 30 secondes. En passant la souris sur l’info-bulle, vous affichez les commentaires en surimpression.

Cela me permet de naviguer sur Internet sans la barre d’outils Google, tout en ne ratant pas les commentaires éventuels.

<update>Bon, pour le script il a manifestement des dysfonctionnements que je suis pour l’instant incapable d’expliquer : l’affichage de l’info-bulle n’est pas systématique. Je vais creuser ça, promis</update>

Les risques

Les problèmes que cela pose, vous les voyez très bien tout seuls : un éditeur n’est plus maître du contenu publié sur son site (injures, insanités, etc.). Mais au moins il est difficile de lui reprocher de maîtriser ce genre de commentaires en cas de diffamation… Le commentateur est responsable de sa prose (ainsi que de ses vers, du reste).

Perpectives essentielles

Au-delà de la possibilité pour les forcenés de se défouler enfin sur les sites de leurs ennemis, il y a pour certains webmasters des perspectives très intéressantes à creuser.

En effet il est techniquement possible pour un webmaster de faire apparaître sur chaque page de son site, dans un encart réservé à cela, les commentaires Sidewiki associés.

Je pense en particulier aux bibliothèques et aux services d’archives qui rêveraient de voir leurs richesses locales numérisées commentées par les érudits tout aussi locaux : bibliographies, apparats critiques, transcriptions d’actes, etc.

En l’état, l’interface de saisie de Sidewiki ne va pas très loin pour ce faire. Mais l’idée de favoriser l’usage de cet outil auprès de ses usagers, pour ensuite en récolter le fruit sous une forme ou sous une autre, est à mon avis une piste à creuser.

Il me semble que, par exemple, les services d’archives qui proposent à leurs lecteurs de transcrire en ligne les actes numérisés, imposent tous l’installation d’un logiciel — nécessairement plus lourd et plus coûteux que la barre d’outils Google, dont bon nombre de navigateurs sont déjà dotés.

Suggérer à ses lecteurs l’utilisation de Sidewiki éviterait surtout, pour ceux qui n’auraient pas encore développé un tel outil (les plus nombreux), de le payer fort cher.

Débuts d’explications techniques

Google permet de visualiser très simplement les commentaires liés à une URL sous forme de flux RSS. Pour une URL comme http://www.facebook.com/home.php, il suffit de construire l’URL du fil RSS :

http://www.google.com/sidewiki/feeds/entries/webpage/http%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fhome.php/full

(quand une URL est incluse dans une autre URL, certains caractères, comme les « : », « / », « ? » sont transformés en codages spécifiques pour ne pas être confondus avec l’URL elle-même.

Donc par exemple avec ce pipe, vous pouvez indiquer l’URL d’une page, obtenir un fil RSS et un « badge » Yahoo Pipes (càd un code Javascript vous permettant d’insérer le fil RSS dans une page web)

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7 commentaires
  1. 26/10/2009 16:08

    Merci de penser aux services d’archives, on est toujours preneurs de bonne idées… 😉
    Mais (oui, il y a bien sûr un mais…) je suis loin d’être convaincue que Sidewiki puisse être un support pour l’annotation collaborative des documents d’archives… Autant il doit être utilisable, et certainement moins coûteux que les systèmes existants, pour la mise en place de procédures de tagging, autant notre annotation collaborative est très encadrée, et c’est ce qui fait son efficacité et sa richesse : remplissage de plusieurs champs (nom, prénom, profession, etc.) dont certains peuvent être des champs contrôlés (dates, types de documents) ; voire « sélection » du degré de difficulté des documents attribués à chaque annotateur en fonction de son niveau de paléographie, grâce à des « tests » en ligne…
    Par contre, pour l’identification de photos par exemple (voir http://www.archives.cg31.fr/archives_en_ligne/archives_identifier.html), Sidewiki est certainement une idée à creuser…

  2. 26/10/2009 17:41

    @Pauline Moirez : Merci de ces remarques.
    Ce que je disais n’était réellement qu’une intuition. Et j’aimerais creuser davantage les possibilités de Sidewiki pour voir, par exemple, s’il n’était pas possible de partir de l’outil pour en faire un logiciel avec un formulaire plus structuré, par exemple (avec des champs spécifiques). En l’état, je n’en sais rien. Mais c’est là que j’aimerais bien prendre le temps de creuser.
    Cela dit, tout peut se faire en plusieurs étapes, et pour la transcription « pure » de documents, par exemple, la structuration est moins nécessaire.

  3. 26/10/2009 17:50

    @ Lully. Celui qui est capable de dompter Yahoo! Pipes peut bien être capable de dompter Sidewiki ! J’attends avec impatience vos expérimentations en la matière…

  4. 26/10/2009 19:03

    @Pauline Moirez : vous me flattez, c’est mal (malheureusement en l’occurrence, je ne pense pas que mes compétences pour l’un me servent pour l’autre) !
    Mais en y repensant, je reviens en grande partie sur ce que j’ai dit.
    Certes, voir s’il est possible de développer un tel outil reste intéressant (et je creuserai), mais il faut voir les choses aussi en l’état.
    Comparer Sidewiki avec d’autres logiciels élaborés actuellement utilisés dans certains centres d’archives privilégiés, m’incite à faire le parallèle avec la comparaison Catalogues/Google, ou Web of Science/Google Scholar.
    Je veux dire par là que, scientifiquement, certes, les outils comportant peu d’options sont parfois frustrants, mais on constate que les internautes s’en servent bien plus volontiers.

    Qu’est-ce à dire ?
    Eh bien, par exemple, si vous aviez voulu monter sous forme de base collaborative un « dictionnaire » biographique, avec plein de champs à remplir (dates de naissance et de mort, profession, famille, etc.), vous n’auriez jamais obtenu les ressources de la Wikipedia !

    Donc plutôt que de comparer Sidewiki avec des logiciels déjà existants, pourquoi un service d’archives « classique » (plutôt que « moyen » ;-)) ne comparerait-il pas plutôt Sidewiki avec ce qu’il propose en ce moment… rien.
    Imaginons un service d’archives qui n’ait pas les moyens de se lancer dans un projet « Rendons nos bases collaboratives » avec ressources humaines et financières que cela implique.
    Ce service d’archives se contenterait juste, alors, de mettre un lien dans sa page : « Vous voulez commenter, etc. et partager avec d’autres chercheurs autour de nos documents ? Utilisez Sidewiki ».
    Et il ferait un bilan un an plus tard (avec un petit suivi régulier). Sans validation officielle et scientifique des contenus, il pourrait apprécier l’évolutio dans la prise en main, accompagner les chercheurs, etc.
    Puis au bout de quelque temps, éventuellement, récupérer l’intégralité des contenus produits pour en faire un retraitement (corriger, c’est moins long que saisir soi-même !).

    Voilà, pour l’instant, comment je verrais les choses…

    Mais n’hésitez pas à réagir encore, cela m’intéresse vivement !

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