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Sudoc-PS [reloaded]

24/04/2014

Résumé : Dans le présent billet, j’essaie de clarifier mon propos initial exprimé dans celui du 10 avril sur le Sudoc-PS. Ensuite, ça part encore dans tous les sens (c’est même pire que dans le précédent).

Suite à mon précédent billet, j’ai eu pas mal d’échanges, notamment sur Twitter, qui m’ont permis d’avoir des retours intéressants et de préciser ma pensée.

Je commencerai par ce dernier point, car apparemment le sens de mes questions n’a pas toujours été compris (parfois un peu sur le mode : « ça  marche très bien, alors pourquoi tu te poses des questions ?« ).

Reprise

Puisque j’ai été amené à condenser fortement mon précédent billet, voici une petite autocitation (j’ai reconstitué les tweets émis) :

Je n’ai pas dit que ça ne servait à rien de construire un catalogue national des périodiques, tous types de bibliothèques confondues. https://twitter.com/lullyIl me semble juste que c’est sain de s’interroger sur des réponses apportées il y a 32 ans à un besoin pas clairement exprimé — parce que le signalement des périodiques, ce n’est pas le besoin lui-même, c’est la réponse qui lui a été apportée.
Par ailleurs, l’apparition de Colodus est peut-être le bon moment pour se poser cette question, même s’il est possible que la réponse apportée au besoin ré-exprimé sera strictement la même, au final. Mais cela signifie-t-il que se poser la question ne servait à rien ?

Par ailleurs, plusieurs collègues ont extirpé des textes des temps passés :

Extraits

Ces 3 textes dans le sens de ce que je disais, très clairement : ce sont bien les chercheurs qui sont visés, et leurs usages.

Circulaire de 1982

La carte numéro 2 [fournie en annexe de la circulaire] fait apparaître les modifications qui seront nécessaires [au regard de l’organisation actuelle] pour atteindre une organisation régionalisée du catalogue collectif. La région doit en effet recevoir des attributions dans le domaine de la recherche, et c’est ce cadre qui est proposé pour d’autres services communs (formation, patrimoine).
[on est au lendemain de la loi-cadre Defferre sur la décentralisation]

Article du BBF de 1984

Compte tenu de la structure du système français de bibliothèques, la réalisation d’un outil permettant l’orientation des demandes s’avérait nécessaire, principalement pour les périodiques et, plus généralement, pour les publications en série, qui représentent 80 % des documents qui circulent entre les bibliothèques.

Donc si on a choisi les périodiques et non les monographies pour mettre en place un signalement national, ce n’est pas tant parce que ça demandait moins de ressources humaines (hypothèse écartée) mais parce que ça répondait à 80% des demandes de PEB.

Circulaire de 2003

Ces centres régionaux avaient vocation à animer un réseau de nombreuses bibliothèques publiques ou privées, relevant de diverses tutelles, afin de favoriser le signalement et la localisation, dans le catalogue collectif, de tous les périodiques pouvant intéresser la recherche.

Ce qui nous donne là un critère de tri : pas la peine de signaler tous les périodiques. Il faut viser ceux qui peuvent intéresser les chercheurs. L’article de 1984 précise même à ce sujet :

Il faut donc se poser le problème de son « dégraissage » de la partie la moins utilisée. Des statistiques des interrogations permettront de définir une politique en la matière.

(Un centre de ressources Sudoc-PS a accès aux « statistiques des interrogations » du le Sudoc ?)

Et les plans de conservation partagée ?

(je les évoque parce que mentionnés en commentaire de mon précédent billet)

Il n’en est pas du tout question : c’est venu après.

Les PCP sont arrivés suite à l’alimentation d’un catalogue collectif. C’est à dire qu’après avoir alimenté une base commune, on s’est dit que puisqu’elle était là, autant s’en servir intelligemment. Et on s’en est servi.

