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Interface mobile

25/10/2011

Nous sommes en train de mettre en place et de déployer une interface mobile du catalogue public (feuilles CSS spécifiques pour une version allégée) — l’occasion de se poser pas mal de questions.

NCSU Mobile catalog - photoContenu contre service

D’abord, la possibilité d’un accès mobile me semble donner une plus grande force à la perception du catalogue non plus comme la mise à disposition d’un contenu (les collections de la bibliothèque) mais bien comme un service.

Ma réflexion sur ce point n’est pas forcément pleine de subtiles nuances, donc je vais l’éclairer simplement :

  • un catalogue comme contenu, c’est dire au lecteur : « Venez voir notre nouvelle interface, qui signale 250.000 livres, 10.000 revues et 20.000 revues en ligne, sans compter les CD et les DVD ».
  • un catalogue comme service : « Vous cherchez cet ouvrage ? Nous l’avons — et si nous ne l’avons pas, nous le ferons venir dans les 10 jours — et si nous n’y parvenons pas nous l’achèterons — ou alors nous vous proposerons des documents alternatifs »
    Bref, tout sauf : « Dites-nous ce qui vous manque, nous vous expliquerons comment vous en passer. »

Et donc vanter le catalogue sur des affiches présentes dans les rayons, c’est s’adresser à un lecteur qui a décidé de ne pas passer par le catalogue.
(certes, ceux qui passent par le catalogue devraient aussi finir par arriver dans les rayons, mais c’est là une preuve rare d’optimisme : logiquement le catalogue est là pour décourager ceux qui souhaitent accéder aux collections ;-))

C’est donc supposer que les rayons le laissent frustré, pour lui proposer d’atténuer sa frustration. Quelle est-elle ? Il ne trouve pas le document tant espéré. Donc on peut :

  • lui signaler que le document est peut-être dans le rayon d’à côté
  • qu’il est peut-être dans une autre BU de l’Université
  • qu’il est peut-être dans une autre BU de France et/ou de Navarre
  • qu’il est peut-être en ligne
  • qu’il est peut-être emprunté, donc réservable
  • que lui-même (le lecteur) peut appeler à l’aide, mais pas trop fort, via un service de chat
  • etc.

Bref, il s’agit non pas de lui dire qu’on lui propose une version mobile du catalogue, mais bien un service convenant à sa situation.

Il me semble qu’il est plus facile de se poser la question du service pour l’interface mobile que pour l’interface classique : la mise en place de celle-ci, c’est un lien dans un menu. Tout est dans ce lien (que l’on peut nommer « Trouver des livres » plutôt que « Catalogue », mais sans que ça aille très loin).

Cela dit il faut espérer que ça nous donnera tout de même des idées pour la suite, y compris dans notre « approche » du catalogue web.

QR codes : méthodologie statistique

Les QR codes, c’est entendu, c’est encore un truc de geek. Il paraît. Mais comme c’est un truc qui n’est pas spécifique aux bibliothèques, au moins on se trompera ensemble, ce sera moins triste (les bibliothèques ont tellement d’outils qui leur sont particuliers…). Quoi qu’il en soit on va essayer de proposer aux lecteurs l’accès au catalogue avec une URL courte (http://catalogue.unice.fr/m redirigeant vers la vraie URL) et avec un QR code.QR Code vers l'opac du SCD de Nice

Et l’URL cryptée dans le QR code va contenir le nom de la bibliothèque où le lecteur l’a trouvé, dans un paramètre dont l’opac ne va absolument pas tenir compte (un rajout du type &origine=bu_sciences en fin d’URL), mais qui permettra ensuite de faire des statistiques d’accès par lieu/population suivant un procédé dont j’ai déjà parlé.

Il est tout à fait possible d’ailleurs que ces stats ne révèlent rien du tout, ne nous disent pas qu’en BU Lettres les QR codes sont plus utilisés qu’en BU Sciences (proportionnellement à la population desservie, etc.). Mais ça vaut le coup d’essayer. Pour peu que chaque BU imagine une mise en avant de ces QR codes (différence dans les supports : signalétique, marque-pages, guides du lecteur, etc. — mais aussi différence dans le message sur le contenu/service), on pourra peut-être voir aussi quel angle promotionnel fonctionne ou pas.

Les applications

Appli iPhone de l'UNS - photoSurtout, la mise en place de cette version mobile est pour moi l’occasion de constater avec un immense effarement et une grande honte que je n’y connais rien côté applications :

  • expérimentations
  • usages
  • attentes
  • stratégie
  • technologies

à un point qui me glace.

Donc je connais désormais un des dossiers qui vont bien m’occuper dans les mois à venir. La biblio-webographie est heureusement abondante.

Tout de même, il me semble avoir déjà compris (mais corrigez-moi si je me trompe) que si la mise en place d’une application mobile peut donner l’illusion de prendre une part active à la dissémination (être « là où sont les utilisateurs » c’est donc être sur leurs mobiles), en réalité on reproduit exactement la situation des sites web : d’abord créer son appli Bibliothèque à soi pour la proposer aux lecteurs, comme on crée un site web à soi.

Mais dans l’internet mobile d’aujourd’hui, que sont LibX ou les résolveurs OpenURL ?

Rien ? je tremble.
Rien encore ? je ne sais…

Bon, si on est sur Facebook, on sera aussi dans l’appli Facebook #ouf
Idem pour Foursquare.

