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Noël, poubelle, workflow

31/12/2014

Pour mon dernier billet de l’année, j’ai décidé de faire dans le profond et le transcendantal.

Du fait des fêtes, j’ai eu plus que de coutume l’occasion de descendre les poubelles. Entre les cartons, les paquets cadeau et les emballages alimentaires, il y avait moult raisons.

J’ai donc été plus souvent confronté à cette poubelle de recyclage, qui toujours m’exaspère sans que jamais j’ai pris le temps de me demander pourquoi.

Poubelle de tri sélectif à clapet

En fait si, je sais naturellement pourquoi elle m’exaspère : seule une partie du couvercle s’ouvre, de quoi laisser passer une bouteille, un emballage à la fois — m’interdisant d’y déverser le sac « pour le tri sélectif » progressivement constitué depuis plusieurs jours (ou plusieurs heures, vu la période des fêtes).

Mais je n’avais jamais pris la peine de me demander pourquoi j’avais une telle incompatibilité d’humeur avec cet ustensile.

Réponse : c’est un problème de workflow

En gros, cette poubelle d’immeuble, posée à côté des poubelles pour le reste des détritus ménagers, suppose qu’on arrive avec 1 ou 2 emballages à la fois (5 maximum).

Cela signifierait donc que c’est une fois arrivé dans le local poubelle que je fais mon tri sélectif. J’extirperais alors du sac « global » les quelques éléments, sélectionnés un à un, pour les déposer soigneusement dans le bac de tri sélectif.

Seulement, je ne sais pas pour vous, mais pour ma part mon tri je le fais à la maison, et je descends toujours deux gros sacs :

  • un sac que je jette (le « sac poubelle »)
  • un sac que je vide, et que je remonte

Dans la situation actuelle,  je suis censé retirer un à un les éléments du 2e, pour les les faire glisser dans la poubelle jaune à clapet (en maintenant ouvert le clapet, avec ma troisième main).

Cette petite ouverture est évidemment là pour empêcher que l’on ne jette négligemment le gros sac poubelle dans le bac jaune. Méfiance vis-à-vis des habitants de l’immeuble, ces gros irresponsables.

Conséquence 1 : ça m’empêche de déverser le contenu du sac de tri dans la poubelle jaune.
Conséquence 2 : du coup, quand je manque de temps, je déverse le contenu du sac de tri dans la poubelle globale.
Conséquence 3 : comme j’anticipe que je serai encore à la bourre la prochaine fois, je mets d’avance dans le sac  » de tri » des emballages non recyclables, en sachant que de toute façon ils termineront avec les sacs poubelles.

Impossibilité d’améliorer l’outil

Je peux continuer de maudire ce nouveau SIGB nouveau logiciel de congés bac de tri sélectif si mal fichu.

Je peux aussi solliciter le conseil syndical, pour voir s’il n’y aurait pas moyen de débloquer les couvercles de ces poubelles jaunes (et pas seulement ces clapets).

En attendant, je peux aussi réfléchir à un workflow qui serait acceptable pour moi, avec une poubelle jaune identique. Bref, ne pas remettre en cause l’outil mais les anciennes méthodes de traitement.

Mise en oeuvre simple : remplacer le gros sac de tri sélectif par 2-3 sacs plus petits, descendus et remontés chaque jour, pour en rester à chaque fois à 3-4 emballages à jeter.

Morale ?

Ceux qui n’ont pas compris le rapport peuvent essayer de relire le billet, ou continuer de maugréer sur les nouveaux outils, tellement plus lents et plus compliqués à utiliser que ceux d’avant.

 ! Bonne année à tous et bon courage pour toutes les évolutions à venir !

Firework — Photo Karen Blaha CC-BY-SA-2.0

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3 commentaires
  1. B. Majour permalink
    03/01/2015 15:25

    J’avoue avoir un peu de mal à comprendre ce problème d’étranglement.

    D’ailleurs, est-ce bien un problème d’étranglement ou de Workflow, ou un problème de temps ?

