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Du FRBNF à l’ARK

18/10/2017

Cet article est déjà paru sur le site de la Transition bibliographique. Mais je le remets sur mon propre blog, dans sa version pré-print (avant reprises éditoriales très-pertinentes des collègues), d’abord pour archivage personnel, ensuite parce que j’ai d’autres billets en tête qui s’appuient là-dessus, et qui ne trouveront pas forcément leur place sur Transition-bibliographique.fr

Depuis de nombreuses années la BnF diffuse ses notices bibliographiques en les identifiant d’un numéro dit « FRBNF ». Mais de plus en plus, elle est amenée à faire valoir ses identifiants « ARK ». La différence n’est en réalité absolument pas anecdotique.

A quoi sert un FRBNF ?

Pourquoi conserve-t-on le numéro de notice BnF dans un catalogue local (ou celui du Sudoc) ? Par traçabilité, pour montrer l’origine de la notice et indiquer qu’elle vient de la BnF (avec reprises et corrections postérieures ou pas, le format Marc ne permet pas de le préciser).

Le numéro FRBNF est construit avec le numéro d’identifiant interne de la notice dans la base de données, sur 8 chiffres, et préfixé de « FRNBF ». Il a parfois un suffixe (clé de contrôle) partagé ou pas, ce qui peut rendre sa réutilisation un peu complexe :

« Depuis, 2004, la structure des numéros de notice BnF est la suivante : « FRBNF » suivie d’un numéro à 9 caractères (le dernier caractère pouvant être un « X »).
Selon les outils proposés par la BnF en consultation, le dernier caractère peut ne pas être affiché (structure FRBNF + 8 caractères).
En ce cas, saisir ce numéro en $z »

Il sert à citer la source de la notice et expliquer d’où elle vient. C’est tout.

Éventuellement, si vous avez un FRBNF dans votre catalogue, vous pouvez vous en servir en cas de doute pour retrouver cette même notice dans le catalogue de la BnF. Mais celle-ci peut entre-temps avoir été fusionnée avec une autre, et donc avoir changé de numéro. Le FRBNF dont on a connaissance dans la notice dérivée correspond alors à la zone « ancien numéro de notice » dans la nouvelle notice BnF.

Coexistent dans le catalogue de la BnF des anciens numéros qui sont la même séquence de chiffres que des numéros actuels : tout simplement parce que par le passé plusieurs logiciels ont coexisté, chacun attribuant sa propre séquence d’identifiants, indépendamment du fait que ceux-ci existent déjà par ailleurs ou non dans la base d’à côté. Et depuis plusieurs années toutes les bases ont fusionné au sein du « Catalogue général » que vous pouvez admirer aujourd’hui.

Ainsi dans le Sudoc la notice Numismatique médiévale, par Marc Bompaire et Françoise Dumas (PPN 051702096) indique en 035

035 $a frBN025648688

Mais dans le catalogue de la BnF cette notice a désormais le numéro 371168816 (FRBNF), et non 025648688. C’est en zone 917 (ancien numéro système) qu’on trouve :

917 .. $o OPL $a 025648688

Je le redis, le FRBNF est donc une simple mention pour sourcer la notice.

A quoi sert un ARK ?

A priori, pareil : dans le catalogue de la BnF, c’est un identifiant permettant de désigner une notice bibliographique ou d’autorité, avec un préfixe, un numéro système, et un suffixe.

Par exemple pour cette même notice BnF Numismatique médiévale , on a :

Quelle différence ?

D’abord, il est possible de préfixer l’ARK pour en faire une URL : en ajoutant http://catalogue.bnf.fr/, ou http://gallica.bnf.fr/, http://data.bnf.fr/, ou http://ark.bnf.fr/, on accède (via une redirection préalable ou non) à une représentation de la ressource (soit la notice bibliographique, soit le document numérisé). L’ARK permet facilement de construire une URL déréférençable — donc d’avoir une URI selon les exigences du web sémantique.

Par ailleurs, la BnF a une politique de pérennisation de ces ARK, et pas de ses FRBNF. Cela signifie que si une notice disparaît (par exemple en fusionnant avec une autre, avec laquelle elle doublonnait), son FRBNF ne vous permet pas d’accéder à la nouvelle notice. Alors que l’ARK, si.

Par exemple, la notice 30665273 (ark:/12148/cb30665273m) a été fusionnée avec la 43243944 (ark:/12148/cb43243944w)

Pourtant si vous ouvrez l’URL http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30665273m, vous tombez bien sur cette  notice, redirigée par le serveur de la BnF.

Par ailleurs, votre FRBNF peut très bien correspondre à un numéro de notice toujours existant et à un ancien numéro de notice fusionnée :

Par exemple le frBN000000331 qu’on retrouve dans la notice d’autorité IdRef 026357585 semble correspond à un numéro de notice système 00000033 présent comme ancien numéro de notice dans 24 notices d’autorité. Sauf qu’en réalité il s’agit d’un ancien numéro système sur 9 chiffres  : 000000331, présent quant à lui comme ancien numéro dans 2 notices d’autorité.

En revanche dans la notice Sudoc 026359405 (qui n’est pas une super notice, mais vu qu’elle vient de la BnF, je ne vais rien dire !) on trouve le FRBNF118622701. La recherche sur 9 chiffres ne renvoie rien — mais en cherchant 11862270 on retombe bien sur la même notice (c’est son numéro de notice actuel, ark:/12148/cb118622704)

Je vous ai perdu avec tous ces exemples ? C’est normal : ça prouve qu’on s’y perd rapidement… Moralité : mieux vaut un ARK si on veut pouvoir ré-accéder un jour à la notice source.

Quelles conséquences dans le cadre de la Transition bibliographique ?

Le catalogue de la BnF, comme celui du réseau Sudoc, sont en phase de transition. Ils vont progressivement contenir un plus grand nombre de notices d’oeuvres (calculées automatiquement ou non), et une plus grande proportion de notices bibliographiques liées à ces notices d’oeuvres.

A terme (1 an ? 2 ans ? 4 ans ?) il deviendra vraiment intéressant pour les bibliothèques de lecture publique qui ont un jour dérivé des notices BnF, de récupérer l’ensemble des mises à jour, notamment ces liens depuis les notices biblio vers les oeuvres — et les oeuvres elles-mêmes, bien sûr.

Or ces notices dérivées ne contiennent, la plupart du temps, qu’un FRBNF et pas d’ARK. Dans un grand nombre de cas il sera possible d’isoler les 8 premiers caractères de ce FRBNF pour reprendre la notice biblio actuelle correspondant à ce numéro. Et le plus souvent ça fonctionnera. Mais dans un certain nombre de cas ces notices auront disparu. Pire : la notice que vous aviez dérivée du catalogue aura disparu (fusionnée), vous voudrez la rechercher (sans le préfixe « FRBNF ») dans le catalogue, et constaterez peut-être alors que ce numéro correspond à un autre tout document.

Comment réactualiser ses notices en masse ?

La récupération des notices BnF, dans quelques mois ou quelques années, aura donc un préalable nécessaire : la récupération des ARK pour chaque notice.

Ce travail-là fera l’objet de billets ultérieurs, soit sur ce blog soit ailleurs.

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