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Docélec : Maîtriser la variation du cours des devises ?

12/02/2015

Un échange informel avec un expert-comptable m’a appris que les sociétés avaient un outil pour maîtriser ce qui actuellement stresse les responsables de documentation électronique : la forte variation des conversions de devises, en ce moment très en défaveur de l’euro.

Argh !

En octobre 2014, nous construisions nos budgets 2015, sur la base d’un certain taux de change.
En janvier, le ratio dollar/euro devient très défavorable à l’euro. Et quand nous signons des bons de commandes, la facture en dollars de février 2015 est la même que le devis de l’automne 2014. Mais le prix en euros a considérablement gonflé.
Bon, ce sont quand même quelques milliers d’euros à trouver.

Or il existe dans le secteur privé un levier : faire intervenir les banques.

Ah ?

Une société « normale » prévoit en octobre 2014 qu’en février 2015, elle devra dépenser 15000 $, soit au cours du moment, 16500 EUR (je donne des chiffes au hasard).

Pour éviter les mauvaises surprises, cette société va voir sa banque et lui demander d’acheter des devises à terme : ils s’entendent pour qu’au 1er février, la société achètera à sa banque 15000 $, au pris de 16500 EUR. C’est un contrat.

Au 1er février, la société va voir sa banque. A cette date, 15000 $ coûteraient 18000 EUR. Mais la société s’en fiche : la banque les lui vend pour 16500 EUR, conformément au contrat d’octobre.

Bof…

Sauf que ce système, je pense, n’est pas transposable à une université : il paraît nous passons par la Banque de France, et que c’est elle qui fournit les dollars. Il semble difficile de lui acheter des devises à terme.

Alors pourquoi je publie ce billet ?

Parce que je rêve d’être contredit. Je me dis que peut-être un tel scénario a déjà envisagé par un SCD, ou un autre établissement public, et qu’ils ont trouvé la manière de résoudre le problème :

  • soit parce que les obstacles que je signale n’en sont pas, parce que je n’ai pas les bonnes informations
  • soit parce qu’un SCD peut passer par une banque
  • soit parce qu’on peut obtenir ce mécanisme de la Banque de France
  • soit parce qu’on peut demander au prestataire d’un marché (un prestataire comme Ebsco) d’employer ce mécanisme et d’aller lui-même voir sa banque, en fin d’année, pour lui annoncer l’achat de devises quelques mois plus tard
  • soit par tout autre biais qui permettrait, au final, de mieux maîtriser les problématiques d’évolution des cours des devises, entre l’élaboration d’un budget et son exécution

Mais j’avoue que je suis tristement sceptique.

I need some money

Photo FlickR par JustIn — CC-BY-NC-SA-2.0

 

4 commentaires
  1. 12/02/2015 16:00

    Et il n’est pas possible d’exiger des devis en euros?:-/ (demande la naïve qui ne gère pas la doc élec)

  2. B. Majour permalink
    14/02/2015 16:06

    Pourquoi es-tu sceptique ?

    Je pense qu’ici : Bibliothèque interuniversitaire des Langues orientales, le problème doit être récurrent. En particulier sur les abonnements ou sur les acquisitions.

    Contacts :
    http://docasie.ish-lyon.cnrs.fr/spip.php?article141

    Si tu préfères un SCD avec la même problématique
    http://docasie.ish-lyon.cnrs.fr/spip.php?article175

    Sinon, tu as posé la question à ton service comptable ?
    Parce que l’achat de matériel en devises étrangères, ça ne doit pas être rare dans une université. (achat de matériel scientifique américain)

    Si le cas n’a pas été prévu, il me semble que ça devrait être à l’ordre du jour d’un prochain conseil de l’université. A plusieurs milliers d’euros, ce n’est pas rien. Et prévoir de passer par une banque ou un agent qui bloquera ces sommes en dollars, c’est juste la voie de la sagesse. (Bon, ok, si l’euro se bonifie par rapport au dollar, c’est aussi du surplus d’acquisition. Le tout est de savoir si ça couvre la perte de cette année. Vous pouvez aussi prendre le pari de payer un peu plus tard.🙂 )

    @marieidille
    Pas sûr que le fournisseur accepte le jeu s’ils sont perdants.
    Ici, avec un contrat en euros, ils seraient perdants… alors que leur produit coûte toujours 15 000 dollars. (Il y a du personnel à payer, enfin peut-être.. mais des actionnaires, là, c’est plus probable.)

    Bon week-end.
    B. Majour

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