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Projet de mode d’emploi sur les humanités numériques

30/01/2015

Cela fait quelques années que ce blog s’intéresse aux traitements automatisés de données (extraction, enrichissement, exploitation), et quelques mois que je me penche sur les questions de datavisualisation (encore que si je cherche à forcer le trait, j’arrive à y raccrocher la géolocalisation des postes de conservateur ouverts au mouvement national).

Mais le concept d’humanités numériques est vraiment en train de se répandre, depuis environ 18 mois : d’abord comme concept, comme avenir, comme futur. Désormais, de plus en plus, comme objectif, comme exigence, voire comme projet.

A terme, les humanités numériques seront certainement un des outils, parmi d’autres, utilisés par les chercheurs lorsque le besoin s’en fera ressentir : au même titre que le dépouillement d’archives, l’archéologie, ou l’analyse iconographique.

Mais en attendant, nous en sommes encore à la phase des pionniers, qui expérimentent, qui rendent compte de leurs premières exploitations d’outils novateurs. Bref, on y est presque.

Et donc je me suis engagé avec beaucoup d’enthousiasme (celui du débutant ?) dans un projet éditorial dont les principes de base me plaisent énormément :

  • un mode d’emploi à destination des chercheurs et professionnels de l’info-doc, sous forme de retours d’expériences, considérations pratiques, etc.
  • une collaboration, au cœur du projet, entre des chercheurs et des bibliothécaires.

2 tomes seront produits :

  • un premier tome dirigé par Olivier Legendre, conservateur au SCD de Clermont-Ferrand, et Dana Martin, enseignan-chercheur (germaniste) dans la même université.
  • un second tome dirigé par Frédéric Clavert, historien contemporanéiste, et moi-même

Lisez l’appel à contributions

Pourquoi un livre ?

C’est vrai : pourquoi un livre (et même deux !) alors que toute la documentation pour utiliser ces outils est potentiellement disponible en ligne. La preuve : ceux qui vont contribuer ont bien réussi à se former.

Pour moi, la réponse est simple : ça permet de remettre ce livre entre les mains d’un chercheur, en une seule fois.

« Entre les mains » ou simplement sous les yeux, quand ce livre sera sur écran.

Bibliothécaires et chercheurs : regarder ensemble dans la même direction

Les chercheurs vont progressivement s’emparer (notamment grâce à ce genre de documents) des technologies et méthodologies comprises dans l’appellation d’humanités numériques (si l’expression vous interpelle, n’hésitez pas à réagir, les commentaires sont là pour ça).

A terme, les humanités (la recherche en SHS) absorberont certainement les humanités numériques (comme le web 2 s’est fondu dans le web).

Mais durant la phase de transition (quelques années, 5-10 ans ?), les professionnels de la documentation ont un rôle fondamental à jouer : nous sommes censés avoir une longueur d’avance sur la manipulation des données et métadonnées, les problématiques d’alignement de référentiels, toussa toussa. Et en orientant ces compétences sur les besoins des chercheurs (nous intéresser à des données autres que les méta), nous pouvons accélérer et faciliter le mouvement.

Exemple d'utilisation de Gephi

Sur des missions qui sont au cœur de nos compétences (le traitement de données) et sur des compétences qui sont au cœur de nos missions (être un appui aux projets de recherche de l’institution qui nous nourrit).

Alors autant vous prévenir : se former aux outils et méthodes utiles dans les humanités numériques, on doit s’y former tout de suite, pour avoir un temps d’avance, accompagner les chercheurs. Et puis dans 5 ans il faudra trouver autre chose pour justifier notre existence.

Ne vous inquiétez pas : d’ici là, il se sera passé plein de trucs. On a justement ces 5 années (pendant qu’on exploite les compétences qu’il s’agit justement d’acquérir) pour identifier les compétences qu’il faudra avoir dans 5 ans.

Vous avez eu l’occasion dans le cadre d’un projet de recherches en SHS de structurer une veille partagée, de constituer à usage interne une base de données, d’infuser dans les médias sociaux (4 ans après une série de billets sur la mort des blogs, les articles se multiplient sur l’usage des blogs académiques), d’aspirer des informations (avec ou sans « autorisation »), de manipuler des API, de constituer un corpus de tweets, d’utiliser des outils d’analyse lexicale, de produire des dendrogrammes ou de jouer avec des AFC

N’hésitez pas à nous proposer votre contribution. Avant le 6 avril.

2 commentaires
  1. 23/04/2015 14:22

    Alors, les bibliothécaires se sont-ils mobilisés en masse pour répondre a cet appel a contribution ?

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