    La taille du sac ne me semble pas jouer d’importance ici. Le temps dont tu disposes, par contre si. 😉

    Ce qui te fait raler, c’est de ne pas tout pouvoir mettre d’un coup.
    Mais, quelque part, même si c’est long, tu pourrais les mettre un par un. (Ce qui sera le cas avec les plus petits sacs)

    Si tu veux en mettre plus d’un coup, tu peux :
    – compresser tes déchets avant de descendre (ou demander un compresseur à déchets au syndic)
    – Utiliser un tuyau pour garder la trappe ouverte. (pas trop long, sinon il te faudra aussi un chasse bouchon)
    – Avoir un peu de corde et attacher ton sac à la poubelle jaune, afin de résoudre, d’un coup, ton problème. Si le sac est transparent, les éboueurs verront des déchets triés et ce sera OK.

    Ah oui, si tout le monde pratique l’attache poubelle, celui qui s’en occupe comprendra qu’il vaut peut-être mieux laisser la poubelle ouverte. (au moins le temps des fêtes)

    Pour le reste, merci pour tous tes billets.

    Et bonne année 2015.
    B. Majour

  2. 05/01/2015 15:02

    Comme quoi l’obligation d’adaptation engendre un surcroit d’ingéniosité! 😉

    Autre solution : intégrer la descente du recyclage à ton workflow global quotidien. Je ne crois pas que tu aies précisé dans le billet si le local poubelle est à peu près sur ton chemin, mais si ça ne demande pas un gros détour, ça pourrait vouloir dire : chaque jour quand quelqu’un part au boulot / à l’école / au parc / au supermarché, il/elle attrape les 2-3 emballages à recycler, les dépose en passant et hop, c’est réglé.

    Autre solution, plus radicale : déménager à la campagne, où chaque maison a sa propre poubelle à couvercle jaune SANS clapet (faut croire qu’à la campagne les gens sont plus responsables, sans doute parce qu’on tient à protéger la nature qui nous entoure, tout ça, pour aller cueillir nos champignons et pêcher nos poissons dans un environnement préservé) ^_^

    Bonne année!

  3. 05/01/2015 16:35

    @B. Majour et @MarieIdille : le noeud de mon problème, que je n’ai pas suffisamment explicité (mais peut-être parce que je n’en avais pas suffisamment conscience), c’est que j’ai un blocage sur le temps passé à jeter mes poubelles.
    Le local est effectivement sur le chemin entre l’appartement et la voiture, et je veux bien respecter les consignes de tri sélectif, mais à condition que ce soit « en coup de vent ».
    A vue de nez, je dirais que passer plus que 15 secondes devient pénible.

    Du coup, mon ancien système (un gros sac, thésaurisé plusieurs jours) m’imposait de faire un transfert sac -> poubelle jaune d’au moins 30 secondes.
    Ne pouvant pas agir sur la poubelle elle-même, il me « suffit » de voir comment y passer moins de temps. Donc en diminuant le nombre d’emballages à chaque trajet.
    Certes, si on additionne le temps passé, on obtiendra certainement un total au moins égal à la solution « gros sac ». Mais la limite psychologique n’est pas dépassé (et le sentiment qu’on n’y passe un temps négligeable est préservé).

    Cela dit, j’aurais pu envisager plein d’autres solutions, certainement (je n’avais pas pensé à simplement déménager), mais cette question de poubelle et de tri sélectif n’est évidemment pas un sujet en soit : c’est une métaphore pour un problème qui revient de manière régulière, dans un contexte professionnel, où les collègues s’attendent à ce que les nouveaux outils soient encore mieux adaptés à leurs manières actuelles de travailler — mais ne posent pas comme principe qu’il faut optimiser l’outil à disposition, et que cela induit nécessairement de changer son workflow.
    En gros, j’en reviens à la thématique de ce billet, mais sous une forme plus imagée, plus familiale (ou familière).

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