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Quel rôle pour les BU autour des supports de cours et polycopiés ? (aucun ?)

21/02/2014

Depuis plusieurs années, je lis que les étudiants de Licence n’utilisent pas les ressources en ligne des BU, parce que leur activité de lecture liée à leurs études se concentrent sur les polycopiés et supports de cours des professeurs — distribués sous forme papier (dernier en date : ce mémoire Enssib de F. Souchon).

J’ai moi-même souvenir de mes années d’études post-bac, avec un comportement identique. Internet n’existait évidemment pas, mais il est vrai que, proportionnellement, je lisais (et relisais) à 95% des cours (notes ou polycopiés) et à 5% des ouvrages annexes (ce qui a dû représenter 10 à 30 livres par an quand même).

Mais j’associe deux comportements qui m’interpellent :

  1. pourquoi les profs ne diffusent pas auprès de leurs étudiants des versions numériques de leurs cours ?
    (ou, s’ils le font, pourquoi les étudiants les impriment-ils ?)
  2. pourquoi les mémoires Enssib sont-ils toujours exclusivement en PDF, ne facilitant pas la lecture sur tablette, liseuse ou smartphone ?

J’ai un douloureux souvenir des périodes de vacances scolaires, où je devais prendre le train avec un sac à dos insupportable-(enfin si, un peu supportable quand même, mais pas beaucoup)-ment lourd. J’aurais apprécié de pouvoir tout transporter sur une tablette. Vraiment. J’aurais beaucoup apprécié.

Saines lectures – Photo FlickR by fourclover54 – CC-BY-NC-SA-2.0

Bref, je me dis que peut-être :

  • les profs ne veulent pas diffuser les versions numériques de leurs cours (de peur que XXX)
  • ils diffusent des PDF, du coup les étudiants les impriment
  • ils n’ont pas envisagé qu’ils pouvaient diffuser aussi d’autres formats, peut-être plus confortables pour tous

Et donc pour envisager la diffusion (même par mail, mais plus judicieusement en les déposant dans la plate-forme d’e-learning de leur université) de ces polycopiés numériques, y a-t-il une demande (ou à défaut un besoin) de la part des enseignants en termes de :

  • formation
  • et/ou documentation
  • et/ou assistance et support

Ou bien si tout est déjà parfait côté enseignants, sont-ce aux étudiants qu’il faut montrer qu’ils peuvent lire ces polycopiés autrement qu’en les imprimant ?

Et certains SCD se sont-ils déjà lancés dans l’un de ces services auprès des enseignants (support, documentation, assistance) ?

Je ne sais pas si ça doit légitimement se rattacher aux BU, mais il me semble y voir une continuité côté enseignants, sur l’accompagnement à la publication (d’où maîtrise des formats, mise en forme, réflexion sur les métadonnées, question de droits, etc.), et côté étudiants sur l’acculturation à la lecture numérique.

Oui mais non ?

Il me semble qu’un EC n’a pas besoin de nous pour diffuser du Word au lieu du PDF. Il me semble qu’un étudiant n’a pas besoin de nous pour charger un document Word (éventuellement converti d’abord via Calibre) sur sa tablette.

Dans ce cas, pourquoi on voit toujours réapparaître le fait que les Licence utiliseraient massivement des polycopiés imprimés ?

6 commentaires
  1. 21/02/2014 10:37

    Durant mes études, j’ai toujours navigué entre documents numériques et poly imprimés. J’apprécie d’avoir le choix entre deux supports. Selon le cours (intérêt, longueur, qualité pédagogique du power point) je préférerai l’un ou l’autre. Le papier facilite la prise de note, directement sur le doc, pendant le cours. Sa lecture est plus agréable au moment des révisions. Le document numérique, chargé sur ma tablette, m’est accessible partout, tout le temps, et m’allège durant mes déplacements.