La question ne doit pas être : dans l’internet mobile, quelle est la place d’une bibliothèque. Mais bien : de quoi l’usager a-t-il besoin, sur les questions d’accès au document, de manipulation de l’information et de la documentation ? De quels services et de quelles ressources ?
Peut-être l’internet mobile est-il l’occasion de commencer par la dissémination et se poser ensuite la question d’une application propre, plutôt que l’inverse ? — histoire de prendre à revers la démarche que nous avons eu sur le web ?

6 commentaires
  1. B. Majour permalink
    26/10/2011 08:50

    Salutations,

    Hum… si j’étais vraiment quelqu’un de mobile, je n’irais pas demander aux bibliothécaires où est le livre… mais où on le télécharge ! Où on peut avoir un fichier avec des infos équivalentes/connexes/annexes accessibles en ligne.

    Reste que je comprends ce besoin de se faire la main sur le « catalogue ». Avant de proposer mieux. Plus mobile.
    Comme qui dirait play mobile ! ;o)

    Bien cordialement
    B. Majour

  2. 26/10/2011 20:20

    @B. Majour : il peut aussi, dans le bus, se demander si ça vaut le coup de descendre un arrêt avant le sien pour passer par la bibliothèque (publique), et consulter les horaires sur son portable.
    Il peut aussi avoir envie de lire un livre imprimé (certains, même des ados, préfèrent encore le papier — même si notre rôle devrait aussi être d’accompagner vers le numérique ceux qui en ont besoin).
    Et il peut aussi avoir envie de le lire ne ligne mais pas de le payer. Les bibliothèques sont là pour ça.

    Pour en revenir à la dernière phrase : justement non, l’idée n’est pas de « se faire la main » sur le catalogue uniquement, même si la version mobile du catalogue est l’occasion de se poser des questions. L’idée, c’est d’essayer de concevoir d’emblée un service, ou un ensemble de services autour de la question de l’accès à la documentation. Le catalogue n’en est qu’un élément.

  3. B. Majour permalink
    27/10/2011 12:29

    Ah, ok ! C’est carrèment un « service bibliothèque » dans le mobile.

    Ton billet, avec un gros passage sur le catalogue, laissait penser que le catalogue (vers livres physiques) gardait la place dominante.

    Vrai qu’il y a à gratter pas mal sur une interface simple et alléchante (et en même temps unie graphiquement au site Web de la bibliothèque ?)

    Un projet qui va bien t’occuper, c’est sûr !
    B. Majour

  4. 27/10/2011 12:47

    @B. Majour : un « service bibliothèque » ? les guillemets, c’est pour suggérer que c’est un peu prétentieux ? ou crétin ? je ne comprends pas bien.
    Bon, on ne va pas épiloguer.
    Tout ce que je veux dire, c’est que le catalogue, tout le monde s’en fout, ce n’est pas la peine d’essayer de le vendre au lecteur comme tel. D’ailleurs, de manière générale, un catalogue (même de jouets), c’est gratuit. Il doit bien y avoir une raison (du genre : personne ne serait prêt à en acheter un).
    Donc ce n’est pas en proposant « le catalogue de la bibliothèque » sur de belles affiches en couleurs qu’on pourra faire en sorte qu’il serve.
    Et le but n’est même pas que le catalogue serve : le but, c’est que le lecteur arrive à son document, quelle que soit la manière. Tout est légitime tant que c’est efficace.

    Bref : même sans avoir d’interface mobile, on peut très bien mettre des post-its dans les rayons disant « si vous ne trouvez pas le bouquin que vous cherchez, c’est peut-être qu’il est rangé ailleurs — posez la question au catalogue » (oui, la phrase est nulle, je ne suis pas un communiquant et c’est comme ça).
    Même si le catalogue n’est pas mobile, le lecteur peut se reconnaître au besoin décrit là pour aller utiliser un PC afin d’interroger ledit catalogue.

    Ce que je voulais dire, c’est que la mise en place du catalogue mobile m’a permis de réaliser ça. C’est une opportunité, rien de plus.
    Oui, j’aurais pu et j’aurais dû m’en rendre compte avant. Mais on ne peut pas se poser toutes les questions pertinentes en même temps, et j’en ai quelques autres sur le feu (sans compter celles qui ne sont absolument pas pertinentes mais que je me garde pour le plaisir).

  5. Estevan Daniel permalink
    24/03/2012 11:13

    Les projets d’applications d’accès mobile aux services des bibliothèques sont dans le vent. Mais quelqu’un sait-il par où commencer, et surtout s’il faut s’adresser à l’éditeur du portail (détenteur de codes sources ?) ou si l’appel d’offres peut être plus général ?

  6. 24/03/2012 17:15

    @Daniel : ça dépend si vous voulez faire une version mobile du site web + opac, ou seulement de l’opac.
    Ça dépend si vous voulez proposer une version allégée de l’opac, ou réfléchir à un mode de consultation différent.
    Ça dépend si vous voulez faire une appli ou une version web accessible par navigateur.
    Ça dépend si vous voulez consultez les usagers pour alimenter la réflexion.
    Ça dépend si vous voulez juste modifier la CSS (on peut faire beaucoup en ne touchant qu’aux CSS) ou faire quelque de plus complexe.
    Si l’objectif est modeste (proposer une version web allégée de l’opac, avec le même mode de navigation mais en tenant compte de la taille de l’écran), je peux faire un billet sur les possibilités des CSS. Mais apporter une solution juste technique à ce genre de question ne doit être qu’une réponse temporaire.

Les commentaires sont fermés.

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