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blockchain, intelligence artificielle et fonds spéculatifs

13/07/2017

Je ne vous ai finalement pas beaucoup parlé de la blockchain, et je n’ai pas suivi les innovations autour de cette technologie autant que je l’aurais souhaité (de manière générale, j’avoue que je blogue moins et je veille moins depuis quelques mois). Pour ceux qui débutent et en voudraient une vision claire, je vous recommande vivement cet article Minimum viable block chain, que j’ai renoncé à traduire en français, mais ce n’est pas bien car il en vaut la peine : il reprend l’explication des mécanismes traditionnels d’un échange marchand, et comment le dispositif de blockchain, avec ses clés publiques et privées, vient se substituer au rôle de l’Etat (ou plutôt vient rendre inutile le rôle d’un Etat) comme garant de la pérennité de la valeur d’une monnaie fiduciaire. Éclairant !

Parmi les sujets que cet article aborde, il y a les smart contracts : les contrats intelligents. Le principe est le suivant : vous développez un programme, et le publiez dans une blockchain, de manière à ce qu’il soit in-modifiable (et tout le monde peut le vérifier). Ce programme prévoit que si une personne, correspondant à certains critères (ce peut être une personne identifiée, une société prestataire, ou n’importe qui — ça va dépendre de qui accède aux conditions du contrat) réalise une action que le programme peut constater, celui-ci active une récompense (ou tout autre type de conséquence).

Un récent article donne l’exemple de smarts contracts inscrits dans une blockchain appliqués au monde de la prévision des cours en bourse : si quelqu’un prévoit une évolution, mise de l’argent pour la société qui a développé ce contrat, et que la société y gagne des sous, elle rémunère le « quelqu’un ». S’il s’est planté, il perd ses jetons.

C’est un peu plus subtil que ça, évidemment, mais le mieux est de lire l’article.

Ce que cet article nous apprend par ailleurs du monde de la finance et de la spéculation, je ne gloserai pas là-dessus : je n’ai aucune des compétences nécessaires pour avoir une opinion légitime, donc la mienne ne vaut pas plus que celle que vous entendriez au café du coin, et vaut certainement moins que la vôtre.

En revanche je trouve que ce genre d’exemple permet de se projeter davantage dans un univers de travail collaboratif, où on pourrait récompenser les participants : inciter à tagger des ressources, à reprendre un OCR, etc.

On en est encore très loin, mais je trouve la perspective intéressante. Deux grandes marges de progression :

  • envisager sur quels genre de services, et avec quels genres de « récompenses », cela pourrait être envisagé
  • s’approprier les outils permettant de créer un smart contract
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