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Rapport parlementaire sur la neutralité d’internet : l’effort pédagogique

27/04/2011

Je comptais initialement, après lecture attentive du rapport déjà signalé sur la neutralité d’internet, vous en faire un résumé critique.

Mais la lecture m’a appris tant de choses que je me sens incapable d’être critique, c’est-à-dire d’avoir, sur les questions (techniques, économiques, politiques, juridiques) évoquées, un avis différemment éclairé. Donc je me suis laissé conduire par sa grande clarté d’exposition sans aptitude réelle à un recul qui se voudrait « critique ».

Cela dit, n’hésitez pas vous mêmes à réagir sur le rapport, ses conclusions, ses descriptions, certains points précis — ou sur ce que j’en restitue. Pour ma part

Je pense donc plutôt vous restituer certains aspects de ce rapport, en plusieurs billets, car nombre d’éléments méritent d’être connus (ou mieux connus).

Il m’a semblé que les questions abordées ne concernaient pas les bibliothèques sous un angle qui puisse leur être propre, mais nous interpellaient plutôt en tant que citoyens — et, comme professionnels de l’information et de la documentation, nous sommes tout justes

  1. censés mieux maîtriser les questions techniques sur la circulation des données sur Internet, de manière à pouvoir répondre à une question du genre : « Pourquoi, au même moment, Google renvoie-t-il des résultats différents à Paris et à Marseille ? »
  2. censés être spontanément d’accord avec ce genre de phrases : à propos de l’élaboration d’une liste noire de sites interdits, « Il faut le dire clairement : il vaut mieux que les individus puissent communiquer, même si cette communication cause des dommages, jusqu’à ce qu’un juge en ait décidé autrement. »

Internet en 32 points (p. 16-20)

Évidemment, je vous invite de plus belle à lire l’intégralité du rapport. Mais pour ceux qui… il faut au moins commencer par ces 4 pages de 32 courts paragraphes.

Vous trouvez en quatre pages un exposé la manière dont circulent les informations sur Internet, d’une manière complète et synthétique, compréhensible par les ignorants (puisque destiné aux députés).

Précision : il vise à rendre compréhensibles les enjeux énoncés ensuite (cf. les points 3 et 4, notamment) sur la neutralité, plus qu’à rendre compte du fonctionnement complet d’Internet (heureusement…)

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A noter dans ce rapport : une obstination étrange à décliner l’adjectif « final » en « finals » au masculin pluriel…

6 commentaires
  1. 27/04/2011 10:05

    Concernant ton point final, le pluriel en -als est accepté même s’il sonne curieusement à l’oreille.
    http://www.cnrtl.fr/definition/final

  2. Gracile permalink
    27/04/2011 11:53

    « finals » n’est pas fautif. Qu’en est-il d’« efort » » ? ;-))
    [bon, allez je vais parcourir le rapport]

  3. 27/04/2011 18:45

    @Liberlibri et Gracile : merci pour l’information. Je crois que je suis trop vieux pour me faire à la sonorité de la chose.
    C’est bien la première fois que je le rencontre.
    Existe-t-il d’autres exceptions de ce genre dans les adjectifs en -al (à part « banal » dans le sens moderne du terme) ?

    @Gracile : merci aussi pour la remarque (qu’il vaut mieux corriger que laisser traîner).

  4. B. Majour permalink
    28/04/2011 11:25

    Pour répondre à ta question :

    http://grammaire.reverso.net/5_5_03_pluriel_des_noms_et_adjectifs_en_al.shtml

    Dans plusieurs cas, l’usage est hésitant et on trouve les deux pluriels.

    austral
    boréal
    causal
    final
    glacial
    idéal
    marial
    pascal

    Des froids glacials ou des froids glaciaux.

    Sans doute que finals est mieux que finaux (finaud) 😉
    B. Majour

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