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Journée Afnor/BnF sur l’open data du 24 juin 2016 (4/5) : la table ronde, les archives et la politique d’open data

06/07/2016

Hormis conclusion d’Emmanuelle Bermès (à laquelle je n’ai malheureusement pas pu assister), cette journée AFNOR/BnF s’est terminée par une table ronde réunissant :

Ce fut organisé ainsi par Antoine Courtin : chaque intervenant a présenté son projet d’établissement (relativement à l’open data), puis s’en sont suivies des questions et un échange sur différents points abordés par eux.

Ce fut donc assez hétérogène (mais tout très intéressant), et des questions plutôt disparates ont été évoquées.

Ce billet revient sur un des point évoqué lors de cette table ronde. Le billet suivant (et dernier de la série) reviendra sur un second point abordée à ce moment-là.

« Ou déposer mes données en open data » : question technique… ou politique ?

Une question a été posée à Caroline Latour sur la mise en ligne de ses données de musée dans la plateforme open data de la ville de Toulouse : pourquoi ce choix et pas un autre.

La réponse de l’intervenante fut qu’il était tout à fait envisageable (voire envisagé ? Je ne sais plus) de déposer ses données à la fois dans le dépôt de Toulouse, mais également dans data.gouv.fr, et éventuellement dans d’autres réservoirs.

Le problème qui se posait évidemment était une question de temps (avec le risque de devoir espacer les mises à jour, donc de diffuser des données manquant de fraîcheur) ; et que cette question se résoudrait sans doute par un outil permettant de pusher les données produites en interne dans plusieurs dépôts à la fois.

La solution technique n’est pas une absurdité : effectivement, data.gouv.fr (et certainement les autres portails) fournit des API pour déposer des fichiers. Il serait donc possible d’écrire un programme qui irait périodiquement récupérer un dump des données produites, et de l’envoyer à une série de réservoirs. Et chaque fois qu’on identifie un nouveau dépôt pertinent pour nos données (par exemple : l’open data des musées), on ajoute une ligne dans le programme avec les paramètres de l’API de ce nouveau réservoir.

Mais si on résout trop rapidement le problème avec une solution technique, on oublie qu’il s’agit avant tout d’une question politique. Le choix de déposer ses données dans un réservoir ou un autre doit absolument avoir un sens : quel est le service que je rends à mes utilisateurs ? Quels utilisateurs je vise ? Dans quel écosystème je m’inscris (ma tutelle ? Les contribuables ? Les professionnels des musées ?).

La solution technique ne doit venir que dans un second temps.

En fait, la question est assez comparable pour un établissement culturel à celle-ci : sur quels réseaux sociaux dois-je être présent ?

On ne peut pas y répondre en l’état : il faut impérativement se demander d’abord quel service on croit devoir rendre à travers l’un ou plusieurs de ces réseaux sociaux.

4 commentaires
  1. 07/07/2016 16:55

    Bonjour, sans pouvoir répondre de manière générale à la question « où déposer », je peux a minima apporter un élément sur la partie technique et le cas particulier de Toulouse.

    En effet, fournisseur de la plateforme open data utilisée par Toulouse (et autres coll terr comme Paris, Agen, CG992, Ile de France …), à savoir OpenDataSoft, nous tâchons de garantir l’interopérabilité avec les autres plateformes.

    Ainsi, concernant la plateforme data.gouv.fr, nous collaborons avec les équipes de cette dernière pour proposer un moissonneur.

    Ce dernier, opérationnel et bidirectionnel, permet
    – que les données publiées sur une plateforme OpenDataSoft soient automatiquement moissonnées et cataloguées dans data.gouv.fr, afin d’éviter la double-tâche de publication, les écarts de versions …
    – que les données disponibles à l’échelle nationale sur data.gouv.fr puissent être moissonnées par une plateforme OpenDataSoft afin de publier des données ramenées à l’échelle locale

    Au final, cela crée un vaste réseau de la donnée garantissant de disposer à chaque endroit des données les plus cohérentes avec le contexte.

    cdt, Jean-Marc Lazard, fondateur OpenDataSoft

  2. 08/07/2016 07:55

    @LAZARD : merci beaucoup pour ces informations extrêmement intéressantes. Effectivement, il est logique que les interactions se passent aussi au niveau des plateformes (j’avais oublié que ArXiv et HAL, par exemple, sont interconnectés depuis de nombreuses années)

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