Skip to content

Le masque et la plume

15/01/2011

Il y a un peu plus d’un an, je m’étais efforcé d’expliquer l’utilisation sur ce blog d’un pseudonyme, en essayant de convaincre de la distinction pseudonymat / anonymat.

Une décision

Ma raison essentielle était : si quelqu’un me googelise, je veux qu’il en sache le moins possible sur moi. Je ne veux pas qu’autrui puisse avoir l’impression de m’atteindre (la connaissance étant pouvoir) aussi rapidement.

Cet argument (qui n’avait pas pour but d’obtenir l’adhésion d ses lecteurs, mais de persuader que ma manière de penser pouvait avoir une certaine logique et cohérence, à défaut d’être la leur) est toujours valable : je me soucie de la manière dont je suis googelisable. C’est la conclusion qui a changé.

En effet si je me cherche sur Google, je tombe sur tout un tas de réponses que je ne maîtrise pas, et/ou dont je n’ai pas lieu d’être particulièrement fier (non que j’en ai honte : ce sont juste des trucs parfois anodins, qui ont pu ponctuer ma vie un jour). Mais au final, je n’en maîtrise pas ou plus le contenu.

A l’inverse, ce blog que j’alimente depuis déjà… un bon moment, n’apparaît pas, alors que de plus en plus il rend compte de ce que je fais, et d’une certaine manière de ce que je vaux (que ce soit beaucoup ou pas grand chose n’est pas la question).

Donc au final il m’apparaît qu’en alimentant ce blog sous mon nom civil (qui n’est d’ailleurs plus vraiment inconnu de ceux qui viennent de temps en temps par ici) je maîtrise bien mieux ma googelisation (supposée) qu’en l’effaçant des résultats.

Twitter est un peu particulier :

  1. la continuité de mon identité numérique entre le blog et le compte Twitter est une évidence
  2. mais de même que sur un CV je mettrai plutôt en avant des publications scientifiques, mais je ne relaterai pas toutes les conneries que j’ai racontées à la dernière soirée entre amis, de même la googelisation pourrait ramener des tweets décontextualisés (non, pas d’exemple nécessaire) pour ce qui me sert de pause café.

Donc ce sera : initiale + nom.

Une précision

Pour les photos, c’est non : je garde mon avatar. Je m’y suis attaché (et l’ayant apprivoisé, « ma vie est comme ensoleillée« )

Une indécision

Un autre aspect qui justifiait ma position était que le pseudonyme me permettait de distinguer bien plus clairement ce que je fais au titre de mon poste au SCD de Nice, de ce que j’écris ici.

Je continue à penser que le pseudonymat facilite cela, mais je ne sais plus si c’est une chose souhaitable ou non. Je resterai sur cette indétermination sans trop de scrupules.

Bref, pour commencer, mon profil WordPress  passe sous mon nom de famille et mon prénom de baptême. Parce qu’ils le valent bien…

 

5 commentaires
  1. B. Majour permalink
    15/01/2011 15:13

    Bonjour Lully

    Ton vrai nom ?

    C’est vrai que tu préfères sans doute récupérer la main sur ton identité numérique.

    Sauf que maintenant, on sait où tu vis, comment te joindre par téléphone (chez toi), sur des données que tu ne maîtrises pas. 😉

    Mais c’est un choix, effectivement.

    Bien cordialement
    B. Majour

  2. 15/01/2011 15:20

    @B.Majour : ceux qui ont voulu me contacter pouvaient déjà le faire en passant par la page « Contact », où figurait un lien vers la page de l’annuaire de mon université.
    Donc pour me pourrir la vie, c’était déjà possible.
    Cela ne s’est pas produit.
    Donc je doute que, sur ce plan-là, ça change beaucoup.
    En outre, la volonté d’emmerder « Lully » pour son activité de blogueur, j’ai des doutes : je conspue rarement (ou alors c’est sacrément inconscient).

    En fait, la passerelle de « Lully » vers « Etienne Cavalié » existait déjà. C’est dans l’autre sens que ça bloquait. Et ce blocage ne m’apparaît plus comme pertinent.

  3. 17/01/2011 10:18

    J’ai aussi commencé avec le pseudonyme (jamais d’anonymat réel, car une simple recherche WHOIS m’identifiait comme propriétaire de mon blog). J’ai été débusqué assez vite, à ma grande surprise, mais avec des conséquences plutôt positives, ce qui fait que ne cache plus mon nom réel (pas vraiment présent sur le blog, mais affiché sur Twitter).
    Au fil du temps, ce qui n’était au départ qu’un titre ironique pour un blog a évolué en marque personnelle (au sens de « brand »), qui signale ma présence en ligne. C’est d’ailleurs pourquoi je signe encore mes commentaires avec le pseudo.

  4. 18/01/2011 18:00

    J’ai suivi plus ou moins le même cheminement il y a longtemps. Cependant, je regrette parfois de ne pas être restée sous pseudonyme. Il y a trop de considérations générales qu’on a moins le loisir de développer ensuite, de peur que tel ou tel croit s’y reconnaître. Bref, on est davantage dans le consensus mou.

    Pour ce qui est du CV, j’y ai mis mon blog. Je l’ai fait pour une raison très simple : mon établissement précédent a longtemps ignoré mon activité de blogueuse dont je parle très peu au travail. Quand certains l’ont appris, ils étaient froissés. Au moins maintenant, s’il doit y avoir discussion ou interrogation, cela a lieu dès l’entretien de recrutement.

    Si c’était à refaire cela dit, je privilégierai un modèle à la Eolas, je pense.

Trackbacks

  1. Biblioblogs : le clown, le masque et la plume « Bibliothèques [reloaded]

Les commentaires sont fermés.

%d blogueurs aiment cette page :