C’est même devenu une orientation forte de l’activité courante des CR. Donc de telles « innovations » vont bien dans le sens du Sudoc-PS. Je dirais même que les PCP sont une excroissance pas forcément des plus légitime, car elle vise à satisfaire les bibliothèques — alors que le Sudoc-PS a été conçu comme un outil à destination directe des chercheurs.

(oui, je sais, ils s’y retrouvent certainement par effet de bord, mais c’est pour dire !)

Question : qu’est-ce que ça change ?

Peut-être quelques petits trucs. Peut-être beaucoup de choses.

D’abord, le Sudoc-PS est un service rendu aux chercheurs. Dans l’organigramme, il est donc à valoriser comme tel, et pas comme un service interne ne concernant que quelques catalogueurs du SCD et quelques bibliothèques partenaires extérieures à l’Université de rattachement. Ce n’est pas un service interne, ce n’est pas un service aux bibliothèques de la région.
Ca signifie également que ce service peut être valorisé aussi au sein des établissements qui ne sont pas centre de ressources (puisque le service y est également rendu).

Ensuite, il ne suffit pas de décrire une ressource pour la considérer comme « accessible ». Ca fait déjà quelques années qu’on s’est rendu compte que pour donner accès aux ressources, signaler n’est pas tout. C’est un préalable.
C’est vrai pour « nos collections » (et c’est comme ça que l’opac a cessé d’être un simple outil de recherche dans nos fonds pour devenir un point d’accès à nos services.
C’est donc vrai aussi pour celles du Sudoc-PS.

Aller au-delà en partant des missions initiales
Je n’ai pas d’idée forcément très avancée. Mais on peut se demander, dans le cadre d’un réseau régional, ce qui pourrait être utile aux chercheurs.
Ont déjà commencé des chantiers de numérisation portés, accompagnés ou simplement recensés par des centres de ressources.
Autre exemple : les ressources documentaires concernant l’histoire locale. Ainsi pour Nice, je dirai, à la va-vite et de façon non exhaustive : le SCD, la BM(VR) de Nice, les Archives départementales, les Archives municipales, le musée Masséna (bibliothèque du Chevalier de Cessole).
Et dans ce cas je ne vois pas l’intérêt de se limiter aux périodiques. Pourtant on reste (il me semble) dans les objectifs de départ.

Sortir du cadre initial
Je l’ai dit plus haut, la mise en place de PCP est déjà d’une certaine manière une dérogation intelligente aux missions du Sudoc-PS. D’autres pourraient voir le jour.
Il suffit non plus de se demander « quelles sont les missions du Sudoc-PS » mais d’énoncer :

  1. que l’on dispose d’un signalement national, toutes bibliothèques confondues, de périodiques présentant un intérêt pour la recherche
  2. que l’on dispose d’un carnet d’adresses de ces bibliothèques, de contacts. D’un référentiel, en somme, mais morcelé, non nationalisé.
    Certaines bibliothèques de réseau contactent déjà leur centre de ressources pour tout autre chose (exemple : « Où trouver une formation sur XXX ? »), tout simplement parce qu’elles y connaissent déjà quelqu’un.

Qu’est-ce qu’on pourrait faire de ces 2 éléments. C’est à construire. Et c’est peut-être aussi aux bibliothèques concernées (celles du réseau) d’en décider. A condition qu’on leur donne la possibilité d’avoir ce choix.

En disant cela, je ne propose pas (quoique ?) que ces bibliothèques définissent ce que « leur » CR de rattachement doit faire pour eux. Je suggère simplement qu’elles aient accès à ces 2 outils (la base de signalement, nationale — et le carnet d’adresses, national) pour leur permettre de s’en emparer. Un peu comme on ouvre une API (ou des données) sans présager de tous les usages qui pourront en être faits.

2 commentaires
  1. 26/05/2014 15:57

    A reblogué ceci sur Centre régional SUDOC-PS de signalement des périodiques – Grenobleet a ajouté:
    A lire après avoir lu le message précédent !

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