    Par ailleurs, un polycopié est distribué pendant le cours, alors qu’on peut attendre plusieurs jours voir semaines un document numérique (qui n’arrive parfois jamais). Même si ils nous étaient transmis avant le cours, les formats des documents numériques sont tellement variables qu’il est impossible d’envisager annotation directe sur ce support pendant le cours.

    Les documents numériques mis à disposition par les enseignants sont souvent verrouillés. Or, je ressens le besoin d’extraire (par copier-coller) certains passages du PowerPoint pour l’intégrer à mon cours, supprimer des diapo qui me seront inutiles dans mes révisions, condenser le document pour…. m’imprimer une fiche pratique récapitulative.

    Les usages du papier et du numérique sont complémentaires. Durant mes études, je rêvais de posséder mes lourds manuels à la fois sous format numérique et papier. Papier pour la maison, car j’aime manipuler mes livres, c’est pratique et plus reposant pour les yeux. Il est clair que je lis mieux sur papier que sur écran. Numérique pour les révisions chez les parents, pour l’annotation, pour l’extraction de données pour les intégrer à mes cours, à mes fiches… et pour les avoir toujours avec moi.

  2. 21/02/2014 11:57

    Hello.

    Je pense que la très grosse majorité des enseignants considère le PDF comme le fin du fin et ignore qu’il existe d’autres formats.
    Je pense aussi que pas mal d’étudiants sont au même point.

    Il me semble enfin que nous avons toute légitimité pour nous occuper de cela pour au moins deux raisons :

    – nous nous posons la question, donc nous avons des réponses ;
    – nous nous occupons de documents, i.e. du fond mais aussi de la forme et donc du format.

    D.

  3. 24/02/2014 10:31

    Bonjour
    Mon expérience en BU Médecine, et je pense que les collègues en BU droit confirmeront (https://www.facebook.com/budroitubo/photos/pb.386193788078450.-2207520000.1393233632./671116542919505/?type=3&theater) c’est que pour mémoriser les cours les étudiants ont encore besoin du papier. Chez nous le feutre surligneur est roi! on le voit trôner sur toutes les tables…

    Je rappelle par ailleurs que beaucoup de cours sont diffusés non pas en pdf, mais directement en ppt. Nous avons eu une période pas drôle à Brest avec un prof qui diffusait des ppt sur fond noir…. et que les étudiants venaient imprimer à la BU (pas glop pour la consommation d’encre).

    Dans les amphis les 1e années ont pris l’habitude de prendre en photo les diapos qui défilent lors de l’intervention. Je ne sais pas si ensuite ils reprennent l’image sur un écran pour la mémoriser ou s’ils l’impriment…

    J’en vois quelques-uns, en salle de lecture, passer les diaporamas directement sur leur ordinateur portable, pour les apprendre, mais ça reste une minorité. Et beaucoup potassent sur des livres (papier) pour s’entraîner à des exercices (nous n’avons pas les moyens de leur payer un abonnement aux plateformes en ligne d’ECN concoctées par les éditeurs). Tout ça va peut-être changer avec le passage à l’ECN 100% en ligne dans 2 ans?

    Par ailleurs à Brest l’équipement en tablette n’est pas aussi développé que dans les grandes villes (pour l’instant). Les étudiants ont souvent un smartphone (prioritaire pour eux), pas toujours un ordinateur portable, et ça s’arrête là. Ils connaissent les tablettes mais je crois qu’ils les expérimentent plutôt en famille.

  4. 24/02/2014 15:06

    @Phelly : Il me semble que c’est une histoire qui se mord la queue, non ?
    Même en validant que les deux soient complémentaires, je n’ai pas l’impression que les étudiants ont toujours le choix (disposer d’un support de cours en PDF, c’est encore moins bien que de se le voir fournir par le prof : parce qu’en plus c’est à l’étudiant de l’imprimer à ses frais).
    Mais si on travaille à développer « l’offre » (format, espace de dépôt, utilisabiilité, etc.), cela ne va-t-il pas faire évoluer la demande, la pratique et la nature de l’équipement des étudiants ?

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