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Expérimenter les humanités numériques

02/10/2017
Ce livre vient de sortir, presque deux ans après l’appel à contribution
(dit comme ça, ça me semble incroyablement long, et pourtant je n’ai pas eu l’impression qu’il y ait eu des temps morts : seulement une succession de phases).
J’en profite tout de suite pour remercier très solennellement les trois autres coordinateurs pour m’avoir invité à contribuer à cette naissance, et les auteurs qui ont produit ce résultat.
Ce livre est un recueil de chapitres qui présentent une succession de retours d’expérience, que nous nous sommes efforcés d’organiser pour leur donner une cohérence dans le discours global que nous voulions tenir.
L’ensemble de l’ouvrage est disponible en libre accès sur le site des Presses Universitaires de Montréal, collection Parcours numériques. Certains chapitres ne sont même accessibles qu’en ligne pour des raisons purement éditoriales (longueur maximale d’un volume), et non liées à la qualité des textes.
La version papier est diffusée en parallèle (ainsi que les fichiers ePub et PDF).

Quelles « humanités numériques » ?

Au moment où ce projet commençait, il y avait pas mal de débats sur le sens à donner à cette expression. On voit moins souvent ces échanges à présent. C’est un débat que nous n’avons pas cherché à résoudre avec ce livre, estimant que notre rôle était ailleurs, sur les enjeux d’appropriation des outils numériques et des possibilités ouvertes, ou pour l’instant juste entrouvertes.
Les retours d’expérience permettent de rendre compte de l’utilisation d’un outil de travail qui peut intervenir à divers niveaux dans la conduite d’un projet scientifique, mais que nous n’avons pas fini de nous approprier.
Ce qui me semble ressortir particulièrement de la lecture des différents chapitres (puisque, n’en ayant rédigé aucun, en revanche je les ai beaucoup lus !) :
  • la diversité des projets : entre les chercheurs un peu seuls qui sont amenés à bricoler, et grands projets bénéficiant de financement ANR ou européens
  • le numérique intervenant selon les cas comme :
    • outil facilitateur
    • outil qui apparaît en cours de projet (avec évolution ou transformation du projet)
    • outil comme objectif du projet
  • l’intérêt de voir ainsi la science en train de se faire :
    pour moi, ce livre est pertinent aujourd’hui, pour rendre compte aux autres chercheurs (et plus largement aux citoyens) de ce à quoi peut ressembler la science aujourd’hui.
    Mais il le sera certainement, différemment, dans 10 ans (ou au-delà), pour être confronté à ce que sera l’usage du numérique à ce moment-là.
  • la complémentarité des métiers :
    les métiers de la documentation (bibliothèques incluses) sont censés être malmenés par l’irruption d’Internet, la facilité d’accès aux ressources, etc.
    Il est vrai que de nombreuses activités légitimes il y a 20 ans n’ont plus vraiment de pertinence. Mais c’est ce qui est fascinant aujourd’hui : voir se reconstruire la collaboration entre deux cultures professionnels, en revenir à ce qui fait le coeur et le sens de notre métier (chacun, bibliothécaire et chercheur) et renouveler les manières de travailler ensemble.

Making-of

La manière dont la coordination de l’ouvrage a été conduite aurait mérité un chapitre. Non pas parce que nous avons été particulièrement innovants (voire disruptifs !) ou efficace, mais parce que je ne sais pas comment font les autres : donc donner à lire la conception d’un ouvrage sur les humanités numériques, c’est aussi donner à voir la science en train de se faire, prendre le temps de décrire aussi cette activité-là.
Car nous avons tout fait à distance, avec des points plus ou moins réguliers mais surtout une grande diversité d’outils de communication et de travail collaboratif : ont été sollicités Skype, un pad, Google Drive, PBworks (qui propose une plate-forme de wiki). Pour la phase de relectures on est allé fureter du côté de SciencesConf (mais finalement non). Et les mails, bien sûr.
On peut en conclure qu’il nous a manqué un outil centralisateur, permettant de gérer un workflow de relecture et validations, d’échanges avec les auteurs et entre nous (puis avec l’éditeur), intégrer la question des financements.
Mais finalement le côté tâtonnant (non, pas « foutraque »), expérimental, est révélateur, et intéressant aussi.
Bref, c’était une expérience en soi, que j’ai adoré vivre.
Si en plus la suite nous apprend que nous avons eu raison de croire que ça en intéresserait d’autres, peut-être pourrons-nous envisager un tome 2 ?

Table des matières

    • Introduction, par Frédéric Clavert, Olivier Legendre, Dana Martin

Les outils personnels

L’outillage collectif

La gestion de projet

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